(Test FG) Ghost Of Tsushima

 
Depuis ma lointaine jeunesse, j’ai toujours porté une attention particulière sur l’univers des Samouraïs. Pour plusieurs raisons, dont leur code d’honneur, leur très grande concentration ainsi que leur discipline hors du commun. Alors, lorsque j’ai su que je recevrais le jeu Ghost Of Tsushima, j’étais comme Daniel Larusso face au chef des Cobra Kai, j’étais prêt au combat. Alors, qu’en est-il de ce jeu exclusif à la PS4? Respecte-t-il le code de qualité émis par Sony pour ses exclusivités? Vous saurez tout lors de ce test.

Les jeux sur le Japon féodal semblent avoir la cote ces temps-ci avec Sekiro, NioH 2 et bien sûr Ghost Of Tsushima. C’est tant mieux, car il y a tant à connaître sur cet univers tellement riche en histoire. Okay, mais qu’est-ce qui différencie ce jeu-là des autres? Déjà par sa longueur de développement, l’équipe Sucker Punch planche sur ce projet depuis près de six ans. Il s’agit en quelque sorte des adieux à la PS4 avec un dernier gros projet à être lancé avant l’arrivée de la PS5.

Une histoire de samouraï:

Dans cette histoire, je prenais le rôle de Jin Sakai, un samouraï laissé pour mort lors d’une bataille dû au débarquement d’une armée de Mongols sur les terres de l’île de Tsushima. Malheureusement pour eux, je me suis remis de mes blessures et compte sauvez non seulement mon oncle fait prisonnier, ce dernier ayant pris la relève de mon père mort au combat étant jeune et évidemment mon peuple de l’oppression de l’agresseur.

Malgré qu’il s’agisse d’un récit fictif, j’y ai trouvé certains éléments inspirés de la réalité de l’époque au travers d’une quête principale divisée en épisodes contenants une panoplie de rebondissements, de combats face à des ennemis de toutes sortes, des boss ainsi que plusieurs quêtes annexes assez diversifiées. Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai pas encore terminé le jeu, mais je ne suis plus très loin de voir le dénouement final. J’estime la durée de vie à environ 40 heures. Au menu, une quête principale qui m’a tenu en haleine sans aucune perte d’intérêt, ainsi que de nombreuses missions annexes, très diversifiées l’une de l’autre. J’ai en tête ici, des enquêtes,k suivre des pistes, des zones à conquérir, villages et otages à libérer, renard à suivre vers des temples ainsi qu’une panoplie d’items à collecter un peu partout. Bref, il y a de quoi faire.

D’ailleurs, j’ai effectué plusieurs de ses missions avant de me replonger dans ma mission principale. Car, oui il s’agit d’un jeu en monde ouvert. De plus, Jin Sakai effectue plusieurs retours dans le passé qui m’ont servi de didacticiel en quelque sorte et m’ont permis d’apprendre de nouveaux mouvements de combat. Une fois une zone visitée une première fois, le voyage sera disponible, cependant, c’est un peu comme les jeux de Batman: Arkham, si vous utilisez toujours cette option, vous passerez à côté de plusieurs objectifs ou défis. Le tout pouvait se faire à la marche, mais un cheval fut mis à ma disposition et la conduite de l’animal était parfaite.

Une superbe nouveauté que j’ai adorée et franchement rafraîchissante, le fait de pouvoir trouver sa route via la fonction du pavé tactile de la manette, je m’explique. Pour bien identifier la direction que je devais prendre, je n’avais qu’a tracé une ligne vers le haut sur le pavé tactile et une bourrasque de vent apparaissait dans l’écran qui m’indiquait la route à empruntée. Avec en plus le son du vent dans le haut-parleur de la manette, une belle attention des développeurs.

Jin Sakai au combat:

Entrent en scène les mécaniques de jeu. De ce côté, tout était très solide. Tout d’abord, il faut savoir que plusieurs mouvements pourront être appris tout au cours du jeu. Lors des combats, tout était question de trouver la faille de l’adversaire: suis-je plus rapide, mieux équipé ou simplement plus intelligent? Ensuite, pour le combat au corps au corps, c’était attaque, défense, contre ou esquive, parade et contre-attaque. De plus, je devais choisir entre une attaque normale ou puissante ainsi que de la bonne posture à adopter un peu comme dans For Honor.  Les attaques à distances pourront également être mises de l’avant via un arc et des flèches. Lors des combats, je pouvais achever les ennemis terrassés ce qui me permettait de regagner de la détermination ainsi que de me soigner. Comme arsenal qui était à ma disposition, j’ai pu me battre avec une pléthore d’épées de katanas, de bombes soit d’attaque ou de défense, des Kunai (genre de couteaux pouvant être lancé rapidement ainsi des flèches régulières ou enflammées. Tout ce beau pactole offensif pouvait être amélioré via une visite chez le forgeron dans les différents villages visités. Se battre un contre un n’était pas si compliqué, mais ça le devenait avec plusieurs ennemis à la fois. Petit conseil, choisissez avant tout les archers pour ensuite y aller avec les ennemis plus rapides pour finir le travail avec les ennemis plus imposants. Malheureusement, l’absence du verrouillage d’ennemis est à noter. Le jeu est disponible avec différents niveaux de difficulté. En Facile, c’est une promenade dans le parc, en Normal, c’est un bon défi et en Difficile c’est très, très exigeant.

