(Test FG) ManEater

 
Depuis des décennies, les requins fascinent l’être humain. Vu comme un prédateur redoutable, il est trop souvent dépeint comme étant une menace pour nous, comme le démontre la série de films Jaws ou si vous préférez Les Dents De La Mer. Le studio Tripwire en a pris bonne note et a mis sur le marché le jeu ManEater. Alors, qu’en est-il? Est-ce que le jeu prend une petite mordée ou vous déchiquette tout d’un coup?

Le jeu fut testé sur la Xbox One X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme ONE PR Studio.

Un jeu sans attente… mais:

Je ne vais pas vous mentir, lors de la réception du jeu, je ne m’attendais à rien, surtout pas d’un scénario qui met en vedette… un requin. Cependant, dès mes premiers moments, j’ai été conquis et c’est même devenu une drogue. Pour ma part, le meilleur type de jeu réside dans les jeux de rôle. Peu importe de quel style il s’agit ou avec quel personnage j’y joue, c’est mon type favori. Requin ou pas, un jeu de rôle c’est un jeu de rôle. Alors, je suis entré à fond dans ManEater et j’ai eu un immense plaisir tout au long de mon aventure.

Tout d’abord la tangente empruntée par Tripwire en ce qui a trait à la présentation est un coup de maître. Pour faire court, avec une narration qui commentait chacune de mes actions, j’avais l’impression d’être sorti tout droit d’une télé-réalité. Même si l’histoire peut paraître banale au premier coup d’œil, croyez-moi, il en est rien. En fait, elle débute assez lentement pour gagner en rythme en intérêt. Malgré une grande violence graphique, le scénario sans tomber dans la psychose comme le faisait les films Jaws, offre une belle dose d’humour et déborde dans le second degré.

Une histoire de vengeance:

Le tout débute alors que je tenais le rôle d’un requin-bouledogue à l’âge adulte pour terroriser les environs. C’est une première phase qui prenait place comme didacticiel. Le tout se conclut par une confrontation contre le plus célèbre chasseur de requins: Pete L’Écailleux. Une fois pris entre ses griffes, je me suis vu éventré et c’est là que le gentil monsieur a extirpé un bébé requin à qui il promis une fin semblable. Cependant, comme l’instinct prend le dessus, le bébé requin avant d’être remis à l’eau arracha une partie du bras droit de Pete et c’est comme ça que le jeu débute officiellement. Dès lors, tout sera question de vengeance et je ferai tout pour faire payer c’est être infâme.

Certes, il peut paraître moche et malheureux de tout recommencer au bas de l’échelle, surtout que lors du didacticiel, je pilotais un requin digne d’une force inouïe. Là, j’entrais dans la peau d’un bébé requin sans réelles forces, puissances et aptitudes. Chaque nouvelle rencontre représentait un danger. Par contre, en suivant les différents objectifs et missions, je suis passé à l’adolescence pour enfin arriver à l’âge adulte et dans laquelle la vengeance avait sonné.

C’est une de mes bases.

Une durée de vie inespérée:

Comme mentionné plus haut, avec ce jeu, je ne m’attendais à rien. J’ai donc été surpris d’y avoir investi plusieurs heures. Outre la quête principale, une panoplie de missions et quêtes annexes m’étaient offertes. Allant de trouver quelques coffres cachés, des pancartes, affronter des ennemis ainsi que des batailles de boss régionaux. Tout était question d’acquérir de l’expérience et ainsi monter de niveau pour évoluer en tant que requin et changer de zone. Si vous êtes niveau 6 et pensez affronter des ennemis de niveau 10, vous allez recevoir une raclée magistrale. Vous avez comme point de mire un alligator, okay, mais pensez que très rarement ils seront seuls, ils pourront être aidés par un autre alligator ou même d’autres espèces comme des Maskinongés. Je parle en connaissance de cause. Allez-y à votre rythme et ne brûlez pas les étapes.

