(Test FG) The Legend Of Zelda: Skyward Sword HD

 
2021 marque le 35e anniversaire de la série culte The Legend Zelda et Nintendo qui avait sorti qu’un épisode original de la série entre la console Nintendo Wii et Nintendo Wii U, Skyward Sword en occurrence, se retrouve maintenant sur la Nintendo Switch en format rehaussé, c’est-à-dire en version HD. Enfin, une génération ne l’ayant pas connu pourra vivre les origines de l’amitié entre Link et Zelda. Voici donc, notre compte-rendu de cette sublime aventure… en HD.

Un récit de première classe:

Le récit de Skyward Sword se déroule longtemps avant les événements d’Ocarina Of Time. La légende raconte qu’une déesse éleva une partie des terres vers les cieux ainsi que les humains afin de les protéger des ténèbres. Link qui vit sur cette île volante du nom de Célesbourg, après une cérémonie visant à poursuivre ses études pour devenir chevalier, son amie d’enfance, Zelda, se retrouve emportée par une tornade. Link, peu de temps après, fait la découverte d’une épée mystérieuse, la Skyward Sword. Il comprend dès lors que celle-ci est sous l’emprise d’un esprit féminin nommé Fay qui a été envoyé par la Déesse pour guider Link dans sa mission. Apprenant l’existence d’un monde en dessous de l’île, Link part à sa découverte. Il y découvre un monde pris sous l’égide des Ténèbres, un monde où il doit retrouver Peach, bien non c’est Zelda… évidemment.

On y fait quoi?

Outre quelques nouveautés, cet opus est sensiblement le même qu’à l’époque. Le jeu se divise toujours de la même manière. Donc, vous alternerez entre trois phases:  narratives, combats et donjons. J’aurais aimé que les scènes dans le ciel ne se le limitent plus qu’à des balades à dos de Célestrier et visiter quelques îlots, un peu de nouveau ou surprise n’aurait pas fait de tort. Cependant, je me dois de souligner que les donjons sont toujours plaisants à faire et ne semble pas avoir pris un coup de vieux. Les puzzles et énigmes étaient pour ma part agréables et se révélaient aussi prenants qu’il y a 10 ans. Link utilise son équipement à bon escient et jouer avec les Joy-Con rajoute un côté immersif. J’avais l’impression d’être Link, sans son bonnet vert, son style elfique… bon finalement, j’étais lui, mais que physiquement. Certes, vous devrez faire de nombreux aller-retour ainsi que retourner à des endroits déjà visiter, mais ça ne rajoute en rien des heures de jeu artificielles. Par exemple, en retournant dans une zone auparavant arpentée, vous pourrez y découvrir une zone cachée lors de votre seconde visite. Petit constant et de grâce ne vous y attardez pas négativement, le jeu est lent à démarrer et l’histoire prend du temps à se mettre en route. Par contre, quel bonheur d’y connaître le comment du pourquoi est née la grande amitié entre Link et Zelda. Bref, vous vivrez des moments d’anthologies et qui resteront dans votre mémoire de joueur à tout jamais.

Donc, vous vivrez tout comme moi un superbe récit qui vaut la peine d’être joué et dans lequel vous ferez de superbes découvertes. Les nombreuses heures que j’y ai passées, m’ont semblées des minutes, ce qui je crois représente une excellente chose.

Deux mains, deux armes, deux Joy-Con:

Ceux ayant joué à la première version se rappellent sans doute de l’intégration de la Wii-Mote et le Wii-Motion Plus. Cette fonction est de retour, mais avec les Joy-Con. Il est possible de frapper selon quatre axes définis: 2x diagonales, horizontal et vertical. Il me semble que c’est plus fluide et précis qu’il y a une décennie. Le seul problème et j’espère que je ne suis pas le seul à l’avoir vécu, c’est que je devais très (trop) souvent recalibrer le capteur de mouvement en appuyant sur le bouton Y. Cependant, il était très rare que je rate mon coup, les mouvements étaient toujours exécutés dans la bonne direction, mais avec un brin de latence. Le compromis, j’imagine pour offrir une jouabilité immersive. Autre ajout qui fera grandement plaisir, c’est la fonction de contrôler la caméra à l’aide du stick droit.

