(Test FG – Jeu vidéo) Children of Morta

 
Malheureusement, trop souvent, les hack and slash sont dépourvu d’histoire ou s’il y a une raison invoquée pour massacré autant d’ennemis, celle-ci est souvent sans intérêt ou mal amenée.  (Au risque de me faire crucifier par les lecteurs)… Diablo… en ce qui a trait aux histoires insipides et sans intérêts, je regarde dans ta direction… Est-ce que le jeu Children of Morta tombe dans cette catégorie de jeu dont l’histoire n’est que simple prétexte à l’action? À vous d’en juger, moi, je me suis déjà fait mon opinion et le voici.

Développé par Dead Mage

Publié par 11 Bit Studios

Disponible sur PC à partir du 3 septembre 2019 et sur Nintendo Switch, Xbox et PS4 à partir du 15 octobre 2019

Ce jeu occupait 1157 MB sur mon disque dur.

Les exigences matérielles minimales pour jouer sont : Processeur dual-core, 4 GB de ram, une Geforce GTX 660 ou Radeon R7 370, toutes deux avec 2 GB de ram.

La narration en anglais, mais sous-titrée en français, danois, espagnol, etc.

l’histoire

Dans Children of Morta, on suit l’aventure de la famille Bergson. Celle-ci a comme responsabilité de maintenir l’ordre au mont Morta. Ce dernier étant maintenant affecté par une corruption dont la source est inconnue, les Bergson doivent s’aventurer dans les grottes sous la montagne pour découvrir d’où provient cette corruption et en débarrasser la montagne à tout jamais. Les multiples cinématiques, bien que courtes, nous font plonger rapidement dans la vie de la famille. Vous réaliserez que les problèmes qui l’affectent ne sont pas seulement dû à la corruption qui sévit au mont Morta. Les portions narratives, sont nombreuses et bien implantées, ce qui me fait penser à une série télévisée qui nous tiens en haleine à la fin de chaque épisode et qui nous empresse de débuter l’épisode suivant pour en savoir plus. Bref, pour l’histoire et surtout pour sa façon de la raconter, Children of Morta peut donner des leçons à plusieurs… Diablo…!

L’action

La portion jeu se déroule dans les différentes cavernes se trouvant sous le mont Morta. Chaque membre de la famille possède un style d’attaque unique et chacun d’eux devient accessible plus l’histoire avance. Que ce soit l’épée et le bouclier, l’arc et les flèches, les doubles dagues, les attaques à mains nues ou autre, chaque style de combat devra être relativement maîtrisé, vous comprendrez bientôt pourquoi!

Que serait un RPG sans accumulation de points d’expérience? Tout au long de leur aventure, les Bergson accumuleront des XP, pour atteindre de nouveaux niveaux d’expérience, ce qui débloque davantage d’habiletés représentées par un traditionnel arbre de compétences. Il est également possible d’améliorer votre défense, attaque, rapidité de mouvement, etc. en visitant l’oncle Ben, qui est le forgeron de la famille. Une visite à tante Margaret vous permettra d’obtenir des bonus dans l’accumulation de points d’expérience ou de pièces d’or ou augmenter la durée des effets de certains items magiques, etc.

Les membres de la famille se déplacent à l’aide des touches W,A,S,D, attaquent avec un clic gauche de la souris et une attaque spéciale s’active à l’aide d’un clic droit. Une configuration classique… Cependant, puisque d’autres touches peuvent êtres utilisées pour activer des artéfacts magiques, il peut devenir frustrant lors de combats endiablés, d’accrocher la mauvaise touche! Personnellement, je dois exercer mon « pinky » à faire la différence entre « shift » et « caps lock », l’une active la défense de John (père de la famille) et l’autre active une image dans l’écran m’indiquant que mes lettres sont maintenant en format majuscule!!!

Le développeur nous force à utiliser plus d’un membre de la famille pour ainsi agrémenter de variété notre aventure. Après avoir atteint le 3e donjon, John, le personnage que j’utilisais depuis le début, était mal en point en raison de sa trop grande exposition à la corruption. Il m’était possible de continuer l’aventure avec ce dernier, mais avec 48% moins de points de vie… Après un certain temps de repos, John était enfin prêt à aider sa famille à accomplir sa mission à nouveau. Voici ce que j’appelle implanter une diversification forcée des techniques de jeu. Mais c’est très bien amené!

Les types d’ennemis sont variés et leurs attaques diffèrent de l’un à l’autre. Malheureusement, d’un donjon à l’autre, les ennemis sont souvent les mêmes. Parfois l’un d’eux s’étant mérité le statut de mini boss, mais rien de plus. Cependant, chaque donjon se termine par un boss et leurs comportements et attaques sont uniques à chacun d’eux. J’ai réellement trouvé que leurs façons distinctives de se comporter leur siéent bien. (On m’avait mis au défi d’utiliser le verbe seoir)… Défi surmonté!!!

Au niveau de sa stabilité, je n’ai presque rien à noter, si ce n’est qu’un petit bug : un boss resté gelé et que j’ai pu tuer avec beaucoup trop d’aisance. Puisque cela n’a pas empêché ma progression, c’est tout pardonné! Aussi, pour je ne sais quelle raison, la résolution n’était pas maintenue d’une partie à l’autre. À chaque lancement du jeu, je devais remettre la résolution en 1080, sinon, le jeu ouvrait en 480!!! Qui joue à des jeux modernes en 640 X 480 ???

Seule l’utilisation du clavier et de la souris est possible, enfin pour l’instant, puisque le jeu sortira le 15 octobre sur console, donc, une mise à jour sera sûrement disponible sur PC pour permettre l’utilisation d’un game pad, ce qui faciliterait la jouabilité, enfin dans mon cas.

Ce qu’en pensent mes yeux et mes oreilles

Le graphisme peut ne pas plaire à tous, en raison de son style pixelisé, mais il faut avouer que le rendu est sublime et l’utilisation d’images peintes pour certains arrières plans apporte une facture visuelle surprenante et de grande qualité. Personnellement, je trouve le résultat magnifique et les détails un peu grossiers dû à la pixelisation sont rapidement oubliés. Pour ce qui est de la narration, elle est selon moi parfaite. La voix du narrateur est dramatique à souhait et suffisamment exposé, sans que celui-ci ne soit sur utilisé et devienne fatiguant à la longue. La trame musicale est diversifiée, elle se marie bien avec ce qui se passe à l’écran. Que ce soit lors des sections d’action, comme une bataille contre un boss, ou lors de moments plus mélancoliques, comme lors des portions narratives. Les effets sonores sont de qualité et jamais je ne me suis questionné sur ce à quoi certains bruitages pouvaient être associés. Dans l’ensemble, selon moi, Children of Morta permet à Dead Mage (rappelez-vous, c’est le développeur… Il est identifié au tout début du texte) de se mériter une belle grosse médaille!

Points forts

  • L’histoire de la famille Bergson et le dévoilement par petites séquences
  • Le visuel du jeu
  • Les différentes tactiques de jeu représenté par chaque membre de la famille.

Points faibles

  • Contrôle clavier souris uniquement, du moins, jusqu’au 15 octobre je l’espère.
  • Quelques petits bugs mineurs

Note FG : 9/10

En résumé

Pour ma part, trop peu souvent les genres hack and slash ou roguelike nous offrent une histoire intéressante, Children of Morta, quant à lui, vient combler ce manque, ce qui arrive aux membres de la famille Bergson, on y croit et on veut en savoir plus. En espérant que certains studios s’en inspireront. Selon vous, est-ce que l’histoire dans un jeu est aussi importante que sa jouabilité? Faites connaître votre opinion dans les commentaires ci-bas.

De plus, si vous désirez avoir un aperçu vidéo d’une portion du jeu, vous pouvez vous rendre ici pour un Let’s Play