(Test FG) Paradise Lost

 
Développer un premier jeu n’est jamais chose aisée. Peur du risque, des résultats, des critiques et des ventes. Le studio indépendant PolyAmorous a cependant fait fi de tous ces aspects et a pondu un magnifique jeu nommé Paradise Lost. Voici mon compte-rendu de ce petit bijou vidéoludique.

L’Europe en mode désolation:

Le scénario prend place alors qu’un conflit d’une durée de 20 ans se termine après que les nazis eurent lancé une attaque nucléaire. L’Europe est plongée dans un monde éradiqué par les radiations et c’est bien une réalité parallèle à la nôtre. Cette histoire nous place dans le rôle de Szymon, un jeune garçon de 12 ans qui découvre un bunker nazi en Pologne. Ce dernier, après le décès de sa maman, cherche un homme se trouvant sur une photo qui était importante pour sa mère.

Certes il pourrait s’agir d’un autre simulateur de marche encore pris dans le carcan post-apocalyptique, mais même si ça ressemble à ça en surface, il s’avère beaucoup plus riche sur tous les aspects. Il est vrai que je devais marcher sans arrêt, du point A au point B dans le but d’avancer dans l’histoire, mais chercher une certaine personne qui me semblait inconnue, me faisait espérer de grandes choses. Cette recherche m’a poussé à vouloir en apprendre davantage sur l’histoire et découvrir qui était ce mystérieux homme. Là où le jeu prend tout son sens, c’est lors de la rencontre vocale avec une autre personne. À l’instar de l’excellent jeu Firewatch.

Le jeu ne renferme pas beaucoup d’interactions et ne pose pas de problème pour avancer. On y a parsemé quelques énigmes ici et là, mais sans plus. C’est vraiment les phases de dialogues avec l’autre personne nommée Ewa qui font que c’est si agréable d’y jouer. Hé que dire du retournement de situation que j’avais prévu pour être franc, mais pas de cette manière. Quelle fin bouleversante… d’ailleurs, le jeu comporte deux fins et vous devrez refaire le jeu en entier pour voir la seconde finalité. Le tout se joue seulement via la dernière scène alors que l’on doit effectuer un choix. J’aurais préféré que les développeurs me laissent prendre ma dernière sauvegarde et ainsi accéder à la dernière scène, mais non, le jeu supprime le dernier point de sauvegarde et je devais refaire le jeu en entier. Un petit désagrément, mais sachant que le jeu dure en moyenne que trois ou quatre heures, ce n’était pas si mal.

Le fonctionnement:

Un peu comme mon dernier test, le jeu s’effectue en deux temps. En premier lieu, je devais explorer la zone dans laquelle je me trouvais pour découvrir certains documents ou photos dans le but de comprendre l’étendue de la situation avec à la clé, quelques énigmes vraiment pas compliquer à accomplir et en deuxième phase, les périodes de dialogues avec l’autre personne qui me guidait jusqu’à elle. J’avais très hâte de savoir qui était cette personne voulant m’aider. Était-ce une connaissance ou simplement une intelligence artificielle? À vous de le découvrir.

Un jeu qui gagne en beauté:

Au départ, tout se déroule dans la pénombre avec peu de couleurs, mais plus j’avançais et plus les décors devenaient riches en détail et plus colorés. À certains moments, j’ai dû m’arrêter et admirer les panoramas. J’ai vécu quelques ralentissements, le jeu a gelé une fois et vous jetterez un coup d’œil à l’image du dessous que j’ai effectuée en y jouant et vous remarquerez des artéfacts dans l’image qui ont disparu en changeant de zone.

Une ambiance de solitude:

Le jeu est offert avec voix anglaises et menus/sous-titres en français. Les personnages montrent des émotions et on y croit. Au départ, je me sentais seul et quelle surprise lorsque pour la première fois j’ai entendu la voix qui voulait me guider vers elle. Un bel ajout qui m’a immergé encore plus dans l’expérience. Au niveau musical, c’est du tout bon. Un bel amalgame de pièces instrumentales suivant l’action. Comme vous pouvez le voir sur l’image suivante, ce ne sont pas tous les textes qui furent traduits. Un léger oubli…

Une finale double:

Ayant terminé le jeu une première fois, je me suis bien promis de vivre la seconde. Le jeu comporte trop de qualités pour passer à côté. À 20$, faites-vous plaisir et procurez-vous-le et surtout, encouragez ce studio, PolyAmorous qui a offert une solide entrée en matière dans l’univers des jeux vidéo.

Le jeu fut testé sur Xbox Series X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme Terminals.io.

Cote FG: 9/10

Fiche technique:

  • Développé par le studio indépendant PolyAmorous.
  • Publié par All In! Games.
  • Jeu d’exploration avec des énigmes.
  • Jouable en solo uniquement.
  • Offert avec voix anglaises et menus/sous-titres en français.
  • Disponible en version téléchargeable seulement.
  • Sorti sur PC, PlayStation et Xbox. (testé sur Xbox Series X)
  • Site officiel: https://polyamorousgames.com/