(Test FG – Jeux vidéo) Max: The Curse Of Brotherhood

 
Ce n’est pas un secret pour personnes, comme joueur j’adore être surpris voire même émerveillé par un titre qui donne dans l’originalité et qui n’a pas peur de tenter quelque chose de différent. C’est que j’ai vécu comme expérience dernièrement avec le jeu Contrast. Avant cette période, un titre m’avait marqué en 2010 : Max And The Magic Marker. Issu du studio indépendant Press Play, ce jeu de plateforme avait mis en avant-plan mon imagination déjà très fertile. Je l’avais testé sur PS3 et l’intégration avec la PS Move était bien amenée. Bref, j’aimais bien ce qui s’offrait à moi. 2013, trois ans plus tard, on a enfin droit à une certaine suite avec Max : The Curse Of Brotherhood, mais cette fois du côté de la Xbox One.

Le scénario tournera surtout autour de Max et de son jeune frère Félix dont il commence à être très fatigué. Un beau jour, par un retour à la maison, Max se prend un jouet en pleine poire lancé par Félix et décide qu’assez c’est assez. Il ne fait ni une ni deux et se précipite sur internet dans le but de trouver une formule magique qui ferait disparaître son problème sur deux pattes. Dès la fin de la récitation de cette incantation, une main énorme traverse la chambre de Max et agrippe Félix et l’entraîne dans un autre monde. Cette fois-ci Max devra faire face à un ennemi fort coriace et même s’il semble détester son frère, dans le fond il l’aime bien et part à sa rescousse. Du coup, une course contre la montre s’enclenche et les heures sont comptées pour la survie de Félix.

J’avoue que le scénario semble bien mince, mais ferait tout de même office d’un bon film d’animation. Bien que le contenu ne soit pas très original, je le concède, il reste tout de même efficace. Après tout, qui n’a pas rêvé un jour de jouer les héros en sauvant son jeune frère ou sœur des griffes des méchants?

(Test FG - Jeux vidéo) Max - The Curse Of Brotherhood #2

La durée de vie devient très approximative sachant que le niveau de difficulté croît avec l’avancée au travers des différents chapitres qui sont au nombre de sept. Au départ, ça va, pas trop complexe, les ennemis ne sont pas très menaçants, les puzzles s’enchaînent aisément, si bien qu’un enfant en bas âge pourra l’apprécier. Cependant, arrivé vers le 4e chapitre, tout se complique, surtout pour les puzzles qui vous demanderont beaucoup de logique. Il y en a un qui m’a pris près de 30 minutes et nous étions deux à tenter de le résoudre. Malheureusement, si votre enfant l’appréciait au départ, il déchantera après 1 heure ou deux. Bref, voir la scène finale m’a pris environ 6 heures. Ce qui n’est pas si mal dans l’ensemble. Si vous le cœur vous en dit, en plus de la mission principale, vous aurez deux objectifs par mission à réaliser : la collecte de pièces d’artéfact et de l’arrachage de plante avec des yeux. Chaque chapitre peut être refait et vous pourrez voir ce qui vous manque pour le compléter à 100%. Bref, explorer le monde qui s’offre devant vous. Les développeurs n’ont pas travaillé pour rien tout de même. Les points de sauvegardes sont très rapprochés ce qui facilité grandement les choses lorsque la mort nous visite. On recommence toujours à quelques pas du point initial.

Il est bon de noter que ce titre ne renferme qu’un mode solo et c’est tout. Pas besoin de multijoueur, quoiqu’à bien y penser, un mode local en coop aurait pu être intégré en permettant au joueur de s’occuper du marqueur et de l’autre de Max.

