(Test FG – Jeux vidéo) Lovecraft’s Untold Stories

 
Durant ces derniers jours, j’ai joué au jeu Lovecraft’s Untold Stories du studio indépendant Blini Games, la copie testée ayant été offerte par Badland publishing. Ce jeu de style « roguelite » est inspiré de l’univers de l’écrivain américain Howard Philipes Lovecraft. À la suite de mon périple dans cet univers de fiction d’horreur, suis-je encore sain d’esprit ? Je vous laisse en juger à travers mon récit décrivant mon périple.

Je tiens à préciser que j’ai vécu mon expérience sur la Playstation 4. Vous pourriez vivre la vôtre également sur Xbox One, Nintendo Switch ou PC. La version du jeu était la 1.01 et celle-ci représente 818 Mo une fois installée.

Tout d’abord, je me nomme John Murphy. Étant détective de profession, mes journées sont remplies d’énigmes et de curiosités. L’autre jour, j’ai reçu un mystérieux télégramme de mon ancien collègue et mentor réquisitionnant ma présence. Ce message mentionnait un culte, un manoir et surtout me recommandait de venir armé…

Rapidement, je me présente à l’entrée d’un lugubre manoir. Il me faut trouver le passage pour atteindre l’entrée. En cours de route, je découvre qu’il m’est possible de sauter par-dessus des arbres morts couchés sur le sol, ce qui va s’avérer très pratique par la suite pour éviter des pièges, mais aussi mes ennemis. Je réussi également à détruire à coups de crosse des caisses en bois pour y retrouver de l’équipement tel que des explosifs, des trousses de premiers soins et des clés qui, plus tard, vont me   permettre d’ouvrir des coffres renfermant divers items pouvant m’aider à survivre à l’aventure qui venait de débuter. Plus tard, il me sera possible d’acheter ces items, mais également de nouvelles armes ou des équipements de protection en échange d’argent ou d’informations (?) retrouvées dispersées dans les différentes salles des lieux à explorer. Je tiens à préciser que ces lieux sont aléatoirement générés, donc différents d’une aventure à l’autre.

L’environnement pixélisé rappelle l’époque des consoles 8 bits. Cette facture visuelle est dans l’ensemble très bien adaptée à mon aventure.  Cependant, je vais rapidement me rendre compte qu’en raison de celle-ci, il m’est parfois difficile de déceler certains pièges mortels ou d’identifier si ce qui se trouve sur le sol est un corps inanimé ou de l’ameublement détruit lors d’une bagarre ou bien encore simplement une touffe d’herbe. Heureusement, ce qui peut s’avérer important, par exemple, des leviers, de l’argent, des clés ou même du chocolat (j’y reviendrai plus tard…) deviennent illuminés lorsque je m’en approche. Cette capacité va évidemment me faciliter la vie pour ainsi m’éviter de la perdre… Enfin… peut-être.

Pour me défendre contre les différents ennemis, il m’est possible d’utiliser des armes à feu, explosifs et artefacts magiques. Mes années de service dans la police m’ont permis de développer une technique appelée «twin-stick» donc, il m’est facile d’aller dans une direction et de faire feu dans une autre. Malgré le fait que la manette de la PS4 permette une direction à 360°, il m’est seulement possible de me diriger dans 8 directions et de ne faire feu également que dans 8 directions. Cette limitation n’est pas dramatique si j’utilise un fusil de chasse comme arme ou que je lance un bâton de dynamite en direction de mes ennemis en raison du grand-angle d’attaque de ces armes. Pour ce qui est des ennemis, ils sont variés et certains possèdent même des pouvoirs particuliers. Je vous conseille d’être extrêmement vigilant si vous voyez de petites araignées dans le chapitre 4… Mon aventure s’étale sur un total de 5 chapitres. Chacun d’eux représente un endroit différent et est composé d’une facture visuelle différente (manoir, cimetière, mine, etc.). Pour passer au chapitre suivant et progresser dans mon aventure, je dois affronter un boss. Celui-ci est beaucoup plus coriace que les simples créatures peuplant chaque niveau, mais avec quelques explosifs bien placés, ils deviennent faciles à abattre… Peut-être trop facile.

Parfois un faux pas ou une mauvaise décision peut faire la différence entre la vie ou la mort. Malheureusement, il n’y a pas que ma vie qui puisse être en jeu. Ma santé mentale également. Il arrive que les horreurs dont je suis témoin soient à un tel point insupportable, que j’en perds la raison. Cela équivaut à perdre la vie. Heureusement, certaines lectures ou réalisations me feront retrouver la raison. Évidemment, pour cela je peux également manger du chocolat trouvé ici et là… Car tout le monde sait que de manger du chocolat nous rend plus cartésiens et nous évite une visite à l’hôpital psychiatrique.

Toute cette folie n’a qu’un but, anéantir les 5 démons surnommés les «great old ones». Au cours de mon périple, je ferai la rencontre possible de 4 autres héros possédant chacun des pouvoirs uniques, à condition de les libérer grâce à la résolution d’énigmes. Une fois l’un d’eux libéré, il est possible de recommencer l’aventure en personnifiant ce héros. Ce qui augmente de beaucoup la rejouabilité.

Il m’est arrivé une fois sur environ 8-10 heures d’aventure de ne pouvoir progresser davantage dans mon périple, car il m’était impossible, par peur peut-être, de changer de salle… J’étais coincé… Il m’était possible cependant de traverser les murs, mais impossible de progresser davantage. Étrange !!! Avais-je une araignée au plafond ou était-ce un simple insecte communément appelé «bug» ?

Je tiens à souligner le fait que mon aventure peut être vécue en russe, en anglais ou en espagnol. Si le noir vous fait peur ou vous empêche de bien percevoir certains détails, la luminosité peut être modifiée.

Finalement, certains exploits seront récompensés par des trophées, du moins, sur PlayStation. Ils sont au nombre de 36 au total et oui, il y a un trophée platine.

Verdict:

Ce jeu représente un bon défi pouvant varier de 5 à 12 heures environ dépendamment du nombre d’aventures complétées avec différents héros. La rejouabilité est présente en raison des niveaux créés de façon aléatoire. Les différents personnages pouvant être débloqués durant le jeu augmentent également la rejouabilité. Le graphisme du style 8 bits est bien adapté à ce genre de jeu. L’environnement lugubre est bien rendu, la musique est subtile et rempli bien son rôle pour créer cet univers inspiré de l’écrivain H.P. Lovecraft. Cependant certains bruitages sont simplement mauvais et brisent l’immersion. Frapper sur une roche ou une statue n’a jamais sonné aussi faux. L’action est agréable à souhait, les énigmes sont parfois simplistes, parfois juste bien. La gestion de l’inventaire est selon moi digne des meilleurs jeux. Bref, je vous le recommande si vous n’avez pas peur de vivre plusieurs fois le même genre d’aventure rempli d’énigmes, de combats et d’horreurs tout en personnifiant différents personnages dont l’acquisition elle-même peut frôler la folie.

Positif:

  • Univers lugubre inspiré de H.P. Lovecraft.
  • Aspect visuel 8 bits.
  • Différents personnages avec des habiletés et des énigmes bien à eux.
  • Gestion de l’inventaire efficace.
  • Défi grandissant tout au long des chapitres.

Négatif:

  • Essai erreur lors d’énigme simple.
  • Retour en arrière dans les chapitres possible, mais peu convivial.
  • Le bruitage laisse parfois à désirer.
  • Une seule sauvegarde disponible. Impossible de sauvegarder lorsque désiré, le jeu s’en charge à des moments précis.

Cote FG: 8/10