(Test FG) REZ PLZ

 
Il y a de ces jeux difficiles où l’on meurt souvent, mais y a peu de jeu ou la mort est intentionnelle et même nécessaire afin d’avancer dans un niveau. Si recommencer souvent et partager cette frustration avec un ami semble pour vous une chose intéressante pour passer la soirée, je vous suggère REZ PLZ.

Mettre son frère en feu afin qu’il allume une torche, qui ouvre une porte, qui nous donne accès à des limaces nageant dans la lave… Une journée ordinaire quoi.

REZ PLZ (qui je soupçonne veut dire : Ressuciation Please) est un jeu de plateforme solo et coop, qui nécessite que les joueurs se sacrifient et se ressuscitent afin de résoudre des puzzles de plus en plus difficiles. Les frères Arcan et Zeph sont deux étudiants un peu paresseux de l’école de sorcellerie. Lorsque les forces du Dark Arcanum attaquent l’école, les deux frérots, considérés inutiles par le méchant magicien, sont lancés dans un puits. Au fond du puits, votre histoire commence et vous voilà en quête de la sortie. Il y a plusieurs modes de jeu qui seront disponible à la sortie, malheureusement ma version ne donne accès qu’au mode histoire et speed run. Les deux personnages sautent frappent et ont la possibilité de lancer l’autre dans les airs. C’est avec ces capacités rudimentaires que vous affrontez le premier chapitre d’une longue et difficile journée de 36 niveaux.

Le premier Boss est aussi le plus intéressant.

La vie serait tellement plus simple si le parchemin de résurrection fonctionnait de façon illimitée, mais voilà qu’il y a une attrape : on a besoin de pierre pour chaque résurrection. Chaque personnage commence le niveau avec trois, ensuite il vous faudra les collectionner. Cela dit, il est possible d’activer un mode infini qui permet en effet de ressusciter nos amis sans aucune limite, un genre de mode facile. En plus des pierres, il est possible de collectionner des petits avatars qui symbolise sur quel joueur est la caméra (ou le contrôle en mode solitaire). Quoique non nécessaire, la collection de ce bidule rajoute au défi. Chaque niveau se termine par un Boss qui est en fait un niveau dynamique plus ou moins semblable aux précédents. Ici et là on trouve des objets qui permettent à nos deux zéros de résoudre les énigmes : Tête de mort que l’on dépose sur un bouton, corps d’un ennemi qui peut servir de protection contre les piques, dynamite pour les passages bloqués, etc. Au fur et à mesure que le jeu avance, chaque chapitre introduit de nouvelles mécaniques qui lui sont uniques.

Un des bogues du jeu, La maudite chauve souris dont j’ai besoin n’apparaît pas !

Le jeu ressemble visuellement à tout ce qui se fait dans le genre rétro 16 (32?) bits, la musique produit une belle ambiance. Le visuel est assez inégal par contre. Le deuxième chapitre est le plus faible dans ce domaine. Les textures grises du château se mélanges mal et il y a certains endroits on l’on a de la misère a faire la distinction entre un mur et une plateforme. Je dois admettre que je teste une version non complète, difficile de dire si le tout sera retravaillé avant la sortie officielle. Le jeu offre plusieurs langues , et tout les bulles de textes et le menu sont traduits. Par contre, l’humour de certains éléments est perdu, surtout les titres de chaque mission qui sont des jeux de mots en anglais.

Malheureusement la traduction n’est pas toujours à la hauteur.

Dans un jeu où la dextérité est vitale, et l’on doit rapidement passer d’un personnage à l’autre, j’aurais aimé que la réactivité des boutons (je joue avec une manette Xbox One) et les petites animations qui s’en suivent soient beaucoup plus rapides. Un exemple : À un moment donner on doit alterner en chaque personnage, un qui pousse sur des boutons et l’autre qui saute sur les plateformes activées afin de monter plus haut. Le problème dans cette séquence est que la caméra ne bouge pas assez vite entre les deux personnages et on échoue alors parce qu’on ne voit pas ce qu’on fait. Un autre irritant dans un jeu où l’on recommence souvent c’est de ne pas pouvoir sauter les dialogues au début de la mission contre un boss. Finalement, il y a plusieurs moments ou on doit recommencer le niveau parce que le jeu ne régénère pas un élément comme un ennemi dont on a besoin pour passer une trappe. L’exemple le plus frustrant pour moi est lorsque la chauvesouris n’attaquait plus mes personnages, empêchant un de mes héros de se faire découper en deux. Ce qui par la suite empêche mon autre personnage de prendre le corps découpé pour activer une trappe.

On rencontre quelque fois des NPC qui ne dise qu’une chose et n’aide en rien le joueur ou l’histoire.

Il y a un sentiment de fierté qui vient avec la découverte de trucs qui permettent de réussir une section sans sacrifier une vie. REZ PLZ nous offre beaucoup de chance de « tricher » en utilisant un truc vieux comme le monde : sauter à l’extrême limite d’une plateforme. On peut aussi lancer son compagnon par-dessus les piques au lieu de le sacrifier. Il y a plusieurs moments où j’ai trouvé que l’inverse était vrai, et où ne pas perdre mon temps à ramener le deuxième frère était beaucoup plus rapide même si je sacrifie une vie. Il y a plusieurs sections de niveau ou il est préférable de traverser un seul personnage et ramener le second à la vie plus loin est préférable à ce que le jeu suggère. Bref, il y a plusieurs façons de jouer. Une façon de jouer qui change le jeu du tout au tout, c’est le mode infini. Ça peut sembler être de la triche, mais puisque c’est une option offerte, je me dois d’en parler, surtout que ça rend le jeu beaucoup plus accessible à ceux qui n’aime pas autoflagellation. Dans ce mode, puisqu’il n’y a pas de limites de résurrection, la réussite du niveau est presque assurée. Cela permet aussi d’essayer des trucs qui nous couteraient une précieuse vie dans le mode normale. Bien sûr votre note finale va en souffrir, mais si la seule chose qui vous intéresse c’est de passer au travers du jeu, c’est une option disponible.

Graphiquement ça en prend un peu pour son rhume au fur et à mesure que le jeu avance.

Au moment d’écrire ces lignes, le jeu n’a pas de date de sortie officielle, mais on laisse planer juin comme possible sortie. Le jeu ne devrait pas être trop cher non plus. Il me manque plusieurs détails afin de recommander le jeu ou non. Premièrement, est-ce que le jeu réussit à combler les lacunes techniques. Deuxièmement je dois aussi mentionner que ma version test ne me donne pas accès à un mode Gauntlet.

Site Officiel

Page Steam

Points forts :

  • La mécanique unique de résurrection.
  • La diversité des niveaux.
  • Plusieurs heures de jeux et rejouabilité avec le mode speed run.
  • Textes humoristiques auto dérisoires.
  • Disponible en Français.

Points faibles :

  • Lacunes techniques qui nous font échouer ajoute une frustration non nécessaire.
  • À partir du deuxième chapitre, il y a un recul dans la qualité graphique.
  • Pas de possibilité de sauter les dialogues.
  • Réactivité et lenteur du changement de caméra.

Eric Chamberland

Twitter @chambee