Furtivité, bourrin et stratégies:

Le jeu est construit pour emprunter la voie que l’on veut pour évoluer. Tout comme un Samouraï le ferait, on peut se présenter à l’entrée d’un poste à capturer avec honneur et combattre, ou se la jouer « style Ninja » avec des assassinats à répétition tout en demeurant furtif, tapis dans l’ombre en terrassant les ennemis par les airs ou dans le dos. Pour faire court, repérez les ennemis, les éléments du décor pouvant être utilisés à votre avantage, comme les nids de frelons ou les barils rouges de poudre pouvant exploser. Pour ma part, je préconisais l’approche furtive, ce qui me permettait de rester cacher dans les hautes herbes et en attirant les ennemis vers moi. Ce choix m’a permis également de sauver plusieurs otages. Je pouvais passer par les toits, ramper sous les habitations, bref les options étaient nombreuses. Dernière chose à souligner, le fait à l’instar de The Last Of Us, de voir les ennemis au travers les murs via une vision ultra poussée. Comme mentionné plus haut, je pouvais non seulement améliorer les armes, mais également moi-même via un système de points d’expérience et un arbre de compétences. Il ne s’agit pas que d’un jeu d’action/aventure, car l’aspect jeu de rôle est bien présent.

Un graphisme exquis:

De mentionner que Ghost Of Tsushima est magnifique serait un euphémisme. Malgré que la PS4 soit en fin de vie, elle montre encore tout son potentiel. Je n’y ai joué que via une PS4, je n’ose même pas imaginer sa splendeur sur une PS4 Pro. Le Japon féodal offre un univers aux mille richesses et ça se voit dans ce jeu. J’ai passé dans différents environnements: colline, fermes, villages, rizières, vallées, forêts, étendues d’eau, etc. À chaque zone ses diversités et différents décors. Il y avait un cycle de météo dynamique avec de superbes effets comme lors d’un orage ainsi qu’un cycle jour/nuit. Le jeu se voit combler par une gamme de cinématiques sobres, mais efficaces. Lors des combats, la fluidité était de mise, je n’ai vécu que quelques problèmes de ralentissements et une caméra mal positionnée. Le jeu est très violent graphiquement. Le sang coule à flots lors des exécutions, mais c’est la réalité de l’époque. La modélisation des personnages est franchement impressionnante avec en plus une haute gamme d’expressions faciales, mais c’était encore le festival du clone. Autre petit bémol, à l’intérieur de certains bâtiments, c’était trop sombre. Je veux bien que les paravents fussent fermés, mais tout de même.

Si vous voulez y jouer avec d’autres couleurs, c’est possible via le mode Kurosawa (cinéaste très connu) qui ajoute un filtre et un grain en noir et blanc qui n’est pas sans rappeler les vieux films d’époque.

Un doublage impeccable:

Le jeu est offert dans diverses langues en plus d’une version intégrale française ce que j’ai utilisé. Je dirais que pour immersion totale, allez-y avec le duo: langue japonaise et sous-titres en français. D’ailleurs, le doublage dans la langue de Molière est excellent. J’ai ressenti vraiment ce que vivait mon personnage: son bonheur, sa tristesse, sa joie, sa déception, sa détresse. Les cris sont une large part des voix entendues. Soit par les habitants ou les ennemis, il faut toujours demeurer à l’affut. La musique est présente quand l’action le demande et sait se faire plus discrète. Elle respecte l’époque et est un plaisir auditif.

Conclusion en beauté:

Vous l’aurez probablement deviné, je recommande son achat haut la manette. Voilà un jeu qui mérite d’être fait à 100%. Du début à la fin, c’est tout bon. Je n’ai vécu aucune déception, aucune frustration, que du pur bonheur vidéoludique. C’est ce qui se fait de mieux en ce moment (avec les autres exclusivités de la PS4). Il renferme trop de qualités pour passer à côté. Que vous soyez fans de jeux d’action, d’aventure, de combats ou de jeux de rôle, vous y trouverez votre compte. Tout se joue en solo et c’est parfait ainsi. Merci pour cette superbe pépite à toute l’équipe de Sucker Punch.

Cote FG: 9 rituels réussis sur 10

Fiche technique: