(Test FG) Ys IX: Monstrum Nox

 
La série Ys compte de nombreux adeptes bien que moins populaire que Final Fantasy ou Dragon Quest dans notre coin de pays, elle ne possède pas moins de qualité que ses semblables, bien au contraire. Le dernier opus en liste, le 8e nommé Lacrimona Of Dana devenait pour moi le plus abouti et par la bande le meilleur de la franchise. Alors, lorsque le 9e Monstrum Nox fut annoncé, j’avais tellement hâte d’y jouer. Maintenant que c’est fait, je vous livre mes impressions.

Balduq’s Gate:

Le scénario met en scène l’un des personnages phare de la licence qui était présent dans la dernière itération, Adol qui accompagné de son ami Dogi, se rend dans la ville de Balduq située dans la contrée de Gilia. Le duo qui arrivent aux portes de la cité, se rend compte que toutes les entrées sont contrôlées par les troupes de Rommun ainsi que son Ordre de la Croix Étoilée, en plus de subir les attaques répétées des Monstrums, une malédiction qui semble avoir été jeté sur la ville. Adol qui est étranger à toute cette situation chaotique est immédiatement mis aux arrêts et emprisonné sans trop savoir pour quelle raison.

Après ce préambule, le jeu débute alors que moi, dans le rôle d’Adol s’échappe de sa cellule et s’en suit une course-poursuite avec les gardiens de l’endroit. Cette scène qui prend place en haut lieu de didacticiel et qui m’a démontré les mouvements que je pouvais accomplir ainsi quelques autres conseils, voit son dénouement avec la rencontre d’une mystérieuse femme répondant au nom d’Aprilis. Cette dernière dès notre premier regard me balance une balle de son arme qui m’atteint de plein fouet. Je ne meurs pas, mais aussi tôt, je subis une transformation. Dès lors, je reçois le pouvoir du Monstrum qui me confère des capacités d’attaques impressionnantes et tout aussi efficaces. Le but de tout ça? Percer le mystère de cette satanée malédiction qui empoisonne la ville et qui terrorise ses habitants, en plus de les libérer.

Une belle histoire captivante et prenante comme je les aime. C’est ce que j’apprécie des jeux de rôle, vivre une aventure mythique avec des événements que je ne vivrai jamais dans la mienne. Ce qui me permet de m’évader et profiter de ce qui se présente à moi. Jouable tout en solo à la troisième personne, vous devrez y investir bon nombre d’heures sans compter avant d’en voir la finale.

Quand plus petit veut dire voir grand:

Je me souviens de Lacrimosa Of Dana qui se déroulait sur un immense terrain de jeu ouvert sur l’île de Seiren qui procurait un incroyable sentiment de liberté. Disons que Monstrum Nox est beaucoup plus permissif en offrant que la ville de Balduq et ses environs à explorer. L’aire de jeu se voit grandement rétrécie, mais aucunement dénuée de plaisir. Cette décision pourrait vouloir dire que le rayon d’activités à accomplir serait grandement amputé, mais il n’en est rien. Bien au contraire, ces lieux regorgent d’une panoplie de racoins à explorer, de coffres à ouvrir et d’items de toutes sortes à dénicher ici et là qui seront fort utiles en situation de combats. Pensez à explorer les toits des différents bâtiments, c’est fou les découvertes que l’on peut y trouver. Outre la quête principale qui se divise par chapitre, le jeu renferme une bonne dose de quêtes annexes de toutes sortes indiquées par des icônes vertes sur la carte. J’ai pu en trouver bon nombre via le tableau de la taverne. J’ai remarqué que certaines étaient très courtes, se bouclant dans le même chapitre, tandis que d’autres s’échelonnaient sur plusieurs chapitres. Ne passez pas à côté de ces quêtes, car elles m’ont permises d’en apprendre plus sur cet univers ainsi que d’avoir droit à quelques récompenses bien senties. Chaque quête réussie remplira une jauge, le compteur Nox. Ce dernier, arrivé à 100, fera apparaître un portail. À vous de découvrir à quoi ils servent.

La série a toujours eu comme fer-de-lance, l’exploration des donjons et cette itération n’y échappe pas. Ceux-ci m’ont toujours mené vers la prison de la ville qui était le lieu central de l’histoire.

