(Test FG – Jeu vidéo) Insurgency: Sandstorm (PC)

 
La catégorie des jeux de tirs militaires a toujours été dominée par Call of Duty et Battlefield, mais avec le temps ils sont devenus un peu plus arcade que simulation et avec l’échec récent de Battlefield 5, il est temps de regarder ailleurs pour les amateurs de jeux solides en émotions fortes qui nécessite de vraies habiletés. Insurgency : Sandstorm s’avance et le deuxième de la série pourrait bien devenir votre jeu préféré.

Défendre l’objectif coûte que coûte.

 

Insurgency est un jeu de combat multijoueur en Coop ou en PvP, avec bien sûr un mode « Ranked ». Les modes de jeu sont tous du type Assault, contrôle de zone ou Défense avec des variantes. Le joueur choisi soit les forces de sécurité ou les méchants jihadistes. On peut alors personnaliser notre personnage selon le sexe, race, vêtement, etc. Il y a plusieurs habits disponibles, mais en général ça reste dans des tons assez foncés. Comme le reste du jeu, préparez-vous à voir toute la palette de beige et de brun. Une fois votre personnage choisi il est possible de l’équiper avec une grande variété de classes, et d’armes. Chaque classe à bien sûr des habiletés particulières, comme le commandant qui peut demander des tirs d’artillerie. Malheureusement, le kamikaze n’est pas disponible, il est réservé au contrôle de l’ordinateur dans les parties coop, par contre en PvP vous aurez l’impression d’être suicidaire.

Une fois à cour de munition il vous faudra piller les ennemis.

 

Décrire Insurgency : Sandstorm, c’est utiliser beaucoup plus de qualitatifs émotionnels que technique. Je peux vous parler du son que font les grenades et le choc de voir une d’elles atterrir près d’un véhicule et voir les fenêtres voler en éclats. Impossible de décrire en mot la fois où j’ai sauté d’un balcon, pour ensuite me retourner et voir une roquette percuter ledit balcon. La peur qui nous envahit quand on entend la sonnerie d’un téléphone cellulaire, nous signalant la proximité d’un kamikaze et de sa veste explosive. Une satisfaction incroyable lorsque l’on performe un « Headshot » sur ce même kamikaze. La possibilité de défoncer une porte et entendre notre soldat crier « Breach » est quelque chose dont on ne s’ennuie pas. La panique qui s’empare de l’équipe sur les interphones, lorsqu’un hélicoptère surgit et balaye le champ de bataille avec son canon rotatif. Je pourrais continuer, mais ce que vous devez retenir de mon expérience avec Insurgency : Sandstorm c’est qu’elle a été viscérale. Voilà pourquoi il est bon de prendre du recul parce que le jeu est loin d’être parfait. Les problèmes sont surtout d’ordre technique, mais même si le jeu n’est que 30$ (en vente en ce moment) il est important de savoir dans quoi on s’embarque.

Ouch.

 

J’ai mentionné la palette de couleur limitée, et quoique ce ne soit pas la fin du monde, avec la panoplie de jeux multicolores des dernières années, ça pourrait repousser plusieurs personnes qui vont avoir l’impression de regarder une partie de CSGO. Cela dit, le traitement se veut réaliste et la Syrie n’est pas vraiment Disneyland. Les cartes sont grandes, mais on n’est pas dans un monde complètement ouvert. Il n’est pas possible en Coop de se diriger vers un objectif suivant, tant et aussi le longtemps que celui en cours de capture n’est pas acquis. Un beau message « retourner dans la zone de combat » apparait. L’atmosphère sonore est très violente, et on est constamment bombardé par des cris de nos coéquipiers qui essayent de nous motiver ou simplement en train de se vider de leur sang. Tout ça, est surimposé sur une bande sonore et tous les effets sonores de fusils, grenades, et autres qui remplissent le champ de bataille. Le champ de bataille est bien construit (dans toutes les cartes) inspiré du Moyen-Orient, avec un mélange de villes, quartiers détruits, marchés, etc. Il n’y a pas de très grandes zones à découvert. Ce qui est une bonne chose puisque même à couvert vos chances de survie sont minces.

Avec le temps on devient meilleur et surtout, on arrête de courir partout comme dans Quake.

 

Le jeu devait avoir un mode solo qui a été retiré. Il est possible de penser que le tutoriel ait été la première mission tellement c’est bien scénarisé. On nous guide à travers les différentes mécaniques et les rôles principaux du jeu. Le commandant étant celui capable d’appeler du support, il est important de comprendre son rôle. Certaines autres classes sont plus ou moins utiles si vous n’avez pas une équipe organisée qui communique. Le « Rifleman » est capable de bien faire dans toutes les situations.

C’est joli la guerre. Difficile de prendre des photos sans mourir par contre.

 

Le mode PvP nécessite du talent et des nerfs d’acier. Le niveau est très élevé, ce qui est frustrant, mais aussi utile puisque les meilleurs joueurs se concentrent sur les objectifs, ce qui nous permet de revenir dans le jeu et de peut-être nous tenir en périphérie et aider d’une autre façon. Dépendamment du serveur que vous choisissez ou dans quelle partie le « quick play » vous parachute, les parties peuvent souvent être à sens unique avec une équipe qui vous passe au rouleau compresseur et aucune balance entre les parties. C’est dommage, parce qu’envoyer un ou deux bons joueurs dans l’équipe adverse changerait le jeu pour le mieux. J’ai souvent quitté pour joindre une autre partie. Au moins, le jeu permet d’être spectateur durant votre séjour au purgatoire. Observer de meilleurs joueurs est la meilleure façon de s’améliorer. Pas de « Killcam » ou de chat pour les morts cependant, on comprend pourquoi. Le jeu se situe en Rising Storm et Battlefield en termes de difficulté.

La carte la moins populaire vous place dans une raffinerie de pétrole.

 

La rédemption pour les nuls comme moi se situe dans le mode Coop. Humains vs ordinateur. Non seulement c’est un peu plus facile, ça permet d’apprendre les cartes et les stratégies du jeu. Les ennemis sont aussi beaucoup plus intelligents que la moyenne des NPC et je dirais qu’outre quelques bogues, il ne manque pas souvent leur coup et vient vous chercher si vous décidez de camper. Avec peu de cartes et deux modes de jeu, c’est un peu mince. Cela dit, c’est dans ce mode que j’ai eu le plus de plaisir, surtout grâce aux coéquipiers qui donnent de bonnes indications.

DU VERT !!!!!

 

Les faiblesses de Insurgency se situent surtout au niveau graphique. Le yo-yo de l’affichage au début a été corrigé. Avec une « patch » après la sortie, mais il reste encore des choses comme les bras invisibles de mon soldat, les parties du corps au travers du mur et rester coincé dans le décor. Il y a aussi des aspects plus difficiles à excuser comme le feu qui se propage sans que l’on voie l’étendue complète de la flamme. Ou le feu qui se propage sur une surface de béton… Côté son, il est difficile quelquefois de localiser les ennemis puisque leur cri semble suggérer qu’ils sont toujours très près de nous alors qu’ils sont dans la maison d’à côté.  J’ai vu des AAA avec de pires problèmes.

Dommage que ça ne soit pas plus facile lorsque je suis invisible.

 

Avec une population élevée des serveurs privés, je pense que les amateurs de ce type de FPS seront récompensés s’ils décident de donner une chance à Insurgency : Sandstorm.

Points forts:

  • Combat intense
  • Bon dosage de simulation sans tomber dans le MilSim.
  • Effet sonores
  • Impact des armes et les meilleures grenades de tout jeu confondu
  • Possibilité de faire son propre serveur
  • Prix sous les 40$

Points faibles:

  • Engin graphique a besoin d’optimisation (ex: textures qui affiche avec un délai)
  • Rester coincé dans le plancher et autres bogues
  • Les « hitbox » et les kills au travers des murs, même s’il ne sont pas fréquents.
  • La spatialisation de certain effet sonore à besoin d’être re-balancé pour mieux en déduire la proximité
  • Pour avoir plus de cosmétique il faut jouer en « Ranked »

Mon vidéo de premières impressions

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Eric Chamberland

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