Nous sommes en 2013, je suis étendu sur mon lit d’hôtel à Ivujivik (l’une des 14 communautés du Nunavik) et je regarde la populaire série (elle l’était à cette époque) Storage Wars diffusée à A&E Network. C’est alors que j’ai entendu pour la première fois l’expression «The wow factor». C’est en progressant à travers les chapitres du jeu Horace que l’expression, qui était dormante dans ma mémoire, a fait «Chboum là-dedans»! Car Horace, c’est plein de petits wow factors !!!

Horace

  • jeu de plateforme d’aventure disponible sur PC uniquement.
  • Développé par Paul Helman et Sean Scaplehorn
  • Édité par 505 Games.

Pour y jouer, il vous faudra au minimum :

  • Windows 7
  • un Processeur i5
  • 4 Gb de Ram
  • Une carte graphique supportant DirectX 12
  • Finalement, sachez que le jeu Horace occupe un énorme 14,7 Gb sur moin disque dur.

Histoire

L’histoire, divisée en 22 chapitres est celle du robot Horace. Ce dernier est accueilli par un vieil homme propriétaire d’un manoir et de ses amis et/ou employés. Horace doit d’abord apprendre à se déplacer, et à sauter pour ensuite mener à bien sa mission principale qui est de faire le ménage dans le manoir et autour de ce dernier. C’est alors que débute le didacticiel nous montrant les capacités de base d’Horace. Suite à un évènement traumatisant pour Horace, ce dernier se désactive et est remisé au sous-sol du manoir. Quelques années plus tard, Horace se réveille et le monde qu’il connaissait n’est plus. Le manoir est en ruine et les personnes qui y habitaient sont introuvables. Il part donc à la recherche de ses amis pour comprendre ce qui s’est passé.

L’intrigue du jeu est beaucoup plus complexe que dans la plupart des jeux de plateforme typiques. Elle se découvre petit à petit. Certains chapitres se terminent en répondant à certains questionnements, tout en n’en créant d’autres, tout comme un bon téléroman !!! Wow!

L’action

Comme tout bon jeu de plateforme, on doit maîtriser à la quasi-perfection les mouvements d’Horace pour éviter les différents obstacles se dressant sur notre parcours. À ce niveau, Horace se manipule facilement. À la base, il peut marcher, courir, sauter et plus on avance dans l’histoire, plus les capacités d’Horace se diversifient, via des mises à jour de son micrologiciel… Wow!

La diversité des tableaux est au coeur même de la joie que procure le fait de jouer à Horace. Parfois vous aurez à parcourir un tableau typique des meilleurs jeux de plateforme, parfois il vous faudra jouer de la batterie à la Rock Band ou d’autres fois, il vous faudra conduire une voiture et faire feu sur les drones ou voitures vous attaquant et vous bloquant le chemin… Wow!

Évidemment, la grande diversité des mécaniques de jeu fait en sorte que certaines étaient vraisemblablement moins peaufinées par le développeur. La conduite des voitures est spongieuse et simpliste, la justesse de détection des tableaux musicaux à la Rock Band ne me semblait pas constante. Cependant, cela n’a jamais sérieusement compromis le plaisir que j’ai eu à jouer à Horace, car pour moi, les surprises occasionnées par la diversité des différentes mécaniques représentaient un niveau de plaisir beaucoup plus élevé que les imperceptibles frustrations occasionnées par ces petits manques de justesse ou manques de précisions microcalculées.

Comme déjà mentionnés, plusieurs mini jeux vous permettront de pratiquer votre rythme. Vous devrez jouer de la batterie à la Rock Band, essuyer de la vaisselle, fabriquer des briques ou étamper des colis pour la poste en suivant une trame musicale, ce qui vous permettra de gagner un salaire. Il vous est possible également de relaxer à l’arcade en jouant, entre autres, à un clone de Pac Man où vous incarnez Slimer et devrez éviter les Ghosbusters, ou encore en jouant à un simili Out run intitulé Day Off, inspiré du film Ferris Bueller’s Day Off (on reconnaît Cameron Frye en raison de son chandail des Red Wings arborant le célèbre numéro 9 de Gordie Howe…) Wow !


Ce qu’en pensent mes yeux et mes oreilles

Le graphisme de style pixel art est généralement superbe et grandement coloré. Cependant, il y a surtout un moment lors duquel cette forme visuelle ne brille pas du tout et c’est lorsqu’il y a un zoom sur l’image et malheureusement, lors des très nombreuses cinématiques, le zoom est surexploité telle l’exploitation de Lens flare dans les films d’un certain J.J. Abrams…


La voix d’Horace, robotique et monotone, correspond à ce qu’on peut s’attendre d’une voix de robot. Cependant, puisque c’est la seule voix que nous entendons dans chacune des cinématiques du jeu, elle devient rapidement trop monotone. Pour cette seule raison, je souhaitais parfois passer la cinématique, mais j’aurais manqué un bout de l’histoire et de plus, il m’était impossible de le faire, car je n’avais pas activé cette option dans les paramètres du jeu.

La musique est en partie tirée du registre de pièces classiques bien connues et parfois de trames originales. Selon moi, le mix est parfait et le rythme correspond très bien à ce qui se passe à l’écran. Un des rares aspects négatifs est le bruitage. Plus particulièrement, celui lors des sauts. Le son émis lorsqu’Horace saute ressemble au bruit fait par quelqu’un sautant sur un vieux matelas dont les ressorts sont grandement fatigués… Je vous laisse deviner que puisque c’est un jeu de plateforme, des sauts, il y en a plusieurs à faire donc, ce bruit désagréable, on l’entend régulièrement. Trop régulièrement…


En résumé

Horace est un jeu superbe! Malgré ses quelques petits irritants au niveau sonore, il se résume à être un jeu exceptionnel! Il est parfois difficile, sans être impossible. Il représente donc un bon défi varié de par les multiples mécaniques provenant de divers types de jeux ayant marqué l’histoire. Honnêtement, il vous sera plus facile de la savourer pleinement si vous avez vécu les années 80, car il comporte une multitude de clins d’œil à la culture de cette merveilleuse décennie. Les films Ghostbusters, Ferris Bueller’s Day off, Star Wars 77-83 (la seule vraie trilogie…), les jeux Out run, Pac Man, Space Invaders, etc. WOW WOW WOW!

Pour avoir un aperçu de la jouabilité du jeu Horace, vous pouvez visualiser une vidéo de séquences du jeu ici : Let’s play Horace par Mastabruta.

 

Points forts :

  • Séquences de platforming représentant un excellent défi
  • La grande diversité des mécaniques de jeu
  • L’histoire
  • Les références et clins d’oeil aux années 80!

Points faibles :

  • Certains effets sonores
  • Le visuel de certaines cinématiques
  • La voix monotone d’Horace surexploitée.

 

Note FG 9/10