En mode portable, c’est faisable d’y jouer, via un autre schéma tactique pensé pour ce mode. En fait, il limite les mouvements à la visée gyroscopique. C’est-à-dire qu’à votre guise, vous pourrez bouger votre manette ou la console en elle-même dans le but d’affiner la visée. Pour ce qui est du reste, les diverses commandes se retrouvent assignées aux boutons et les mouvements des Joy-Con sont remplacés par les coups faits avec les joysticks. Ainsi, votre épée, le lasso, les bombes et j’en passe fonctionnent tous de cette manière. Au début, ça prend un peu d’adaptation je vous l’accorde. Cependant, et ça j’avoue que je n’ai pas du tout apprécié, c’est que l’épée et les autres maniements se trouvant affectés au joystick de droite, il faut oublier le contrôle de la caméra, c’est plutôt via la touche L que s’effectue l’action. Côté ergonomie, on repassera. Parlant caméra, j’ai noté un point qui me chicotte. Déplacer la caméra avec la touche L fera affiché l’icône dédiée à la vue subjective, mais, pourtant la caméra est en vue troisième personne non? Autre problème notoire, consulter l’inventaire est la même touche que la visée. Faudrait revoir le choix des touches Nintendo.

Pour ce qui est des combats, vous devrez dans un premier temps frapper l’ennemi dans la bonne direction pour ainsi briser sa garde et dans un second temps attaquer. Prenez note que vous pourrez également contourner son bouclier. Toutes les pièces, armes, armures peuvent être améliorées grâce à un système de collecte bien établi. Tout comme on la retrouvait dans Breath Of The Wild, la jauge d’endurance y est présente et le Parachâle qui est ni plus ni moins que l’ancêtre du Paravoile fait office de moyen de voyager.

De la HD réussie:

J’en arrive à un des points essentiels de ce portage, la rehausse graphique et sa technique revampée. Certes, la première mouture écoule une décennie de vie et le nouveau rendu est efficace et s’éloigne de l’aspect honteux de bien d’autres titres à avoir franchi le pas. La mise à jour graphique est exquise, surtout comparée à la 480p de l’époque. Les décors et personnages tout pixélisés laissent place dorénavant à un rendu net et mieux détaillée, et ce, autant en version nomade que sédentaire de la console. Les couleurs chatoyantes et sa direction artistique redonnent ses lettres de noblesse à la franchise qui souffrait énormément du manque de puissance de la console en 2011. Le gain en résolution a fait le plus grand bien, le jeu tournant en 60 FPS constamment. Par contre, j’ai noté que certaines textures demeurent très floues. Les cinématiques s’avèrent de bonne facture.

Ces modifications, lire ici améliorations viennent changer les boîtes de dialogues ainsi que Navi, euh excuser Fay, l’espèce d’entité qui nous suit toujours. Auparavant il y avait trop de tout, trop d’informations, trop de didacticiels, d’explications, trop souvent arrêté pour un rien. Maintenant, les interactions avec Fay se retrouvent présentes au minimum. Ayez en tête que vous pourrez quand même-lui demander de l’aide quand vous en sentirez le besoin. Une fonction permet également d’accélérer les phases de dialogues et de passer les cinématiques. Ce qui au final, rend l’expérience globale de ce jeu beaucoup plus agréable.

De l’audio retravaillé:

Comme à l’époque, les personnages ne parlent toujours pas et on peut entendre que de légères onomatopées. Je me doutais bien que les dialogues n’auraient pas été intégrés. Là où ça commence à devenir une mode que je n’apprécie pas, c’est le fait de doubler le jeu en québécois. Est-ce vraiment nécessaire? Surtout que ce sont des expressions ou mots qui ne nous avantagent clairement pas. La bande originale est parfaite et comme les autres chapitres de la série, mérite une sortie en disque. Elle s’écoute parfaitement sans être en train de jouer au jeu. Les pièces ont été retravaillées pour le bon soin auditif.

Un final concluant:

Bon, la question à 100$. Est-ce que si vous le possédez encore ou que vous y avez déjà joué, ça vaut un achat quand même? Je répondrai à l’affirmative. Une génération n’a certes pas connu ce titre et ne bouder pas votre plaisir pour les autres. Il est fort agréable d’y jouer avec une Nintendo Switch, beaucoup plus que sur une Nintendo Wii. Une expérience rehaussée, le plaisir en premier.

Le jeu fut testé sur la Nintendo Switch via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par Nintendo Canada.

Cote FG: 8/10

Fiche technique:

  • Développé par Tantalus et Nintendo.
  • Publié par Nintendo.
  • Jeu d’aventure/action.
  • Se joue en solo.
  • Disponible exclusivement sur Nintendo Switch.
  • Version boîte et téléchargeable.
  • Offert en version intégrale anglaise et française.
  • Site officiel: https://www.zelda.com/skyward-sword-hd/fr/