Bodycount – la critique

Chaque fois qu’une nouvelle licence voit le jour, il y  a toujours un risque de ne pas se faire accepter par les joueurs et de se faire démolir par la critique. Pour Bodycount, l’histoire sera peut-être toute autre, car les développeurs ne sont pas nouveaux dans le domaine. En 2006, qui ne se souvient pas du jeu de tir Black sorti sur PS2 et Xbox qui était un véritable vent de fraîcheur pour ceux qui l’ont joué. Car malheureusement plusieurs ont passé à côté. N’en demeure pas moins qu’une partie de l’équipe est de retour dans le studio de Guildford Studio partie intégrante de la famille de Codemasters et ça se ressent dans ce titre. Alors est-ce encore un titre diminué ou jeu qui devrait être connu de tous? À vous de le découvrir.

Le scénario:

L’histoire n’est certainement pas le point fort du titre. On campe le rôle de l’agent Jackson qui bosse pour l’organisation nommée Le Network. Dès le départ, on ne sait qu’une chose, on se doit d’intervenir lorsque Les Nations Unies ne le peuvent. Dès la première mission, on vous lance carrément en pleine guerre civile en Afrique (air de déjà vu dans Black Hawk Down). Le but est simple: enquêter sur qui tire les ficelles de ce conflit et pourquoi. Simple oui, mais quand on se retrouve dans le « no man’s land » entre les camps qui s’affrontent, ça se corse drôlement. Tout au long de cette aventure, une voix vous guidera et donnera les instructions. Vous vous rendrez vite compte que la vraie cible est The Target et c’est plus beaucoup plus grave que l’on pensait au départ. Donc, pour le scénario on repassera, car trop souvent représenté. Ne reste pas mauvais pour autant.

Durée de vie et modes de jeu:

Outre la campagne solo qui vous prendra environ 7 à 8 heures, il faudra vous rabattre sur le mode en ligne pour jouir encore plus de votre aventure. Les traditionnels Solo Deathmatch ou Team Deathmatch sont présents. Il s’agit simplement de tuer le plus d’ennemis avant les autres. Classique, mais on ne change pas une formule gagnante déjà éprouvée auparavant. Si ce n’est pas suffisant il y a toujours un mode de vagues d’ennemis un peu comme nous a habitué Halo et Gears Of War. Si après tout ça vous en voulez encore plus, vous pourrez toujours jouer en coop, mais qui n’a rien à voir avec l’histoire principale.

Le graphisme:

Le visuel sans tire plutôt bien. C’est le moteur Ego Engine qui est mis à rude épreuve. Pour ceux qui se le demandent, c’est le même qui a été utilisé pour Operation Flashpoint, Dirt et FI 2011. Cet engin rend justice à la physique des objets et vous aurez droit à des explosions très spectaculaires et ma foi plus que convaincante. La fluidité est un autre aspect ou l’Ego Engine se signale de balle façon. Avec le grand nombre d’ennemis affichés à l’écran s’il avait fallu que ce ne soit pas le cas, ça aurait été catastrophique. Mais bon, on peut apercevoir assez vite les mauvais côtés avec des personnages ou armes qui passent à travers un mur ou le fameux syndrome du mouvement parfaitement synchronisé de la part de plusieurs ennemis. Malgré ces quelques petits irritants, la jouabilité n’est pas affectée.

Sons et musique:

Dans ce genre de jeu, on se fout un peu de la musique et c’est exactement le cas ici. On l’oublie vraiment rapidement. C’est un mélange électro du futur. Comme tout jeu de cet acabit, la musique devient plus corsée lors de scènes d’action intenses et plus réservée lorsque ça se calme. Malgré une voix qui nous donne toujours les directives pour les missions, elle ne tombe pas sur les nerfs. Au contraire, j’aimais bien être accompagné par elle. Le point fort reste les bruits de fusils, d’explosions toute la balistique quoi. Certes, tout n’est pas réaliste, mais contribue à nous immerger dans l’action. Les ennemis parlent peu et c’est bien ainsi. Bref, ça ne réinvente rien, mais reste tout de même efficace.

Les contrôles:

Disons que la courbe d’apprentissage ne vous demandera qu’une petite visite du manuel, car c’est la même pratique qu’on nous sert dans ce genre de jeu. Les boutons sont bien configurés et  répondent de manière très fluide. Les tirs de précisions sont légions et très encouragés. Là où Bodycount devient intéressant et est différent des autres vient du système de récompenses en infos. Plus vous tuez des ennemis de valeur, plus vous recevrez des infos que vous pourrez dépenser pour améliorer vos aptitudes au combat. Une jauge apparaît en bas à gauche et se divise en quatre options. La première l’Adrénaline: sur une courte période vous permet d’être plus résistant. La deuxième, les Balles Explosives: vous tirez tout ce qui bouge avec une plus grande précision. La troisième, AIT (marquages de cibles): identification des cibles facilement et le dernier, Le Soutient Aérien: donne l’avantage de la destruction sur des cibles précises. En bas de cette jauge, vous retrouvez le nombre de morts que vous accumulez. Outre ça on a droit à un système de couverture qui nous permet de se pencher à gauche ou à droite pour mieux viser les cibles. Merci, car c’est très utile dans ce style de jeu avec autant d’ennemis qui veut votre peau.

La conclusion:

Si vous savez ce qui vous attend avant de se procurer ce titre, vous serez gagnant. Il faut le prendre pour ce qu’il est, c’est à dire un excellent défouloir ou il ne faut pas se prendre la tête avec le scénario. Si vous l’achetez pour les mauvaises raisons, là vous serez déçu. Bref, un titre qui ne révolutionne pas le genre, mais qui vous amusera pour quelque temps.

Cote FG: 7.5/10

Points positifs:

  • Action intense et rapide
  • Un festival explosif
  • L’Ego Engine bien optimisé
  • Impossible de manquer de munitions
  • Système de couverture efficace

Points négatifs:

  • L’intelligence artificielle parfois déficiente
  • Scénario peu original
  • Quelques bogues d’affichages
  • Les points de sauvegardes trop éloignés

Caractéristiques:

  • Développé par Guildford Studio
  • Publié par Codemasters
  • Fonctionne sous l’Ego Engine
  • Jeu de tir à la première personne
  • Offert sur PS3 et Xbox 360
  • Version anglaise ou française intégrale
  • Mode solo ou coop en ligne
  • Mode multijoueur en ligne de 2 à 12 joueurs

Site Officiel: http://www.codemasters.com/us/bodycount/360/