(Test FG) Far Cry: New Dawn

 
Il n’y a pas si longtemps, sortait le 5e opus officiel de la série Far Cry. Je me disais bon, il y a eu quand même 3 ans entre le dernier et Far Cry 5. Donc, en 2019 il n’y en aura pas un nouveau. He bien, Ubisoft en a décidé autrement en nous offrant Far Cry: New Dawn. S’agit-il de la même formule annuelle que la firme veut utiliser comme avec Assassin’s Creed? Est-ce un Far Cry complet ou une version 5.5 en entendant le véritable 6e chapitre?

Avant de débuter ce test, je me dois de vous mentionner que Far Cry: New Dawn représente plus qu’une version 5.5. Il est plus complet que Far Cry 5 et à mon point de vue, vient terminer le dernier qui, disons-le, avait offert une fin plus qu’ordinaire. Ceux qui l’ont terminé savent très bien ce que je veux dire.

Mon intro passée, je me lance dans ce que j’ai pensé de ce jeu. Le scénario de New Dawn se déroule 17 ans après la fin de Far Cry 5. Le nucléaire ayant fait son oeuvre, on se retrouve à nouveau dans un Hope County dévasté au style post-apocalyptique. Est-ce que New Eden existe encore? Oui et non, j’y reviendrai plus tard. On nous place dans la peau d’un rebelle qui doit mener la population restante à une nouvelle ère de paix. Le tout débute à Prosperity. La chose s’avérera ardue et fort complexe. On doit y affronter la faction des Ravageurs menés par les jumelles Mickey et Lou. Un duo psychopathe empreint d’une violence inouïe et du goût du sang. Elles veulent le pouvoir et éliminent toute personne se retrouvant sur leur chemin.

Boucler l’aventure peut différer d’un joueur à l’autre. Le tout dépendra du chemin que vous voudrez emprunter. Il peut se faire aisément en 8 heures en ligne droite. Tout ce que vous aurez à faire est de collecter assez d’éthanol, qui représente la monnaie du jeu pour ainsi faire assez évoluer votre base principale et pouvoir acquérir les armes de niveau Élite, ensuite, le tout se fait tout seul ou presque. Le jeu devient assez facile au niveau normal. Pour ma part, j’ai réussi en une vingtaine d’heures. De plus, il faut cumuler des centaines et des centaines de matériaux de toutes sortes pour la fabrication. À ce point, c’est presque abusif.

J’ai fait à peu près tout ce que les développeurs ont mis à notre disposition: quête principale, quêtes annexes, prise de possession d’avant-poste, libération de prisonniers, déniché des lecteurs mp3, photographies, chasse, pêche, conduite de véhicule divers et libérer une poignée de héros qui à l’instar de Far Cry 5, peut être affecté à nos côtés. Un seul à la fois cependant. Il faut savoir qu’il s’agit d’un jeu solo, pouvant se jouer entièrement en duo avec un ami en ligne. J’aurais aimé que cette fois, Ubisoft y intègre la même fonction, mais pour le mode coop en version locale. Petit bémol, la quête pour retrouver Joseph Seed, c’est très long, vraiment trop long.

Ubisoft aurait pu s’assoir sur ses lauriers et offrir une simple suite à Far Cry 5, mais il n’en est rien. Le jeu renferme de belles nouveautés. Je pense ici au largage de marchandises par avion destinées au Ravageurs, mais dans lesquels on peut en prendre possession. Retenez qu’elles ne tombent jamais très loin de vous et à moins d’être très rapide, vous devrez combattre pour vous en emparer. Je connais un Versatilis qui serait heureux d’être content et se retrouverait en terrain connu. Plutôt, je mentionnais que le jeu était plus complet que Far Cry 5 et pas seulement au niveau de ce qu’il offre globalement. Il renferme quelques nouveautés forts intéressantes. Je pense ici au lance-scie, toute une arme, au largage de marchandises, à l’amélioration de sa base ainsi que ohhhhh oui, celle-là je ne peux l’oublier, Roger Cadoret, le québécois de service. Un ajout qui je l’espère reviendra sous cette forme ou sous une autre. L’entendre jaser et raconter son histoire dans notre langue au Québec… un délice. Ce rôle à été confié à l’excellent Vincent Leclerc, le Maxime Vezeau de District 31.

Au niveau du graphisme, c’est très impressionnant. Le jeu est superbe. On peut y apercevoir de magnifiques effets de lumière, des textures abouties et des environnements riches en détail de toute sorte. On y reconnaît la carte de Far Cry 5, mais au style post-destruction… ouais bon, pas vraiment. Il s’agit probablement du point le plus négatif du jeu: pourquoi offrir un jeu dit post-apocalyptique, mais avec de superbes couleurs vives à la Avatar. Celle-là, je la comprends mal. Bon, j’y ai vécu quelques bogues de collision, des disparitions d’objets, des textures qui chargeaient au moment d’avancer et j’en passe. Par contre, rien que j’avais jamais vu et qui vient briser mon expérience.

La bande originale est très bien. De bonnes pièces instrumentales qui se mêlent à d’autres musicales de tout univers et de différentes époques. Le jeu est offert dans une version intégrale anglaise ou française. Chaque personnage comporte son lot d’attitudes et d’émotions. Cependant, les dialogues peuvent devenir redondants. Roger Cadoret quant à lui… ah oui, j’en ai déjà parlé.

Au final, oui le recommande, pour tout ce que l’on peut y faire et les belles nouveautés, il s’agit d’un 50$ bien investit. Le jeu est disponible sur PC, PS4 et Xbox One. J’ai reçu un code d’Ubisoft sur Xbox One pour en faire la critique. Je les remercie.

Cote FG: 8.5/10

Points positifs:

  • Le scénario qui vient boucler la boucle du 5e
  • Les jumelles…
  • Les quelques nouveautés.
  • Un graphisme impressionnant.
  • Roger Cadoret!
  • Un prix intéressant.

Points négatifs:

  • Les missions annexes peuvent devenir redondantes.
  • pas assez présentes.
  • Un décor post-apocalyptique vraiment???