(Test FG – Jeux vidéo) Bow to Blood: Last Captain Standing (PC)

 
Êtes-vous fatigué d’attendre que Sea of Thieve devienne un bon jeu? Est-ce que faire une maitrise en informatique pour jouer Eve ou Elite Dangerous vous repousse? Avez-vous un casque VR qui accumule la poussière? Et bien vous êtes maintenant candidat pour une saison de Bow To Blood un simulateur-de-combat-navale-spatial-diplomatie-VR-optionnel!

En plus des vaisseaux ennemis et de la négociation corsée, on doit se battre avec des tentatives d’abordage.

(Avertissement: je ne possède pas de casque VR donc cette critique ne concerne que la jouabilité standard sur PC, à notez que le jeu est aussi disponible sur Xbox, PS4, et Switch)

Il est difficile d’expliquer Bow To Blood en une seule phrase alors commençons pas la jouabilité de base: Vous piloter un vaisseau spatial qui se comporte plus ou moins comme un vaisseau corsaire avec batterie de canons sur les côtés, laser à l’avant. Votre équipage consiste de deux marins que vous devez assigner à l’une des cinq postes du vaisseau soit : Bouclier, armes, drone, moteur et senseurs. Chacun de son poste fonctionne sans un marin, mais la présence de celui-ci augmente les capacités par exemple : avoir un marin au bouclier le recharge plus vite. Votre vaisseau est aussi équipé d’armes spéciales qui doivent être collectionnées, mais qui ne peuvent être utilisées qu’une à la fois. Finalement il y a une histoire un peu compliquée d’essence vitale, pour vous expliquer que vous pouvez assigner de l’énergie à quatre éléments de votre barge soit : superbouclier, arme spéciale, drone et surcharge motrice. Sans énergie assignée à l’un de ces postes, il ne fonctionne pas. Mais si vous y mettez beaucoup d’énergie, ils fonctionneront au-delà de leur capacité. Le dernier élément consiste en votre pistolet, qui vous sert à tirer les robots qui tentent de vous aborder.

Ce qui semble être une bonne idée, peut souvent être un piège.

Chaque évènement est composé de deux missions. Les missions sont variées et vous demandent de détruire un ennemi particulier, trouver un trésor, faire un trajet dans un temps limité, etc. Les ennemis varient de petits vaisseaux sans bouclier, à une énorme structure protégée par des générateurs. Peu importe la mission, le but est de trouver la clé qui vous permet de sortir de la mission et de retourner dans l’arène.

La joie de devenir premier au classement et recevoir un commanditaire.

L’arène est un autre élément du jeu. Le jeu se joue en solo oui, mais vous jouez contre sept autres compétiteurs tous avec des personnalités différentes. Comme vous, ils effectuent des missions et reviennent dans l’arène avec les points accumulés. Après les deux missions, les deux joueurs ayant le moins de points font face à un vote et celui qui en reçoit le plus est éliminé. Ceci continue jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant. Pourquoi ne pas simplement éliminé le plus faible? Bien, c’est ici qu’embarque la deuxième grosse mécanique du jeu : la diplomatie. Tout au long du jeu, que ce soit dans une mission ou dans vos quartiers, les autres concurrents et l’annonceur vous contactent afin de forger des alliances en vous offrant toute sorte de choses, comme des armes, des points, des votes, etc. Attention, parce que si c’est tentant de dire oui à tout le monde, certains cadeaux sont empoisonnés et une alliance avec un personnage vous fera descendre dans l’estime des autres. Avoir des allier devient donc important si jamais vous vous retrouvez au fond du classement.

Mieux vaut gérer votre énergie avant les combats.

Ça fait beaucoup de styles de jeu comprimé dans un simple jeu de bataille navale, mais je vous assure que jongler le tout est relativement facile. Le combat est simplifié par le fait que le jeu se joue comme un FPS. Si votre mire est à bâbord, ce seront les canons de ce côté qui tireront, si votre mire est vers l’avant les lasers feront le boulot. Les multiples commandes se font en affichant des menus circulaires de 4 choix. En pointant avec la souris ont choisi rapidement et sans erreur les fonctions souhaitées. Le déplacement du vaisseau est fluide et on ne sent jamais que les mécaniques empêchent quoi que ce soit.

Être au sommet c’est aussi être une cible.