Les zones sont passablement vastes et il est facile de s’y perdre, d’autant plus que la carte n’aide pas à s’y retrouver. Beaucoup trop d’objets étaient montrés à l’écran ce qui en résultait que les missions étaient listées de manière très brouillonne. Personnellement, j’aurais opté pour une carte plus épurée et explicative. Dans les menus, c’est la même chose. J’ai à quelques occasions eu de la difficulté à m’y retrouver sans savoir quel était mon objectif.

Le jeu a pris véritablement son air d’allée avec les premières évolutions de mon requin. Plus la zone était nettoyée de tous ses objectifs et plus l’expérience était cumulée pour ainsi améliorer la bête. Parmi les capacités pouvant être revues à la hausse, il y avait le sonar du requin qui me permettait de repérer mes proies, ennemis, objets importants et objectifs, la barre de vie, la digestion, etc. De plus, j’ai débloqué certaines modifications esthétiques allant de la tête à la mâchoire en passant par les nageoires et la queue. Bref, après un certain moment (assez long), je me retrouvais avec un requin quasi bionique, ultra développé aux OGM, Omega 3, stéroïde, etc. Sans ces aspects jeu de rôle, le jeu n’aurait pu se démarquer des autres. Dans chaque zone, je pouvais débloquer ma base qui me permettait de pouvoir améliorer mon requin. C’est d’ailleurs le seul endroit où il était possible de le faire. Le voyage rapide était permis, une fois une zone explorée une première fois.

Un requin, ça bouge bien:

Lors de ma première prise en main, j’avoue que j’avais assez peur de ce que les contrôles m’auraient permis de faire et surtout de ne pas faire. Un requin se doit de pouvoir nager avec une grande fluidité et merci aux développeurs, dans ce jeu, c’est le cas. Peu importe l’âge du requin, j’ai grandement apprécié les différents mouvements. Tout était bien expliqué lors du didacticiel. Je pouvais nager furtivement, nager à grande vitesse sous l’eau avec seulement mon aileron apparent, sauter à des hauteurs surprenantes, déchiqueter mes proies, les secouer entre mes dents, donner des coups de queue pour projeter mes ennemis, passer la zone au scanneur avec mon sonar et même évoluer le temps de quelques secondes en dehors de l’eau. Très pratique pour passer d’une zone a l’autre.

En mode furtif.

Un graphisme qui a du mordant:

Encore une fois, j’ai été grandement surpris, par le graphisme cette fois. Le jeu est franchement superbe. Dès la première zone dans le Bayou, c’est marécages, marais, eau sale, etc. Chaque zone que je visitais comportait ses propres ses environnements et décors. Les espèces qui étaient présentes lors de mon aventure étaient bien modélisées. Je n’ai pas vraiment vécu de bogues et de gels, même pas de ralentissements. Les temps de chargement étaient très décents. Le seul faux pas résidait dans la caméra, qui lors d’une attaque, ne se plaçait pas toujours de manière adéquate. Certes, l’option de cibler un ennemi est présente, mais ne sert à rien lorsque les affrontements comprennent plus d’un ennemi.

Un requin, ça ne parle pas:

Le jeu est offert avec des voix en anglais et menus/sous-titres en français. Comme un requin ça ne parle pas, le jeu des acteurs présents était bien, mais sans plus. Le meilleur point vient de la narration. Un gros plus pour l’immersion. La musique était présente sans voler la vedette. Les bruits ambiants étaient franchement convaincants et que dire des cris d’effrois des victimes… jouissif.

La vengeance ultime:

En guise de conclusion, je vous le recommande haut la manette. Il contient trop de qualités pour passer à côté. Que vous soyez fans de jeux de rôle, de requins ou de défouloir extrême, ce jeu est fait pour vous… et pour moi.

Cote FG: 8.5 ennemis dévorés/10

  • Jeu développé et publié par Tripwire Interactive.
  • De type action/JDR.
  • Mode solo seulement.
  • Langue audio en anglais avec sous-titres et menus en français.
  • Offert en version boîte et téléchargeable.
  • Sorti sur PC, PS4 et Xbox One. (à venir sur Nintendo Switch)
  • Site officiel: https://www.epicgames.com/store/fr/product/maneater/home