Monstrum et compagnie:

Combattre seul c’est bien, mais à plusieurs, c’est plus amusant et ça tombe bien, car dans cet opus, j’étais accompagné de mes amis, les Monstrums en occurrence, qui m’ont épaulé tout au long de mon ascension vers les plus hauts sommets de la sécurité des Balduquois. Je reviendrai au pouvoir un plus tard, cette fois, j’aborderai mon arsenal de mouvements. Mon Monstrum s’appelle « Le Roi Rouge » ce qui me permettait via un grappin magique de m’accrocher aux rebords des surfaces. Voici la liste de mes autres compagnons et de leur habileté principale: Alba Felis, pouvait grimper et courir sur les murs verticaux (faire du parkour), Falco, pouvait planer sur une longue distance, Pupa pouvait voir les passages et coffres cachés grâce à son troisième œil, Furens Taurus, disposait d’une force incommensurable et pouvait ainsi briser des murs ou libérer des endroits encombrés et le dernier et non le moindre, Renegatus, il pouvait passer sous-terre, très utile pour se cacher de ses assaillants et se faufiler dans les passages plus étroits. Donc, comme vous pouvez le constater, ce joyeux quintette s’est joint à moi tout au fil de mon aventure et pouvaient se rejoindre dans le QG, la taverne Dent-De-Lion. La beauté de cette association me permettait que dès que l’un d’entre eux me rejoignait, je pouvais utiliser son pouvoir sans changer de personnage en appuyant sur la touche associée à ce personnage. N’est-elle pas belle la vie. Une belle attention des développeurs qui permet encore plus d’approfondir l’attachement envers Adol que l’on vit tout au cours du jeu.

De plus, différents personnages non jouables m’ont rendu de fiers services comme utiliser la forge, des boutiques pour faire l’achat de divers items. Ayez en tête que la ville ne sera pas accessible totalement au départ, la limite délimitée par une barrière rouge qui m’était impossible de franchir. Plus j’explorais et plus cette barrière rétrécissait.

Technicités et combats:

Si vous êtes habitués au système de combat des autres opus, vous tomberez en terrain connu. Par contre, vous remarquerez qu’il fera preuve de plus de souplesse en temps réel ce qui en résultera des ennemis et des boss qui seront pratiquement insensibles aux techniques utilisées. Si vous appuyez sur la touche R1 et ensuite une autre touche, vous déclencherez une des techniques. Plus vous utiliserez ce procédé et plus vous débloquerez de nouvelles techniques. Voilà un système bien pensé et devenant accessible, à l’instar de Lacrimosa Of Dana. Si vous devez affronter un boss avec plusieurs modèles d’attaque, comme moi, vous serez comblé avec le système de cible et l’option d’esquive parfaite qui donnera au final une « Garde Flash » ou une « Esquive Flash » qui ralentira le temps et permettra de placer une contre-attaque. En résumé, le système de combat est défoulant à souhait et combattre en temps réel est un vrai charme. Depuis quelques années, rien n’a vraiment changé, mais il s’adapte avec le temps. Voilà qui pour moi représente un point fort non seulement du jeu, mais de la licence.

C’est pas très beau, mais efficace:

On va se le dire, le jeu sur PS4 est bien, mais sans plus. Le budget pour le graphisme, n’est pas la force du studio. Il accuse même un certain retard sur Lacrimosa Of Dana. Au menu, du gris, des couleurs ternes qui manquent de détails. Je préférais de loin les décors sur le bord de l’eau dans l’opus précédent qui comportaient beaucoup plus de couleurs vives. Avec ses choix assumés par les développeurs, au moins le titre ne souffre pas de déficience au niveau de l’optimisation, donc je n’ai pas vécu d’épisodes de ralentissement.

Rock en anglais:

Monstrum Nox est offert avec des voix anglaises ou japonaises avec sous-titres et menus en français. Malgré que le travail de traduction est beaucoup mieux que son prédécesseur, il n’est pas parfait avec quelques fautes d’orthographe. Le titre s’accompagne de pièces musicales axées sur du rock progressif qui s’entremêlent lors des combats. Évidemment, le tout se calme en situation de non-combat ou dans la ville de Balduq. J’ai noté une belle attention, chaque quartier possède son propre thème.

50 heures de pur bonheur:

Monstrum Nox a droit à un scénario bien développé et dans les plus intéressants de la franchise. Tous les éléments s’enchaînent de manière fluide. Les dialogues sont plus intéressants et aboutis en écriture que dans le 8e opus. Le scénario avance lentement, mais surement, ce qui permet de répondre à toutes les interrogations du joueur en évoluant dans le jeu. Une quête principale conséquente, des missions annexes intéressantes, bref, un achat assuré en quantité et en qualité. J’ai déjà très hâte au 10e.

Cote FG: 9/10

Le jeu fut testé sur PS4 via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme NIS America.

Fiche technique:

  • Développé par Nion Falcom.
  • Publié par NISA.
  • Jeu de rôle japonais d’action.
  • Jouable en solo uniquement.
  • Offert en version anglaise avec menus et sous-titres en français.
  • Disponible en version boîte et téléchargeable.
  • Sorti sur PC, Nintendo Switch, PlayStation.
  • Site officiel: https://nisamerica.com/ys-ix/