(Test FG) Xenoblade Chronicles: Definitive Edition

 
Je suis un fan de JDRJ depuis tellement longtemps que le tout a débuté avec Dragon Warrior et le premier Final Fantasy sur la NES. Depuis, les jeux de ce type ne cessent de m’impressionner. Alors, quand la chance m’a été offerte de tester le jeu Xenoblade Chronicles: Definitive Edition sur Nintendo Switch, j’étais aux anges. Voici mon compte rendu d’un des meilleurs titres qui était destiné à la Nintendo Wii.

Une intro qui en jette:

Ayant joué à la première itération sur Nintendo Wii, je vais présenter ce test comme si c’était la première fois que j’y jouais en y abordant les ajouts. Après tout, il doit y avoir bon nombre de joueurs qu’ils n’y avaient pas joués à l’époque. Premier constat, il s’agit de la même histoire à tout point de vue que la version 2012. L’ajout principal vient du chapitre bonus qui tient place comme épilogue. Il est fortement conseillé d’y jouer après avoir terminé le jeu une première fois.

Un grand récit vidéoludique:

Alors que le monde n’était encore qu’un océan sans fin (je me sens comme dans un reportage de National Geographic), deux titans Bionis (pierre) et Mékonis (métal) d’une envergure jamais vue, s’affrontèrent durant des siècles, on est loin d’un combat de boxe de 12 rounds, au bout d’un long, très long moment, les deux finirent par mourir au bout du dernier choc de leur épée. Comme l’évolution suit son cours, les deux titans finirent par accueillir la vie et voir deux peuples s’y établir: sur Bionis, les Homz et sur Mékonis, les Mékons. Deux peuples vivant dans le conflit, l’un voulant éradiquer l’autre, l’un voulant sans cesse attaquer et l’autre se défendre.

Le jeu débute un an avant les événements de l’aventure principale alors que Dunban, le soldat le plus qualifié sur le champ de bataille met un terme à une 728e bataille entre les deux entités alors que les Homz sont victimes d’une autre invasion de Mékons. Le tout sous la force incroyable de l’épée surpuissante: la Monado. C’est là que le joueur entre en action dans la peau de Shulk, un jeune artisan de la Colonie 9 qui tombe sous les charmes de la fameuse épée. Ne peut prendre le contrôle de l’épée qui veut, alors Shulk est un des rares chanceux à pouvoir le faire. En fait, c’est la Monado qui choisit.

Quelque temps plus tard, après une période d’accalmie, les Mékons sont de retour pour encore attaquer et cette fois ils viennent avec des unités encore plus fortes. Dès lors, Shulk et ses ami(e)s doivent partir en guerre et tenter de sauver l’homzanité.

Un jeu complet:

Cette histoire est une des meilleures que j’ai jouées pour un JDRJ. On veut avancer rapidement dans le scénario pour en connaître plus. C’est parfait, car le jeu est rempli de surprises, de rebondissements, de moments très émotifs autant heureux que triste. Il s’agit d’un jeu fort complet. Au menu, une quête principale d’une trentaine d’heures et on y ajoute au moins 10 à 15 de plus avec les nombreuses quêtes secondaires et plus si vous voulez tout explorer et combattre sans cesse. D’ailleurs, on s’ennuie rarement dans les quêtes annexes. Oui c’est vrai, la majorité sont des quêtes FedEx, donc, va là chercher un item et revient me voir avec, mais bon, c’est le même système que dans bien des jeux. Par contre, si vous voulez jouer au mode normal, vous n’aurez d’autres choix qu’effectuer ces quêtes pour oui aider des gens avant tout, mais aussi pour cumuler de l’expérience servant à monter de niveau et ainsi améliorer les personnages du groupe, pas seulement votre personnage. Si le mode facile est choisi, alors pas vraiment besoin de faire dans les quêtes annexes pour bien avancer. Disons qu’en mode normal, si vous rencontrez un ennemi de niveau 30 et vous 22, vous subirez une dégelée monumentale à moins d’un coup de chance, par contre, en mode facile, ça sera très prenable.

Certes, même s’il s’agit d’un jeu évoluant dans un monde semi-ouvert, il y a des centaines d’aller-retour à y faire, mais dès qu’une nouvelle zone a été découverte une première fois, le voyage rapide est autorisé et le temps de chargement pour s’y rendre n’est qu’une question de seconde. Bel exemple d’optimisation.

Outre les personnages qui m’accompagnaient, j’en ai connu plusieurs au cours de mon aventure, plusieurs autres rencontres étaient à l’honneur via des personnages non jouables. À l’occasion intéressante et à d’autres, pas du tout. Chaque zone comportait des marchands avec qui soit vendre ou acheter des items superflus ou utiles selon l’utilisation, car oui des articles soit à garder ou à vendre il y en avait une panacée. Ce qui était bien, c’est que je ne gardais pas tout pour moi, je pouvais donner ce que je voulais aux autres membres de mon groupe. Chaque ennemi mort se transformait en coffre dans lequel se trouvaient certains items. En allant dans le menu principal, je pouvais changer mon équipement et y greffer des gemmes obtenues comme récompense lors des différentes quêtes. Dans le même menu, je pouvais modifier mon groupe et changer de meneur si je voulais, donc, ne plus contrôler Shulk, mais un personnage de mon choix. Malgré un choix intéressant de personnages possédant son propre arsenal de capacités et d’armes et armures, je ne pouvais pas être plus que trois dans une quête. Cependant, les persos du groupe étaient tous présents lors des cinématiques. Chaque membre possédait ses propres traits de caractère et pouvait même les partager.

Dernier point de ce bloc, les petits plus qui font de Xenoblade Chronicles un grand jeu. Premièrement, plusieurs quêtes n’étaient accessibles qu’en journée ou en soirée et même la nuit. Pour contourner le problème, les développeurs ont ajouté l’option Heure que je pouvais ajuster à ma guise, selon le besoin de ma quête. Autre section que j’ai grandement appréciée, le journal de quêtes qui franchement est un des meilleurs que j’ai vu. Le dernier touche au côté social du jeu qui ajoute un sociogramme qui permet de nouer des relations plus fortes entre certaines personnes ce qui me permettait d’échanger certains items avec les autres persos rencontrés.

Un système de combats très complexe:

Ce qui m’amène à la partie la plus difficile à expliquer, mais surtout à maîtriser du test, le système de combat. Ayez en tête que vous n’êtes pas obligé d’affronter tout ce qui bouge sur la carte. En effet, certains ennemis attaquaient à vue, d’autres attendaient d’être défiés et d’autres me laissaient passer sans problème. Si jamais l’affrontement pouvait devenir trop difficile, je pouvais me sauver en courant, et ça fonctionnait. Le système de combat se déroule en phase active et non au tour par tour. Ce qui rajoute au côté immersif de l’action déjà bien présente

Prenez mon conseil avec une grande attention, avant de passer au combat, analyser la situation en comparant le niveau de l’ennemi avec le vôtre. Un ennemi plus haut que vous, ça peut aller, mais en groupe, c’est la mort assurée. Bon, section conseil passée, je m’attaque aux mécaniques de combat. Le tout se jouait via une jauge au bas de l’écran qui comprenait toutes mes compétences que j’avais placées au préalable. Tout était une question de recharge. Une compétence pouvait se recharger plus vite qu’une autre. Un bon mélange d’attaque, de défense et de soins faisait de moi un gagnant. Pour ce faire, je devais me promener de gauche à droite en sélectionnant l’onglet disponible. Sinon, c’était l’attaque par défaut automatique. Un coup et la suite venait toute seule. Parfois, je devais être très rapide et ça pouvait devenir le chaos de regarder et les jauges disponibles, les ennemis à attaquer à l’écran, car, oui je pouvais cibler l’ennemi de mon choix ainsi que ma jauge de vie. Ce qui pouvait mener à certaines erreurs de ma part.

C’est là qu’entraient en scène les attaques de la Monado et les attaques coopératives. Plus je frappais avec succès plus ma jauge de l’attaque au Monado se remplissait et suite à ça, je pouvais sélectionner mon épée et bam… ça faisait mal. Même chose pour l’attaque en coop. Une jauge se remplit et ensuite c’était une baston en trio. Plus les mouvements étaient bien choisis et rapides, plus l’enchaînement était puissant. J’ai remarqué que l’on peut difficilement attaqué un ennemi qui volent lorsque je me suis retrouvé dans l’eau, donc, il fallait l’attirer avec l’option appât.