La question est donc : est-ce que ce grand mélange parvient à créer une expérience de jeu intéressante? Mon impression est que oui. Tout d’abord les combats se déroulent sur la surface de planète et le jeu ne permet pas au vaisseau de rouler sur lui même, cela garde le combat simple et même si on se fait tirer dessus par ennemi au-dessus de nous il est facile de simplement prendre de l’altitude et se mettre à leur niveau. Les informations nécessaires comme la vitesse, l’état des boucliers et la répartition de l’énergie sont faciles à voir en tout temps. J’ai trouvé que le vaisseau est un peu trop visuellement chargé, surtout que le pont prend facilement le quart de l’écran. De voir nos marins courir d’une station à l’autre est une belle touche même si ce n’est pas nécessaire. L’action se déroule parfois très vite et c’est ici que la mécanique peut souffrir. Il n’est pas possible de contrôler le navire tout en effectuant des changements au niveau d’énergie ou aux armes. On doit donc se préparer et espérer avoir la bonne configuration. J’ai trouvé que de tout mettre dans le bouclier reste encore la meilleure méthode pour tout faire, je pense que d’avoir des missions qui nécessitent les autres systèmes un peu plus serait bienvenu.

La carte la plus intéressante: Une ville futuriste toute en hauteur avec tunnel et plein de cachettes.

Si les détails de votre chaloupe interstellaire sont élevés, le monde qui vous entoure est plus souvent minimaliste. L’utilisation du cell-sharing rend la plupart des décors naturels plats, mais ça permet de bien distinguer les ennemis. En revanche les décors urbains qui contiennent beaucoup plus de détail sont beaucoup plus jolis et la visibilité n’en est pas affectée pour autant. J’ai adoré ces derniers, se promener silencieusement entre des tours futuristes à la Blade Runner avec le seul son de notre moteur donne une ambiance incroyable et déjouer l’adversaire en passant dans un tunnel est une jouissance. Les mondes extérieurs sont cependant très variés, avec des montagnes que l’on traverse et des ossements de bête gigantesque. Il y a beaucoup à explorer dans chaque carte et elles ne sont jamais pareilles à chaque nouvelle partie.

Mission variées: Ici on détruit une serrure pour accéder à la clé.

Le système d’alliance est bien implémenté, on peut voir le résultat que nos décisions auront sur nos adversaires avant de confirmer nos choix. Si je me la jouais solitaire lors de ma première partie, me faire sortir lors du deuxième tour m’a fait reconsidérer ce choix lors de la partie suivante. Il n’y a pas de deuxième chance, si le vote est contre vous, la partie est finie et on recommence au début. Beaucoup de jeu rend le processus de recommencement pénible et punitif. Bow To Blood évite tout cela. D’un, on ne perd pas toutes nos « Upgrade » puisqu’il n’y en a aucune. De deux, les interactions avec les autres compétiteurs de même que les niveaux sont dans un ordre aléatoire. Alors mémoriser vos choix de réponse est inutile puisqu’un allier sera un ennemi au début de la prochaine partie. Le jeu aurait pu se contenter de faire le minimum avec notre équipage, mais la grande variété de texte qu’il déblatère tout au long de vos péripéties vous garde diverti. Le centre du jeu est votre cabine de capitaine. Celle-ci contient un lit pour vos sauvegardes et un téléphone qui vous permet de recevoir des appels des autres capitaines. Votre cabine se décore aussi de nombreux badge, miniature, carte postale et autres bibelots que vous gardez malgré vos défaites.

TOUT DÉTRUIRE !!!

Une des plaies du jeu est de ne pas pouvoir sauvegarder entre les matchs. Une fois que l’on commence un évènement, on doit jouer les deux matchs et faire le vote avant de retourner à notre cabine et sauver la partie. Dans un jeu où l’on pousse l’exploration dans le but de faire le plus de points possible, les parties peuvent être longues et la capacité de revenir plus tard aurait été appréciée. Mais en générale Bow To Blood est un bon jeu qui nous donne amplement de variété et de durée pour un bas prix de 22$.

Page Steam

Site Officiel

Points positifs :

  • Concept bien intégré
  • Musique et voix
  • Mélanger les styles de jeu
  • Variété des missions

Points faibles :

  • Plusieurs cartes sont dans des tons similaires.
  • Manque de sauvegarde entre les matchs
  • Une mini carte serait pratique
  • Impossible de savoir l’état de notre relation avec les autres capitaines en dehors des interactions

-Eric Chamberland

Twitter @chambee