(Test FG - Jeux vidéo) Max - The Curse Of Brotherhood #3

La mécanique de jeu repose sur un aspect totalement plateforme. Max peut sauter, courir et évidemment utiliser son marqueur magique sur lequel toute l’action est basée. Bien que le tout réponde bien, les sauts peuvent devenir à l’occasion approximatifs ce qui vous fera manquer quelques atterrissages pourtant faciles à exécuter. C’est là qu’entre en ligne de compte le marqueur magique qui viendra en différentes couleurs. Chacun renferme un pouvoir spécial que vous utiliserez dépendant de la situation qui s’offrira devant vous. Vous pourrez même y aller de combinaisons comme allier une branche d’arbre que vous aurez fait naître et une liane. Le plus bel effet vient surtout de la création de chemins d’eau vous propulsant d’un endroit à l’autre. Attention cependant, il faut être très agile.

Le nombre d’actions pouvant être réalisées s’avère fort plaisant. Vous pourrez entre autres, créer des monticules et les détruire par la suite, tracer des chemins d’eau, utiliser le feu à votre avantage, créer des lianes de différentes longueurs, créer des branches d’arbre. Tout ça dans le but bien sur d’évoluer dans ce monde bizarre qui ne l’est pas tant que ça en surface.

Chaque marqueur intègre une couleur différente et l’action qui doit être posée reflète la même. Il n’y a aucun risque de se tromper. Je n’aime pas me faire prendre par la main et malheureusement c’est le cas ici. Je me dois de soulever un point qui m’a vraiment déplu, terminée l’imagination au quelle on avait eu droit à l’époque de Max & The Magic Marker, maintenant tout est calculé et scripté, le marqueur doit être utilisé à certains points précis. Je me demande vraiment pourquoi, car c’est ce qui permettait à cette franchise de se démarquer des autres. Vu l’exclusivité de la console de Microsoft, je m’attendais à l’intégration de la Kinect, mais il en n’est rien. J’avoue que je ne comprends pas, pourtant le premier opus venait avec l’intégration du PS Move sur la PS3.

(Test FG - Jeux vidéo) Max - The Curse Of Brotherhood #4

Côté graphisme, on sent clairement le portage de la version Xbox 360 vers la Xbox One. Malgré un visuel léché, il n’y a rien qui pourrait s’apparenter à un titre de nouvelle génération. Par contre, le tout demeure fort agréable à l’œil. Les décors sont forts différents d’un chapitre à l’autre, le bestiaire au début semble intéressant, mais on s’aperçoit vite du système de clonage.

Les cinématiques sont plus belles que le jeu en phase de jeu, cependant, elles rament un max et ça je m’excuse, mais ce n’est pas très fort. Un travail bâclé? Le tout est rattrapé lors de la partie avec une fluidité exemplaire, si ce n’est des quelques baisses du taux de rafraîchissement de l’image qui a tendance a tombé au moment de débloquer un succès ou lors de l’enregistrement automatique d’un extrait. J’ai d’ailleurs désactivé cette option de ma console qui ne sert tellement à rien. Autre problème fort notable, le jeu a quitté subitement en pleine action sans que je ne sache pourquoi. Au moins, ma partie sauvegardait automatiquement. Autre anicroche, arrivé au boss de fin, je ne compte même plus les fois ou je suis mort et lors de la réapparition, encore une mort instantanée.

La musique demeure présente sans devenir un classique. On est loin des Mario, Ratchet & Clank ou Sly Cooper. Le titre est offert en anglais avec sous-titres en français. Les menus sont dans la langue de Molière.

Pour conclure, je dirais que Max: The Curse Of Brotherhood est un bon jeu, mais sans plus. J’ai eu du plaisir, mais je ne crois pas le refaire de si tôt. J’ai apprécié mon expérience globalement, mais disons que l’on peut trouver vraiment mieux. Son prix de 14.99$ pour 6 heures de jeu est amplement justifié.

Cote FG: 7/10

Points positifs:

  • Rapport qualité/prix
  • Mécanique de jeu intéressante
  • Aucune redondance
  • Décors variés
  • Visuellement attrayant
  • On s’attache à Max et son jeune frère

Points négatifs:

  • Le jeu rame à l’occasion
  • Des bogues inutiles et frustrant
  • Les sauts imprécis

Fiche technique: