(Test FG – Jeux vidéo) The Dark Pictures Anthology: Man Of Medan

 
Plus on prend de l’âge et plus nos goûts changent, nos opinions peuvent carrément devenir le contraire que ce l’on pensait initialement, bref, on évolue. C’est mon cas pour les jeux vidéo. Si je recule il y a quelques années, je n’aimais pas vraiment les jeux d’horreur ou d’épouvante. Disons qu’avoir peur pour rien, ne me procurait pas un bien-être satisfaisant. Par contre, j’ai depuis changé mon fusil d’épaule et aime bien ce type. Bon, c’est bien pour le côté vidéoludique, mais encore très difficile pour le monde cinématographique. Pour moi, c’est beaucoup trop prévisible maintenant. Par contre, les jeux continuent de me surprendre. Le tout a débuté avec Resident Evil VII et ma copine actuelle est une friande des films d’horreur.

Donc, malgré mon aversion pour ce type de jeu, j’avais grandement apprécié Until Dawn pour son côté fort immersif et lorsque le jeu The Dark Pictures Anthology: Man Of Medan fut annoncé, j’avais très hâte de mettre la manette dessus. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous livrer mon ressenti final.

Tout d’abord, c’est quoi ça The Dark Pictures Anthology? Il s’agit d’une série de plusieurs jeux qui s’échelonnera sur plusieurs années et chacun de ses titres sera indépendant l’un de l’autre. Le second ayant déjà été annoncé pour le début de 2020. Donc, le scénario de Man Of Medan met en vedette un groupe de cinq amis qui se retrouvent sur un bateau dans le but d’effectuer de la plongée sous-marine pour explorer une épave d’un avion issue de la Deuxième Guerre Mondiale et y dénicher le fameux trésor qu’est l’Or de Mandchourie. Par contre, le jeu ne débute pas de cette manière et ça met tout en contexte durant le prologue. Je vous laisse le découvrir par vous-même, disons simplement que le début met la table pour la suite des choses.

Certes, comme le jeu Until Dawn, l’histoire est bourrée de clichés, mais les développeurs assument totalement cette optique. Par contre, même si le jeu ne dure que quelques heures, voire environ quatre heures, on y retrouve quelques longueurs. Plus souvent qu’autrement, je me suis retrouvé devant un simulateur de marche en quête d’exploration. Oubliez le fait qu’il s’agit d’un jeu d’horreur. Non, je dirais que c’est plus type stressant qu’autre chose. À quelques endroits, ça peut devenir oppressant, mais encore loin de l’ambiance d’Until Dawn. J’ai vécu quelques scènes dans lesquelles j’ai fait le saut, mais rien de plus. Par contre, malgré cette déception, j’ai bien aimé mon expérience. Bref, je serais tenté de dire que j’avais sous la main un film interactif doublé de nombreuses cinématiques entrecoupé d’une narration.

Reste que le but du jeu demeure de sauver Conrad, Fliss, Alex, Brad et Julia. Je ne vous cacherai pas que je n’ai pas réussi, ma mission. Je n’ai sauvé que deux personnes de la mort. Mais, pas de soucis, je recommencerai avec le désir de faire mieux. Une fois le jeu terminé pour une première fois, j’ai déverrouillé l’option de choisir qu’elle scène je voulais refaire. Très utile pour changer ses décisions ou sauver un personnage qui est mort par notre faute. J’ai aussi bien aimé pouvoir personnifier les cinq personnages à tour de rôle. Tout dépendamment des choix effectués évidemment.

Autre point que j’ai apprécié, c’est le Conservateur qui à même sa bibliothèque faisait la narration de l’histoire qui semble avoir été écrite de sa main. Il n’est pas présent très souvent, mais ces courts moments étaient forts appréciés. J’ai l’impression qu’il s’agira du fil conducteur de cette anthologie. Un plus immersif.

