Call Of Juarez: The Cartel – la critique (la corruption à son meilleur)

Lorsqu’un studio décide de continuer une franchise mais en changeant totalement de période et de décor, ça peut sembler risquer. Et effectivement ça s’avère plus souvent qu’autrement négatif. Dans le cas qui nous intéresse, c’est réussi mais jusqu’à quel point? Je vous laisse le découvrir.

Le scénario:

C’est vraiment l’aspect que j’ai préféré dans le jeu. Il est tout simplement digne des meilleurs films policiers. Mêlant à la fois, corruption, drogue, prostitution et blanchiment d’argent. Une intrigue policière du plus haut niveau. D’ailleurs, je n’ai remarqué que deux seuls points en commun avec les autres volets: le lieu où se déroule le plus gros de l’action et j’ai nommé: Juarez au Mexique et on a le choix d’interpréter un descendant de la lignée des McCall.

Ce beau méli-mélo débute le 4 juillet 2011 par une bombe qui détruit les bureaux de la DEA à Los Angeles. Le blâme est rapidement porté sur le cartel Mendoza. Un des plus puissants du Mexique. C’est alors que l’opinion publique ne demande rien de moins que l’invasion du Mexique pour éradiquer cette menace qui étend ses tentacules jusque dans le sud de L.A. Au lieu de cela, le président des États-Unis envoie une équipe constituée d’un agent mexicain de la DEA (Eddie Guerra), d’une agente du FBI (Kim Evans) et d’un officier de Police vieillissant (Ben McCall). Ce dernier fut contacté par le seul témoin capable d’assurer le procès, Jess Stone, la fille d’un des agents morts dans l’attentat, Patrick Stone. Cette équipe, dirigée par Shane Dickson, devra faire tomber le chef du cartel, Juan Mendoza, mais un membre de l’équipe aurait fait acte de trahison. Pleins de péripéties et de scènes intenses d’action en perspectives.

La durée de vie et les modes de jeu:

La durée de vie est conséquente et plus élevée par rapport à ce qui nous est offert sur le marché depuis un certain temps. Il vous faudra une dizaine d’heures pour terminer l’histoire une première fois. D’ailleurs, chacun des trois personnages doit suivre le scénario principal ainsi que sa quête sur le côté. Donc, vous pourrez revivre l’histoire trois fois, mais de manières différentes avec des dialogues différents. La fin changera tout dépendamment de votre décision finale. Le jeu est parsemé d’objets cachés qu’il faudra trouver pour réussir la quête secondaire de notre personnage. Parfois, ils sont très bien dissimulés et je vous conseille de fouiller partout et explorer chaque racoin du décor. Attention par contre, car vos équipiers pourront vous prendre la main dans le sac et empêcheront le succès de vos objectifs secondaires. On peut vivre l’expérience avec deux autres personnes en ligne ou en mode local. Ce qui est préférable, car l’intelligence artificielle de nos camarades ne semble pas toujours réveillée.

Le mode en ligne qui est offert est fort simple, mais reste efficace. On a le choix de jouer soit les policiers, soit les contrevenants. L’action se déroule dans les décors déjà vus tout au long du jeu principal. Un système de points d’expérience est mis en place et vous récompensera pour chaque bonne action réalisée comme par exemple assister un coéquipier mal en point. Ces points sont accumulés et à la fin des parties ils vous permettront de débloquer de nouvelles armes ou des protections comme un gilet pare-balles. Je me suis vraiment amusé avec le mode en ligne et surprénnament  j’y retournerai plusieurs fois. Bref, la force du titre gravite autour d’une histoire solide et je me suis attaché aux personnages, car ils ont chacun leur motivation personnelle pour mettre fin à ce fléau.

Le graphisme:

