(Test FG – Jeux vidéo) Control

 
Ce n’est pas un secret pour personne, j’apprécie les jeux qui me procurent une dose d’originalité et sortent du style formaté régulier. C’est ce que le studio Remedy Entertainment m’a procuré avec ses deux derniers titres: Alan Wake et Quantum Break. Alors, pensez-vous que j’allais rater la sortie de leur dernier né? En occurrence, un certain Control. Oh que non! Alors, après y avoir investi plusieurs heures, je suis en mesure de vous dresser mon bilan de mon expérience. On y va, c’est parti.

D’entrée de jeu, je vais y aller avec quelques infos avant de débuter mon test. Même si les rumeurs sont très persistantes quant au second opus de la franchise Alan Wake, l’équipe à préférer y aller avec un nouveau titre: Control. Ce qui n’est pas plus mal. Le développement s’est échelonné sur plus de quatre ans. Laissant peu de place à un autre projet en développement pour cette boîte finlandaise. Les risques étaient grands, soit d’offrir un jeu multiplateforme. Ce qui n’avait pas été le cas avec les deux derniers jeux.

Mais, voilà enfin le développement de Control est terminé et je peux maintenant vous livrer mon ressenti d’un titre que j’attends depuis sa toute première annonce.

D’entrée de jeu, je suis un homme qui se fout éperdument de jouer une femme dans un jeu et ça tombe bien, car c’est le cas dans celui-ci. He oui, dès mes premiers pas, je fus placé dans la peau de Jesse Faden qui se retrouve dans la ville de New York dans un établissement appelé l’Ancienne Maison qui sert de QG pour une société secrète: le Bureau Fédéral du Contrôle, une sorte de FBI, et d’ailleurs, le logo y ressemble pas mal. Le but? Tenter d’enquêter pour une raison qui semble inconnue au départ, mais qui se dévoile lors des premières heures et on se rend compte qu’elle s’y est rendue pour une raison bien spécifique. Plus j’avançais et plus j’en apprenais sur cette mystérieuse organisation. Une avancée fort bizarre et complexe, la marque de commerce de Remedy. Voilà, pourquoi en dévoiler plus? Je vous laisse à votre tour découvrir la vie mouvementée de Jesse. Par contre, je peux vous mentionner que le scénario pourrait très bien se retrouver dans un film de science-fiction. Ah oui, c’est quoi ça le Hiss???

Moi qui apprécie grandement les jeux dans lesquels il faut explorer partout ou farfouiller chaque recoin de chaque pièce, j’étais aux anges. J’en ai eu pour mon argent. En fait, le jeu se divise en différentes phases: une phase d’exploration, une phase de tir, une phase de dialogue et on répète jusqu’à guérison complète. Mais sérieusement, jamais je ne me suis ennuyé durant mon aventure qui dura 15 d’heures bien étalées entre la mission principale et ses quelques quêtes annexes. Cependant, le jeu m’a semblé redondant à l’occasion, surtout vers la fin. En fait, le jeu s’inscrit dans la même veine que la série Uncharted. Trop de phases de combats, pour aucune raison. Les développeurs ont abusé de ce côté.

Plus tôt dans mon test, je mentionnais que je devais explorer tout sans broncher. Sachez que je l’ai fait pour de bonnes raisons. Tout d’abord pour dénicher des accès pour ouvrir des portes, mais également pour soit améliorer mes pouvoirs, mon énergie et ma santé ainsi que mes armes. Tout est bien détaillé dans les différents menus. De plus, le jeu est rempli de différents documents: audios, écrits ou vidéos qui une fois consultés, se retrouvaient stockés dans mon journal pour une prochaine lecture. Ces derniers m’ont grandement servi à comprendre l’histoire et mettre en place toutes les pièces du puzzle, dans le but d’y voir plus clair. Vraiment, il y a de quoi faire. D’ailleurs, par trois fois, je croyais enfin arriver au dénouement final. He non! J’allais de surprise en surprise. Suite au générique final, le jeu offre l’option de continuer pour terminer les objectifs ou missions secondaires non terminées. Après avoir vu la scène finale, je serais étonné que le jeu ne fasse pas l’objet d’une suite, mais vous savez, tout est interprétation.

J’ai vraiment aimé les phases de combat même si trop nombreuses. Le tout peut se faire via du corps à corps avec la force digne de Star Wars ou par échange avec armes balistiques. Le tout demeurant toujours fluide, malgré l’absence d’une résolution 60 FPS. Lorsque j’ai appris le pouvoir de prendre des objets et les projeter, je me sentais presque invincible.

Le jeu est magnifique et même sans de la 4K, la facture graphique est superbe. La nouvelle technologie qui permet d’afficher tous les reflets au sol est impressionnante. Une première pour ce cycle de consoles en fin de vie. D’ailleurs, maintenant ça joue sur les petits détails. Nous n’aurons plus une réelle révolution vécue entre la Xbox et Xbox 360 par exemple. Maintenant, il s’agit d’une évolution. Bref, le jeu est superbe. Par contre, les ennemis sont un festival du clonage. Ce n’est pas plus mal, mais j’avais l’impression de dézinguer sans cesse la même famille. De plus, j’ai vécu quelques séquences de ralentissements, surtout au moment de relancer une partie après une mort.

Certes, le jeu est excellent, mais n’est pas exempt de tout défaut. La synchro labiale n’est clairement pas la force. Le décalage est trop grand. Bon, j’ai joué en français, alors peut-être qu’il est là le problème. Pour ce qui est de la langue, le tout se déroule entièrement soit dans la langue de Molière ou de Shakespear. C’est au choix. Le doublage est très bien et lorsque je parlais ou mes interlocuteurs le faisaient, on sentait les émotions. La bande originale ne renferme pas tant de pièces musicales. Quelques-unes qui peuvent jouer au moment d’allumer une radio. Par contre, vers la fin, c’est à ce moment que les principales pièces fortes arrivent et ça se fond bien avec l’action présente. J’aimerais bien mettre la main sur la bande originale. La force de cet aspect réside dans les différentes voix que j’entendais. Provenaient-elles de ma tête? Un jour, vous saurez… De plus, l’immersion est devenue totale lorsque je me suis aperçue que je me parlais à moi-même. Pourquoi? Parce que je devais m’interroger si je disais la bonne chose ou si je devais me dévoiler. Devais-je faire confiance à ceux qui me le demandaient? La réponse viendra… Chaque zone qui renferme des ennemis se voit teintée d’une couleur rouge et la même musique joue pour sonner le début du combat pour ensuite se calmer et rappelez que l’affrontement est terminé. C’est toujours le procédé similaire. Mention plus qu’honorable aux jeux d’acteurs. De l’émotion à l’état pur. Autre mention honorable au concierge de service Athi. Un personnage fascinant.

Au final, après Alan Wake et Quantum Break, on a encore droit à du grand Remedy Entertainment. Un jeu qui peut paraître complexe à la première approche, mais je suis resté dessus jusqu’à le terminer. D’habitude, je joue à plusieurs jeux en même temps, mais là non. Une superbe expérience que je vous recommande haut la manette. Si vous appréciez l’univers de Remedy, alors, vous aimerez le dernier du studio.

Cote FG: 9/10

Points positifs:

  • Une belle originalité, mais fort complexe.
  • Une histoire prenante avec plein de rebondissements.
  • Le système de pouvoirs à la Star Wars.
  • Le graphisme bluffant.
  • Un doublage et jeu d’acteurs efficaces.
  • Une très bonne expérience globale.

Points négatifs:

  • Quelques ralentissements.
  • Phases de combats trop nombreuses.

Fiche technique:

  • Développé et publié par Remedy Entertainement.
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One X).
  • Jeu d’action/aventure, jouable à la troisième personne.
  • Offert en version intégrale anglaise ou française.
  • Solo uniquement.
  • Version boîte ou téléchargeable.
  • Site officiel: https://controlgame.com/