Outre le fait de faire la lumière sur cette histoire, il faut fouiller partout, car chaque zone renferme soit des tableaux qui servent de prémonition, soit des secrets qui se retrouvent sous forme d’objets à examiner, de journal de bord ou autres items. Ce qui peut paraître banal de prime abord, mais chacun comporte son utilité pour bien assimiler ce qui déroule vraiment sur le vaisseau fantôme. Car, oui, plus tard dans l’histoire, je me suis retrouvé sur un immense cargo. Je n’en divulgue pas d’avantage. Plus vous découvrirez de secret, et plus vous débloquerez des bonus comme un documentaire ou un journal des développeurs.

Le jeu peut se vivre en solo ou via du multijoueur en mode local ou en ligne. Malheureusement, j’ai dû vivre mon expérience seul. Pour jouer avec d’autres personnes, deux choix s’offriront à vous: le mode Histoire Partagée qui permettra de faire l’histoire en ligne avec un ami ou Soirée Télé dans lequel vous devrez passer la manette et vivre l’histoire, et ce, entre deux à cinq joueurs. Une superbe option, que je tâcherai de tester prochainement.

Côté jouabilité, c’est du Until Dawn, mais encore plus lent. Les personnages ne peuvent courir et se déplacent très lentement, malgré certains moments de frayeur. Bon, je n’ai pas peur de me lancer, les personnages bougent comme s’ils avaient un balai dans le postérieur. Peut-être que le jeu est construit de cette manière, mais bon. Sinon, le tout repose sur un système de QTE ou si vous préférez un système d’actions contextuelles. Pratiquez-vous avant avec d’autres jeux, car le choix des actions à l’écran va très vite. C’est d’ailleurs de cette manière que deux de mes personnages sont morts. Soyez très réactifs et ne manquez surtout pas une seconde de l’action. Cependant, soyez-en averti, le rythme du jeu est très lent ce qui contraste avec les phases de QTE.

Le graphisme de son côté est fort impressionnant. Les décors, bien que très sombres, surtout sur le cargo, renferment une quantité incroyable de détails. Ce qui fait la renommée du jeu ce sont les différents protagonistes. Ils sont foutrement bien détaillés et on sent leurs réelles émotions sur leur visage. J’ai vécu un ou deux ralentissements, mais sans plus avec quelque temps de chargement entre chaque scène.

Ce type de jeu mise énormément sur l’ambiance sonore. C’est le cas ici, mais avec un certain bémol. On essaie de faire peur au joueur, mais pour ma part, ça n’a vraiment pas fonctionné et c’est dommage. On tente volontairement de s’inspirer de films d’horreur, mais à mon point de vue, c’est un peu raté. On y retrouve une ambiance pesante entremêlée d’une musique lugubre ou un silence lourd, mais rien qui se détache d’un film de série B. J’y ai joué en français et le jeu des acteurs se veut inégal. Tantôt convaincant et tantôt, des émotions qui n’ont rien à voir avec l’action. Un exemple: Alex retrouve son frère, un des cinq présents, mort, il crie et à peine la scène suivante, tout va bien et c’est oublier. Comment voulez-vous que j’embarque si le tout ne suit pas? Je veux bien que le jeu soit court, mais quand même, un peu sérieux svp.

Au final, certes, c’est quatre heures pour 40$, vaut-il un achat? Je crois que oui, car il s’agit du premier titre d’une collection à venir. De plus, vous pourrez le trouver moins cher en occase, alors, si vous aimez le type Until Dawn, vous apprécierez. J’ai vécu un bon moment, malgré certaines déceptions.

Cote FG: 7.5/10

Points positifs:

  • Une histoire qui pousse à découvrir le dénouement final.
  • Le jeu des acteurs…
  • Un haut facteur de rejouabilité.
  • L’inclusion des modes multijoueurs.
  • Un graphisme sans faille.
  • Le Conservateur.

Points négatifs:

  • Courte durée de vie.
  • parfois déficient.
  • Un type horreur qui ne fait pas peur.
  • Les mouvements trop rigides.

Fiche technique:

  • Développé par Supermassive Games.
  • Publié par Bandai Namco.
  • Jeu de type survie/horreur.
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Mode solo ou multijoueur. (local ou en ligne)
  • Offert en version intégrale anglaise et française.
  • Version boîte ou téléchargeable.
  • Site officiel: https://www.thedarkpictures.com/