Alors là ce n’est pas vraiment terrible malheureusement. On est loin des jeux qui sont sortis en 2011 jusqu’ici. Parfois les décors sont bien détaillés et à d’autres moments c’est ridicule. Les personnages sont bien modélisés, mais ça s’arrête là. Pour le reste, c’est très décevant. Je ne suis pas du genre à démolir un jeu si le graphisme n’est pas à la hauteur. Cependant, quand ça affecte la jouabilité, c’est une paire de manches. C’est le cas ici et ça m’a vraiment déçu. Pour un retour de la franchise, je m’attendais à beaucoup plus. Pourtant, c’est la dernière technologie graphisme de Techland et Bound In Blood était beaucoup plus abouti. Le meilleur exemple pour appuyer mes propos: je suis entré dans une maison et je voulais emprunter un escalier pour monter au deuxième étage. Bien cet escalier se terminait dans un mur. Je n’en croyais pas mes yeux. Autre gros point faible est la conduite automobile. Ce n’est vraiment pas précis, la vue est très réduite, car on ne peut avoir de caméra à l’extérieur. Bref, c’est la pire que j’ai testée. L’autre aspect des poursuites en voitures est tout le contraire. Quand c’est nous qui devons tirer au lieu d’être au volant, c’est la que la partie plaisir arrive. Lors de ses séquences, l’action est intense et le stress est a coupé le souffle. On peut pivoter à 360 degrés, car il y a des ennemis qui attaquent de tout bord tout côté. C’est toujours la même animation quand on défonce une porte pour entrer en force. Les cinématiques sont très jolies et rajoute vraiment à l’histoire saut peut-être celle où on défonce une porte pour entrer en force. C’est toujours la même qui revient sans cesse. Les menus sont très peu détaillés et pas vraiment tape-à-l’œil. Les multiples bogues de collisions, les nombreux murs invisibles et les explosions font de ce titre, un jeu bas de gamme. En tout cas pour le graphisme. Je crois vraiment que le titre aurait bénéficié de 6 à 8 mois de plus de développement. Entre vous et moi, qu’est-ce qui était pressant pour le sortir à cette date?

Musique et sons:

De ce côté c’est mitigé. Les voix sont bonnes, les dialogues entre les personnages sont teintés d’humour et représente bien le stress que vivent les trois personnages durant l’enquête. La musique est bien, mais sans plus. Les bruits de balles et de fusils font le travail comme on dit. Cependant, chaque bon point arrive avec son contraire. Les dialogues semblent sortir tout droit d’un film policier de série B et deviennent redondants à la longue. Ils contiennent beaucoup trop de vulgarité pour aucune raison. C’est aussi déplaisant en anglais qu’en français. La synchro entre les lèvres et les textes est vraiment exécrable. Un point qui aurait été facile d’améliorer.

Les contrôles:

J’ai bien aimé cet aspect du jeu. La courbe d’apprentissage se fait en quelques minutes. Une fois assimilés, les contrôles répondent comme un charme. La configuration ressemble à ce que nous offrent les autres titres de ce style. Le choix des armes qui s’offre à nous est en quantité suffisante et divisé selon la catégorie du calibre. À chaque début de mission, on doit choisir les armes qui nous serviront dans le niveau. On peut porter jusqu’à 3 armes et en avoir deux simultanément. Se rajoute à ça ceux que l’on trouve sur les ennemis abattus ainsi que des armes plus lourdes comme un bazooka et des grenades et vous faites le parfait mercenaire. Sur certaines armes, on peut avoir une option de rapprochement. À l’instar de Call Of Duty ou Medal Of Honor, on doit contrôler notre respiration pour obtenir une meilleure précision.

En conclusion:

Vous dire que je suis satisfait de cette suite serait de vous mentir. Cependant, je ne suis pas autant déçu que plusieurs gens semblent l’être. J’aime bien le nouveau souffle qui a été insufflé à cette franchise. C’est le far-west moderne. L’histoire est solide et intéressante de bout en bout. On a vraiment hâte de savoir qui trempe dans la corruption. Si vous êtes capable d’oublier l’aspect du graphisme qui semble vieillot et que vous adorez les récits policiers avec plusieurs rebondissements, bien ce titre est pour vous. Pour les autres, une simple location d’un week-end s’impose. Après l’avoir terminé, rabattez-vous sur le volet multijoueur. Vous ne serez pas déçu. Bref, un bon jeu, mais qui aurait du bénéficier de 6 mois de plus de développement pour le polir et travailler sur les nombreux bogues. Vivement une suite quand même…

Cote FG: 6.5/10

Points positifs:

  • Histoire très solide
  • Les nombreux rebondissements
  • Le choix des armes
  • Rejouabilité assuré

Points négatifs:

  • L’intelligence artificielle parfois déficiente
  • L’engin graphique qui n’est pas au point
  • Les trop nombreux bogues
  • Les murs invisibles
  • La pire conduite automobile

Caractéristiques:

  • Jeu développé par Techland
  • Publié par Ubisoft
  • Jeu de tir
  • Disponible sur PC, PS3 et Xbox 360
  • Offert en version intégrale anglaise et française
  • Expérience solo et multijoueur

Site Officiel: http://callofjuarez.ubi.com/the-cartel/en-GB/home/