(Test FG) Fallen Angel

 
Satan sort de l’enfer et emprunte le chemin du purgatoire pour retourner au Ciel. Telle est la prémisse du je Fallen Angel. Un jeu d’action RPG à saveur rétro.

L’entrée au Paradis est plutôt facile.

Le purgatoire on comprend ce que c’est en jouant à ce jeu. Une suite de beaux moments, mais aussi de frustrations dues aux limites techniques du jeu. Si vous êtes du genre à jouer sur votre vieille console SNES, vous allez probablement pardonner plus facilement que moi les irritants qui nous suivent tout au long du jeu. Commençons par parler du style graphique. Quelque chose qui se rapproche du 16bits. Les personnages sont jolis, mais les décors sont assez inégaux. On a droit à des arbres texturés avec mouvement, mais une montagne à plat avec des plateformes difficiles à décerner ce qui empêche d’utiliser la fluidité du personnage. Dans le niveau Wasteland par exemple, on se retrouve avec un mur dans le bas de l’écran qui cache tout ce qui est derrière. Pourquoi ce mur est-il là de toute façon? Parlons de ce pauvre Satan. Il commence avec une simple attaque et un saut, ce qui n’est pas le paradis, ce qui sauve la donne c’est la possibilité de glisser, ce qui nous rend invincibles et nous permet de traverser de longue section sans avoir à se battre. Avec le temps on découvre des obélisques qui nous permettent d’ajouter de nouvelle compétence. Je suggère fortement de sélectionner le pouvoir qui vous permet de faire une attaque des airs comme premier pouvoir. Avec les ennemis qui nous sautent dessus constamment c’est le plus pratique.

Dialogues drôles, mais sans conséquences.

Il n’y a pas de points d’expérience dans ce jeu, tuer des ennemis nous permet de ramasser des munitions pour notre arme. Si l’idée du diable avec une carabine ne fait, aucun ne sent, son utilisation continue dans ce sens. En tuant des ennemis ou en trouvant des coffres, on ramasse des munitions. Par contre une fois le chargeur vide on doit attendre que l’arme se recharge par elle-même. Ce qui donne lieu à des combats intéressants dans lesquels on doit se sauver du Boss parce qu’on attend que notre arme se recharge. L’utilisation de l’arme étant beaucoup plus efficace contre les Boss, une grande partie du jeu consiste à errer et à tuer des ennemis afin de recharger l’arme avec un minimum de 100 munitions. Tout en se promenant, il est possible de découvrir des endroits secrets en sautant sur les rebords de falaise. Tout comme en 1988, les graphismes étant imprécis, on se retrouve alors à essayer de sauter partout afin de voir si le personnage s’accroche à quelque chose. Le pouvoir de glisser, même limité par l’énergie de son utilisation, va vous permettre de traverser les niveaux sans avoir à frapper qui que ce soit. Il vous permet alors de découvrir les coffres, des obélisques et même les Boss. Si le combat est inévitable lors de la première rencontre, il est possible de l’éviter si l’on meurt. Bref on n’est pas coincé à battre un boss afin de continuer le jeu.

Se transformer en démon devrait être un point fort du jeu. On l’utilise peu.

Le jeu a bel et bien une histoire, mais elle ne se déploie que lorsque l’on rencontre un boss ou un personnage clé. Les choix de dialogues n’influencent rien, mais les insultes célestes sont assez drôles. Chaque boss a sa propre mécanique et comme dans le bon vieux temps, il s’agit de l’apprendre et de mémoriser les attaques afin de les battre. Retourner sur ses pas veut aussi dire que tout les ennemis tuer sont de retour, et avec le temps, différentes créatures célestes apparaissent, tentants de rendre la vie au paradis plus compliqué. Cela dit, si vous êtes très bons à ce genre de jeux, vous serez probablement capable de tuer tous les boss avec le minimum d’amélioration. Car aucun d’entre eu ne nécessite une mécanique particulière pour être vaincus.

NOM DE DIEU QU’EST-CE QUE C’EST QUE ÇA?

Un ange déchu c’est le comparatif parfait pour ce jeu. Des trouvailles intéressantes, contrastées par des trucs désuets et frustrants. Je pense que les joueurs habitués à jouer à de vrais jeux rétro avec les limitations techniques de l’époque vont avoir plus de plaisir que ceux comme moi qui aime revisiter ce genre, mais avec le confort des contrôles modernes et des affichages revampés.

Site officiel

Page Steam

Points forts;

  • Diversité des niveaux.
  • Mécanique RPG simple et efficace.
  • Musique.

Points faibles:

  • Graphisme Inégal.
  • Tuer des monstres ne donne que des munitions.
  • Contrôles d’une autre époque.