Un personnage non limité:

Ce qui était vraiment bien, c’est la panoplie de mouvements de mon personnage. Je pouvais marcher, courir, sauter et même nager. Hé oui, mon personnage savait nager. Ahhh ouais, quand même. De plus, une chute en hauteur n’était pas toujours fatale, si j’avais assez de points de vie, je pouvais m’en tirer avec une baisse de points de vie qui se générait avec le temps. D’ailleurs, même si après un combat, mes points de vie étaient pratiquement à zéro, elle revenait à 100% tout de suite.

Un graphisme grandement retravaillé:

Sorti à l’époque ici en 2012 et faisant partie de la trilogie maudite sur Nintendo Wii: il ne devait pas voir le jour dans notre coin de pays par manque de traduction en français avec les autres jeux Pandora’s Tower et The Last Story, déjà il était très beau lors de sa sortie initiale, mais maintenant sur Nintendo Switch, il est superbe. Le travail effectué est digne de mention, même si on peut percevoir que côté animation, ça date quand même d’une décennie (sortie au Japon en 2010). Je dirais que c’est plus sur la fluidité que le gros du travail a été effectué. Malgré plusieurs unités à l’écran, jamais le jeu ne gel ou ne ralentit, et ce, en mode portable ou stationnaire. De plus, les effets de lumière et les textures ont été aussi revampées. Il y a un cycle de jour/nuit, avec une météo dynamique. Encore là, c’est impressionnant pour un jeu qui souffle ses 10 bougies. De voir dans le ciel les éclairs, d’entendre le tonnerre rugir, la pluie tombée et hop revoici le soleil, c’est immersif. Le jeu renferme plusieurs zones toutes différentes l’une de l’autre. Je pouvais passer d’une plaine à un village, à une grotte, en passant par des sous-terrain à un décor qui ressemblait au film Avatar et pour finir dans le ciel.

Une musique envoûtante:

Le jeu comme dans sa mouture initiale est disponible en anglais avec menus et sous-titres en français. Vous pourrez aussi mettre les voix en japonais. Le doublage est bien, mais est meilleur en japonais, car c’est peut-être seulement moi, mais j’ai l’impression que les voix nippones sont plus émotives et expressives, même si je n’y comprends rien. La musique demeure toujours aussi enivrante et même si répétitive, jamais je ne l’ai trouvée ennuyante. De plus, elle a été revampée tout comme le jeu. Sachez que vous pourrez soit jouer avec la nouvelle version musicale ou revenir à la bande originale. Un point négatif, la répétition des mêmes remarques sans cesse qui revenaient après les combats… lassant pas juste un peu.

Une version avec un petit plus:

Dans le but de vous convaincre d’en faire l’achat, surtout ceux y ayant consacré plusieurs heures, le jeu contient un chapitre additionnel qui prend place comme étant un épilogue et qui se déroule un an après l’histoire principale. Donc, ne pas y jouer avant d’avoir bouclé l’aventure. Vous pourrez compter sur plus de dix heures additionnelles de plaisir.

Un achat obligatoire:

Je vais être très honnête avec vous. Vous possédez une Nintendo Switch? Oui? Alors, ça vous prend absolument ce jeu dans votre ludothèque. Il possède suffisamment de qualités pour ne pas passer à côté. Il vaut amplement son prix d’achat. L’histoire est intriguante, les personnages attachants et la durée de vie très conséquente. Très, très haute recommandation.

Cote FG: 9.5 Mékons détruits/10

Points positifs:

  • Un scénario haut en couleur et prenant.
  • Une durée de vie comblée.
  • Un système de combats jouissifs…
  • Le chapitre de plus.
  • Des personnages attachants.
  • Un graphisme grandement travaillé.
  • La musique revampée.
  • L’expérience entière.

Points négatifs:

  • Même jeu que la première mouture, à part le chapitre additionnel.
  • Une histoire qui prend pas mal de temps avant de la comprendre.
  • … mais très complexe.
  • Répétition des remarques après les combats.

Fiche technique:

Merci à Nintendo Canada pour l’obtention du jeu dans le but d’en faire le test.