(Test FG – Jeux vidéo) Super Blood Hockey

 

AVERTISSEMENT !!!

CETTE CRITIQUE CONTIENT DES PASSAGES RELATANT DE LA VIOLENCE,

POURRAIT COMPORTER UN LANGAGE VULGAIRE, OU FAIRE DES ALLUSIONS DOUTEUSES.

LA SUPERVISION DES PARENTS EST CONSEILLÉE

La saison de la LNH est terminée. Les Blues ont gagné les séries au détriment des Bruins. Cet événement marque l’arrivée de l’été et le début de la saison de golf. Si une activité se composant de gros bâtons, de petites balles et de trous ne vous attire pas (veuillez relire l’avertissement suite à ce passage…) et si vous ne perdez pas connaissance à la simple vue d’hémoglobine, Super Blood Hockey est probablement pour vous.

Développé par Loren Lemcke, Super Blood Hockey est disponible sur Windows, Nintendo Switch, Xbox One et PS4. La version essayée était la 1.02 et occupait 323 Mo sur ma PS4. Je tiens à souligner que la copie testée a été offerte gratuitement par l’éditeur Digerati.

Super Blood Hockey est un jeu de sport dans la plus pure tradition de l’époque 8 ou 16 bits, d’un point de vue visuel du moins. La jouabilité est un peu plus développée. Les nostalgiques de Blades of Steel, Ice Hockey ou encore, Wayne Gretzky Hockey s’y retrouveront rapidement. La grosse différence se trouve au niveau de la violence du jeu et de certaines thématiques plus adultes, ainsi que son humour noire qui pourrait ne pas plaire à tous.

Avant de répondre à la question : « Est-ce violent au point d’arracher la tête d’un joueur adverse pour ensuite lui cracher dans le corps », je tiens à énumérer les différents modes de jeux. Premièrement, le mode tutoriel vous permettra de bien comprendre les différentes manœuvres possibles du jeu. Ensuite, le mode Exhibition. Ce dernier permet de débuter une partie sans pertes de temps. Le mode Challenge vous permet de débloquer des options du jeu si vous réussissez un défi comme jouer à 4 contre 8 ou encore 12 contre 12, jouer avec des joueurs 2 fois moins lourds, etc. Il y a le mode Tournoi qui permet de recréer des éliminatoires dont le but est, sans trop de surprises, de vaincre les équipes adverses et de vous hisser jusqu’en final. Le dernier mode est celui qui vous permet de gérer votre propre franchise. Ce dernier est sans contredit le plus plaisant. Tout d’abord, vous devez acheter une franchise. Cette dernière vous coûtera littéralement un rein. À mon avis c’est meilleur marché que les 500 millions demandés par Bettman pour les Nordiques. Bref, une fois «l’opération» terminée, vous devez recruter des joueurs. Puisque le jeu ne possède pas les droits de la LNH, vous devez vous contenter en pigeant dans une liste de prisonniers. Une fois vos parias choisis, la saison peut commencer. Vous devrez superviser l’entrainement de vos joueurs pour améliorer leur vitesse, la puissance de leur tir, leur robustesse ou leur puissance dans les combats. Vous devrez aussi vous assurer qu’ils ne soient pas trop blessés pour jouer une partie, sans quoi ils risquent d’aggraver leurs blessures, ce qui vous privera de leur service lors des prochaines parties. Si vous désirez accélérer les bienfaits de leur entrainement, vous pouvez procéder à l’achat de substances illicites dans la ruelle derrière vos baraquements. D’ailleurs, j’ai trouvé que la situation pouvait être interprétée d’au moins deux façons lorsque j’ai rejoint un joueur sous la douche pour lui administrer la substance en question…

Si un de vos joueurs est trop blessé pour débuter une partie, il devra rester alité et se faire soigner, ce qui peut devenir un fardeau monétaire. Si la situation devient ingérable, vous pouvez procéder à un suicide assisté sans consentement… Faites-le au moins une fois, ne serait-ce que pour voir le résultat. En plus, vous aurez droit à un trophée ou un «achievement» !!!

Un aspect qui m’a grandement plu et qui permet une prise en main rapide est l’aspect du «Au diable les règlements», une fois que le jeu est lancé, les seules interruptions seront : la fin de la période, marquer un but ou une bataille. Donc terminé les hors-jeu, les punitions et les mises en jeu à répétition. Que de l’action et juste de l’action. En passant, les batailles sont toujours générales, donc, ne vous gênez pas pour sauter dans la mêlée. L’équipe perdante se trouve privée d’un joueur blessé ! J’adore ce détail qui fait que vous pouvez narguer vos amis à chaque fois que vous passez à côté de leur joueur blessé, qui lui, reste étendu sur la glace jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits, alors que la partie, elle, continue. La violence peut même monter à un niveau tel, qu’il y ait mort d’homme…

En final, j’ai adoré ce jeu. Le mode franchise est juste parfait avec son niveau de gestion simple, mais relativement complet pour ce type de jeu qui ne se prend pas au sérieux. Le graphisme pourrait être mieux, mais l’aspect simpliste rend le niveau de violence facilement acceptable. Même la musique lors des parties est superbe et entraînante à souhait. Malheureusement, il n’y a pas de mode en ligne et le jeu n’est disponible que dans la langue de Shakespeare, sans toutefois en avoir les subtilités. Je tiens quand même à avertir sérieusement les parents que ce jeu aborde certaines thématiques qui ne sont pas destinées à des enfants en bas âge comme l’utilisation de drogue et l’hyper-violence dans les sports. Soyez-en averti.

Dernier point: Il est impossible d’arracher la tête des joueurs de l’équipe adverse… Heureusement !

Positif:

  • Le mode franchise.
  • Pas de hors-jeu.
  • Prise en main rapide.
  • La violence adoucie par le graphisme brouillon.
  • Jusqu’à 4 joueurs en local.

Négatif:

  • Le sang disparaît trop vite de la glace.
  • Pas de multi-joueur en ligne.

Note FG: 9/10