(Test FG – Jeux vidéo) Moons of Madness

 
PFFFFFF! La lune… C’est trop anodin… Trop 1969 (année du premier alunissage – Si vous n’êtes pas conspirationniste…). La prochaine grande étape, c’est MARS!Qui réussira à mettre le pied sur la planète rouge en premier? Évidemment, l’industrie privée s’intéresse de plus en plus aux voyages spatiaux, ce qui accélère la recherche et du même coup, nous rapproche de plus en plus de cette date fatidique où l’humain posera le pied sur Mars. Mais avant que ce ne soit chose faite, on peut bien rêver et s’évader grâce au monde virtuel des jeux vidéos, dans lesquels Mars est peuplé de « petits » bonhomme vert…

Le jeu Moons of Madness (MoM) nous offre cette possibilité. Il faut savoir que MoM est un croisement entre le film The Martian avec Matt Damon et le jeu classique System Shock 2. Donc, ce n’est pas un jeu d’exploration ni de colonisation. Le développeur qualifie son dernier né comme étant un jeu d’horreur cosmique. Je considère que cette appellation a entièrement du sens.

  • Développeur : Rock Pocket Games
  • Éditeur : Funcom
  • occupe 15,6 Go
  • Version jouée 1.01
  • configuration minimale :
    • Processeur : i5-760 / AMD Athlon X4 740
    • Mémoire vive : 4 Gb
    • Carte graphique : GeForce GTX 460 ou MX150 / Radeon R7 260X
  • Disponible sur PC, pour les PS4 et Xbox One ce sera le 21 janvier 2020

Histoire

Orochi est, au même titre que Weyland Yutani (les fans d’Alien comprendront), une entreprise privée qui ose, en quelque sorte, l’exploration spatiale. Vous êtes Shane Newehart, un ingénieur travaillant pour Orochi. Votre travail constitue essentiellement à entretenir la base martienne. Vous êtes en quelques sortes, l’homme à tout faire. Cependant, vous vous rendrez rapidement compte que tout n’est pas ce qu’il paraît et que certains de vos collègues ont un agenda caché et que même les lunes de Mars : Phobos et Deimos ne sont pas si anodine qu’on pourrait croire. Bientôt, vous plongerez dans des hallucinations vous ramenant dans des souvenirs d’enfance et découvrirez que Mars cache davantage que de la glace sous son couvert rouge.

Comment ça marche?

Dans un premier temps, MoM est un jeu se déroulant à la première personne. Comme tout bon jeu de ce type, il vous est possible de vous déplacer librement dans l’environnement, de vous accroupir, de courir (pas très vite, mais quand même…) etc. Cependant, impossible de sauter. Les commandes répondent bien et je n’ai décelé aucun problème à ce niveau. Je dois clarifier que j’y ai joué à l’aide d’une manette et non avec le duo classique qu’est le clavier-souris, mais sachez qu’il est possible de le faire si vous préférez cette configuration.

Comme plusieurs jeux d’horreur, il faut faire face non pas seulement à des environnements lugubres et des monstres terrifiants, il faut aussi savoir résoudre des énigmes et des puzzles. Dans le jeu Moons of Madness, ces derniers sont nombreux et très intéressant, je considère même que certains se démarquaient de par leur originalité. Parfois il faut reconnecter des circuits électroniques (c’est du déjà vue), d’autres fois, il faut réaliser une solution chimique en mélangeant diverses substances (encore déjà vue), ou activer une multitude des boutons sur un panneau de commandes (déjà vue…). Évidemment, ce ne sont pas de grandes nouveautés dans le monde vidéoludique que de réaliser ce genre de tâche. Cependant la façon de les rendre à terme, dans MoM est bien adaptée à l’action et au rôle d’ingénieur du protagoniste sur la base. Ces puzzles bénéficient régulièrement d’indicateurs visuels reposants sur des codages de couleur vous indiquant si vous êtes sur la bonne piste ou non… De ce côté, je considère que des différences dans les teintes de couleurs choisies ne sont pas suffisamment marquées, ce qui rend les puzzles plus difficiles pour certaines personnes. Je tiens à me faire le porte-parole de tous les daltoniens gamers et à remercier le développeur au nom de tous ceux et celles qui doivent redoubler d’ardeur par rapport aux autres joueurs pour réussir à résoudre les énigmes… MERCI !!! (Sentez-vous le sarcasme???)

Ce que mes yeux et mes oreilles en pensent

Le graphisme est digne de certains jeux AAA. Le moteur utilisé est le Unreal engine 4 et on voit que le développeur maîtrise bien cet engin. J’ai adoré les sections se passant sur la surface de la planète rouge. L’environnement martien me semblait fort réaliste (en basant mes comparaisons sur des photos de la NASA…). La trame musicale est quasi absente sauf lors de sections plus tendues. Elle laisse plutôt la place à un murmure sonore constant s’agençant très convenablement à l’environnement visuel. Le bruitage est convaincant. La respiration du protagoniste qui s’accélère et devient plus forte, le vent martien lors des sections se passant à l’extérieur, etc. Donc au niveau sensoriel, tout colle.

En résumé

Il m’a fallu environ 10 heures pour compléter le jeu (hé oui, je suis mort quelques fois, donc ça m’a pris plus de temps…). Je dois avouer, j’aurais bien aimé que le jeu soit plus long. Bon, je considère que 10 heures, c’est bien, mais j’en aurais pris encore plus. Certain me diront, juste à commencer une nouvelle partie…! Bof, la rejouabilité, elle est selon moi presque nulle, car il n’y a pratiquement aucun choix à faire et l’exploration peut être menée à fond en une seule partie. Il ne me reste donc qu’à souhaiter que le développeur se lance dans une suite, non pas en lien avec l’histoire, mais plutôt en se basant sur le même genre d’environnement, qui selon moi, fait que ce jeu réussit à se démarquer de la masse.

Tranche de vie

En voulant démarrer le jeu pour continuer ma partie, Steam a téléchargé le jeu à nouveau et l’a réinstallé au complet, comme s’il n’avait jamais été installé auparavant. Bizarre!!! Peut-être était-ce totalement délibéré et prévu. Peut-être était-ce une toute nouvelle tentative d’immersion du joueur dans le monde de l’hallucination et de la démence de la part du développeur…? Hors mis ce petit irritant, je dois admettre que le jeu est très stable et que je n’ai rencontré aucun bogue ou autre problématique marquante. Donc de lève mon chapeau à Rock Pocket Games!!!

P.S. En voulant simplifier la rédaction de cette critique, j’ai simplifié la rédaction du nom : Moons of Madness en créant un acronyme : MoM. Pour ceux et celles qui joueront au jeu (je vous le conseille), vous verrez que cet acronyme a beaucoup de sens… Encore une fois, est-ce volontaire de la part du développeur pour nous faire plonger davantage dans la paranoïa et le délire de son jeu…? Je vous laisse juger!

Si vous n’êtes toujours pas convaincu, je vous suggère de visualiser ma vidéo relatant les 45 premières minutes de ma partie, incluant mes commentaires sans filtres…

Points forts

  • Visuellement réussi
  • Puzzles diversifiés et souvent directement reliés au rôle d’ingénieur du personnage.
  • Environnement martien
  • Stabilité du jeu (pas de bogue)

Points faibles

  • Puzzles fortement aidés par des couleurs trop peu distinctes
  • L’histoire qui pourrait être un peu mieux
  • On ne peut pas conduire le véhicule nommé .

Note FG : 8/10