(Test FG) Bravely Default II

 
Lorsque Square Enix en 2013 a annoncé sa nouvelle franchise en collaboration avec Silicon Studio, Bravely Default en exclusivité sur Nintendo 3DS, j’ai tout de suite été curieux de pouvoir y jouer. Ce qui fut fait. Dès mes premiers pas, je fus conquis. Bon, certes, c’est une franchise qui aurait gagné à sortir sur la Nintendo Wii U, mais bon ce n’était pas plus mal. Une suite nommée Bravely Second: End Layer a vu le jour en 2016, toujours en format portable. Je l’ai trouvé un peu moins abouti que le premier. Peut-être que l’effet de surprise était passé après tout. Février 2021, l’attente fut de cinq ans, mais enfin, il est là, Bravely Default II et sur Nintendo Switch en plus. Mon vœu fut exaucé. Ça aurait pris une demi-décennie, mais on y est arrivé. Maintenant que c’est réglé, j’attends toujours ma lettre de Poudlard.

Après m’y être consacré durant plusieurs heures, voici ce que je pense. Fait-il mieux que ses prédécesseurs? Est-ce qu’un second opus officiel en valait l’attente. Après avoir joué à la démo un bon moment, un seul constat me venait en tête, le système du jeu en phase de combat était inégal et devenait trop difficile. Il fallait trop souvent et surtout trop longtemps récolter des ressources et autres (farming) pour obtenir un niveau potable. J’espérais que le tout soit revu et corrigé lors de la sortie finale. Un peu comme les autres opus. Est-ce le cas, vous le découvrirez en consultant mon test.

Cristaux, vous avez dit cristaux:

Donc, Bravely Default II est le troisième jeu de la série Bravely, après Bravely Default et son successeur Bravely Second: End Layer qui se voulait une suite directe de l’histoire de Default, Default 2 quant à lui offre un tout nouveau récit doublé de nouveaux personnages.

L’histoire prend place sur un continent nommé Excillant qui se retrouve divisé parmi cinq royaumes indépendants l’un de l’autre. On doit suivre la vie de quatre personnages principaux: un jeune marin nommé Seth (moi, lequel je pouvais changer de nom au départ), une princesse nommée Gloria, un itinérant nommé Elvis et une mercenaire nommé Adèle. Suite au naufrage de mon bateau, je me retrouve sur une plage inerte et sauvé par la princesse Gloria. Cette dernière, se voit forcée de s’exiler, accompagnée de son fidèle comparse Sloan, elle se rend de royaume en royaume dans le but de retrouver les cristaux au nombre de cinq qui, une fois réunis, rétabliront l’harmonie dans le monde. Souffrant d’amnésie due au traumatisme du naufrage, je ne sais plus rien de mon passé et j’accepte de me joindre à la quête de Gloria et endosse le rôle du Héros De La Lumière. Plus tard, nous serons rejoints par Elvis (pas le chanteur), un mage noir et Adèle, sa protégée en quelque sorte. Donc, dès lors, nous formons un groupe tout sauf banal et nous partons à l’aventure à la recherche des cristaux avant qu’ils ne tombent entre les mains des malfrats et ainsi les empêcher de mettre leur plan machiavélique à exécution.

Ce jeu prend vraiment le temps d’installer le récit avec le prologue qui ne verse pas dans de longues discussions inutiles. Tout est calculé pour immerger le joueur et ainsi prendre vraiment part à l’aventure. Certes, le tout est du déjà vu avec un royaume en danger, une princesse, des pouvoirs, etc., mais ce dernier amène son lot de surprises et de variétés. Au menu, outre la quête principale qui s’échelonnera sur plusieurs dizaines d’heures, vous pourrez avoir accès à une multitude de missions annexes assez diversifiées, tantôt intéressantes et à d’autres moments, somme toute trop bancales. Je vous conseille de les faire dans le but de monter plus rapidement de niveau. Il est bien de noter que vous pourrez changer le niveau de difficulté à tout moment durant le jeu, car oui, même au niveau normal, certains combats vous feront rager.

Tour par tour/stratégies/magies:

Similaire aux autres opus, ce jeu se joue comme un jeu de rôle avec des combats au tour par tour. Ce qui fait que ce dernier diffère des autres jeux classiques du genre, c’est son système Bravely/Default et j’y reviendrai plus tard. De plus, ces combats sont nécessaires à l’obtention des différents astérisques dans le but de changer les classes des personnages. Pour ce faire, vous devrez avec votre quatuor, affronter des ennemis et boss dans différentes zones et donjons dans le but d’accumuler de l’argent, divers articles et surtout de l’expérience. Ayez en tête que le fameux « farming » demeure une composante primordiale, voire fondamentale sur lequel repose ce type de jeu. Vous ne pourrez pas affronter n’importe quel ennemi sans avoir monté de niveau. Dans le cas contraire, vous serez défait en un clin d’œil. Il y a plusieurs moyens de cumuler de l’expérience ou d’obtenir des objets pour ainsi les revendre ou s’équiper avec ceux-ci. Pensez à couper l’herbe tout autour de vous telle une tondeuse sur la nitro. Il faut aimer faire une multitude de combats sans les compter, car c’est le moyen le plus rapide de monter de niveau. Si vous n’appréciez pas ce procédé, alors passer votre chemin sur ce jeu. Par contre, il serait dommage d’en arriver là, car il s’agit d’un excellent titre de la console de Nintendo.

Voici quelques points à retenir dont j’ai fait l’expérience:

  • Alors que l’on explore la zone, des ennemis du même niveau ou plus élevé que vous, vous foncera dessus à coup sûr. Soyez plus rapides qu’eux en leur assénant le premier coup pour ainsi prendre l’avantage sur le terrain. Les ennemis plus faibles auront tendance à vous fuir.
  • Une fois une zone explorée, vous pourrez y revenir via le voyage rapide.
  • Il y a des expéditions navales qui permettent, lors de mettre la console en veille, de cumuler de l’expérience et des biens matériels.
  • Entrer en combat sans stratégie sera une mort certaine. Même si vous débuter l’affrontement avec stratégie bien en place dans votre tête, très souvent, vous devrez changer le tout en plein duel. Vous devrez, faire, et refaire, et rerefaire votre manipulation avec les changements qui peuvent survenir. De quoi, oublier le côté redondant.

Au début seulement quelques classes m’étaient disponibles, mais plus j’avançais et je battais des boss et plus je déverrouillais des classes en récupérant des astérisques. Chaque personnage possède deux classes: une principale et une secondaire. La première déterminera la voie qu’empruntera votre personnage avec ses armes, ses capacités et ses caractéristiques. La seconde servira de soutien tout simplement. Donc, vous pourrez débuter en classe Free Lance pour devenir par la suite un Mage Noir par exemple. Les possibilités sont multiples.

Je vous conseille fortement d’avoir un quatuor diversifié pour avancer dans le jeu. Le premier boss m’a sacré raclée par-dessus raclée, avant de comprendre. J’avais deux Free Lance, un Mage Noir et un archer et visiblement ça ne fonctionnait pas du tout. Dès lors, j’ai tout changé. Moi toujours en Free Lance, un Mage Blanc, qui me servait de sac à points de vie, un défenseur et une autre Free Lance. Pourquoi, simple, parce que le défenseur recevait la plupart des attaques, la mage nous redonnait des soins et les deux autres pour attaquer. Un mélange parfait et j’ai réussi. La magie est très puissante, lorsque bien utilisée.

Bravely vs Default:

Cette série puise son originalité et sa grande force dans son système d’attaque et défense nommé Bravely et Default. C’est simple et compliqué à la fois. Dans un premier temps, vous pourrez soit utiliser le Bravely qui sert d’attaque multiple sans en avoir stocké, le bémol, c’est que si vous faites ça, vous tomberez en déficit dans le compte et ne pourrez plus faire d’action jusqu’à revenir dans le positif. Dans un second temps, vous pourrez utiliser la fonction Default, qui sert à vous défendre sans attaque et permet de stocker des points de Bravely jusqu’à trois. Ensuite, enchaînez et profitez du moment. Il en va de même pour le Mage Blanc, Default pour stocker trois fois et ensuite de la vie pour tous. C’est de cette manière que j’ai avancé dans le jeu.

Un graphisme étonnant:

Il serait injuste de comparer le graphisme de la console portable à la console hybride de Nintendo. Le jeu est techniquement très joli autant en mode portable qu’en mode TV. Des couleurs vives, des environnements variés, un bestiaire fort intéressant et des effets de magie magnifiques. Autre point fort, les personnages en phase de dialogues, bougent leurs lèvres. Je n’ai pas vécu d’épisodes de ralentissements, de gels ou de temps de chargement trop longs. Les villes sont bien définies et vivantes. Le seul petit irritant provient de la caméra qui peut paraître un peu éloignée en mode exploration.

Du japonais, à l’anglais au français:

Franchement, la bande originale offerte par le compositeur japonais Revo est sublime pour les oreilles. Des thèmes plus rythmés en combat et plus calmes par la suite en phases exploratoires. Vous remarquerez qu’en phase hors combat, à l’occasion s’ouvrira une option de Discussion. Ne passez pas outre de grâce, c’est fort intéressant ce qui peut s’y raconter et même expliquer certains contextes de l’histoire. Le jeu est disponible avec voix en anglais ou japonais avec sous-titres et menus en français.

L’attente pour la suite sera longue:

Je ne sais pas combien d’années il faudra attendre pour voir le prochain opus de la franchise, mais l’attente sera longue. Évidemment, je recommande un achat à coup sûr avec la certification Excellence FG. Plusieurs heures de plaisir et de stratégies à venir.

Le jeu fut testé sur Nintendo Switch via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par Nintendo Canada.

Cote FG: 9.5/10

Fiche technique:

  • Développé par Claytechworks.
  • Publié par Square Enix.
  • Jeu de rôle japonais en mode tour par tour.
  • Jouable en solo.
  • Offert avec voix en anglais ou japonais avec sous-titres en menus en français.
  • Disponible en version boîte et téléchargeable.
  • Exclusif sur Nintendo Switch.
  • Site officiel: https://www.nintendo.com/games/detail/bravely-default-ii-switch/