Catherine (Obsession fatale) – la critique

Est-ce que l’idée de mourir dans l’un de vos rêves vous a déjà traversée l’esprit? Ou encore, avez-vous déjà songé que vos cauchemars pourraient vous rattraper dans la vraie vie? Le jeu présenté ici, est l’un de ceux où ce questionnement prend tout son sens. Laissez-moi vous introduire dans l’univers de Catherine où l’histoire d’un jeune adulte perturbé, nous y est raconté et vécu d’une façon bien spéciale.

Mode Histoire:

Tout se déroule autour de Vincent, un homme tourmenté par le fait de prendre sa place dans le monde et de s’investir dans une relation de plus en plus sérieuse avec sa copine Katherine. Au travers de ses perturbations, un événement viendra complètement chambouler sa vie. Suite à la rencontre d’une autre Catherine, un triangle amoureux se forme et l’histoire prend désormait un virage plutôt inattendu. Il nous faudra incarner cet adolescent de 30 ans et lui faire prendre des choix afin de mieux traverser les passages difficiles qu’il aura à vivre. En plus de prendre position pour lui, il nous faudra résoudre les casses-têtes imposés dans ses rêves. Ses rêves ou plutôt cauchemars, nous plonge dans une atmosphère lugubre où les pires craintes et les pires peurs de Vincent nous rattrapent. Le but est simple, s’échapper en escaladant des pyramides de cubes. Certains cubes ont des propriétés bien précises. Ce qui complique énormément l’expérience de jeu. Pour ajouter à la difficulté, nous sommes constamment pourchassé par des monstres issus de l’imaginaire de Vincent. Une simple erreur peut être catastrophique et emporter Vincent au plus profond de son sommeil. Dans ses cauchemars, nous rencontrons des moutons qui comme nous, tentent par tous les moyens d’échapper à la mort. Entre les tableaux, certains nous vendent des items à utiliser durant les casses-têtes et d’autres nous donne des conseils pour améliorer notre technique. Tout ce contenu intriguant est placé dans une tangente fusionnant la fiction et la réalité. Ce qui nous entraîne dans un univers complètement disjoncté entre le bien et le mal. Faire preuve de tact dans ses choix est la clé dans ce jeu où l’horreur frappe la réalité. Fait intressant, lorsque nous prenons des décisions, on nous informe des réponses obtenues, à travers internet, sous forme de statistiques. Donc, il nous est possible de connaître l’opinion général des gens qui ont eu à prendre cette même décision. Pour ma part, l’idée d’incorporer des éléments de décisions au travers les puzzles est bien pensé, mais ceci dit, je ne crois pas que la fusion des deux styles peut plaire à tous. Malgré que les déroulements s’étirent par moment en longueur et que nous avons l’impression d’être trop souvent spectateur, le scénario est relativement solide.

Les contrôles:

Sur cet aspect, je vous dirais que les contrôles sont très simples d’approche. La prise en main est facile et permet à n’importe qui d’y jouer. Cependant, je trouve que les contrôles, lors de l’action, sont très sensibles et aucunement permissifs. Je vous conseil d’ailleurs, d’opter pour des commandes classiques et d’utiliser le pad directionnel plutôt que le joystick. Pour ce qui est des combinaisons de boutons, il n’y en a pas vraiment. Que ce soit pour déplacer des objects ou pour activer certaines fonctions, tout passe par une faible difficulté à ce niveau. Ceci dit, les niveaux sont complexes et c’est plutôt votre aisance avec les contrôles qui ferons de vous un habile joueur. Ce que j’aime dans Catherine, c’est justement son niveau de difficulté qui est parfois frustrant. Il faut se le dire, dans ce genre de jeu où un enchaînement n’attend pas l’autre, l’instinct est de mise pour réussir à bien se diriger et parfois le fil entre la réussite et l’échec, est très mince.

Le graphisme:

Pour les amateurs du style manga japonais, vous serez tout de même bien servi. À mon avis, le graphisme est l’un des éléments intéressants dans le jeu. Les personnages, sont bien balancés et efficacement articulés. J’ai vécu quelques petites glitches visuels sur la version xbox360. Les textes n’apparaissent pas tout le temps et il est nécessaire de redémarrer le jeu. Ceci dit, il est graphiquement immersif malgré, il nous plonge dans un univers déroutant à souhait et nous fait ressentir un important sentiment d’intrigue. Je décris ce sentiment comme si nous étions tranquillement sur une corde raide, prêt à vivre à tout moment une alternation d’événements importants et décisifs. Tout ça, grâce à l’atmosphère des dessins présentés. Belle réussite à ce niveau. Ceci dit, lors des casses-têtes, je ne me rappelle pas avoir vu des dessins aussi bizarres et violents. En réalité, c’est à ce moment que l’horreur s’impose dans le jeu. Des paires de fesses carnivores en passant par une fiancée géante qui veut notre peau à coup de fourchette bien aiguisée, voilà quelques exemples que propose Catherine. Ce qui m’apporte le plus de confusion, c’est probablement l’idée derrière tout ça. À mon avis, faire du fucké pour faire du fucké ajoute assurément une touche de saturation. Même si l’idée me plaisait à la base, je me dois d’avouer que je trouvais quasiment ridicule cette façon d’apporter les images de l’histoire vécu par Vincent au travers ses rêves. Je suis en accord avec le fait d’apporter des révélations dans les cauchemars du personnage, mais faut-il savoir pousser égale. De façon plus général, je trouve malgré tout, que le graphisme est à la hauteur.

Musique et sons:

La trame sonore de Catherine ne passera pas à l’histoire. Pourtant, le style de jeu se porterait de belle façon à une bande sonore plus avantureuse. Des éléments plus lounge sont imposés dans les musique d’arrière-plan enlève par moment, un peu de l’expérience intriguante qui nous pousse à se mettre au bout de notre siège. Durant les cauchemars, un petit regain à ce niveau. Il y a quelques beaux flash, comme les fameuses cloches sonnant notre réveille et les bruits des monstres qui ajoute au stress. Pour ce qui est des voix des personnages, le ton des gens me donnent l’impression que tout est lourd autour d’eux. Leurs timbres de voix sont peu enjoués et on a l’impression que le suicide collectif n’est pas très loin. Heureusement, la belle et sexy Catherine ajoute un peu de piquant et surtout de l’énergie dans le jeu. Bien que mystérieux et parfois troublants, ces dialogues sont enthousiastes et amusants. J’apporte beaucoup d’importance à la trame sonore, car l’expérience du jeu en dépend. Elle doit venir envelopper ce genre de jeu où c’est l’ambiance qui est priorisée. Malheureusement, malgré quelques beaux éléments, ce titre aurait mérité à mon avis, un petit plus à ce niveau.

Les modes de jeu et la durée de vie:

Bien sûr la campagne est le mode le plus intéressant disponible dans ce titre, mais ne sous-estimé pas le multijoueurs retrouvé dans Catnerine. Ce mode offre la possibilité aux joueurs de s’affronter ou de s’entraider à travers les casses-têtes. Généralement, un jeu où l’on retrouve plusieurs fins différentes donne beaucoup de place à la rejouabilité. Selon moi, les personnes qui feront l’exercice seront certes conquis par le jeu, mais surtout curieux. Pour ma part, une fois terminer, une fois oublié. Personnellement, mon expérience n’est pa mauvaise, mais ne m’influence pas à recommencer ne serait-ce que pour augmenter le coefficient de difficulté. Ceci dit, il y a une belle possibilité de prolongé votre expérience et sur ce point, Atlus a réussi son pari.

En conclusion:

Pour terminer, je dois dire que la note accordée ci-bas représente une moyenne, car j’ai divisé en deux mon expérience de jeu. Malheureusement, la fosse de mon évaluation est trop creuse entre les deux. J’ai vraiment aimé la partie des casses-têtes et pas vraiment aimé la partie plus RPG. Ceci dit, Catherine se classe parmi les jeux les plus ambitieux qu’il m’a été permis de jouer. Les éléments de nouveautés ont bien été développés, mais parfois trop poussés. Cependant, l’histoire ne me touche aucunement, car le personnage de Vincent ne me rejoint pas du tout et j’ai peur qu’il ne rejoingne pas beaucoup de gens. Son groupe d’amis est trop différent et n’est pas plausible. Les situations lors du déroulement de l’histoire me plaisent, mais le rythme n’y est pas. Aussi, inutile de vous dire que le jeu n’est pas disponible en version française, donc c’est un pensez-y bien pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais. Un beau jeu rempli d’ambitions, mais qui manque de constance. Je vous conseil, bien entendu de télécharger le démo disponible si vous étiez l’un de ceux désirait se procurer le jeu. Pour ma part, c’est une location ou attendez qu’il subisse une baisse de prix!

Note: 7/10

Points positifs:

  • Scénario solide
  • Diversifié au niveau du dénouement
  • Bon niveau de difficulté retrouvé

Points négatifs:

  • Trop souvent spectateur
  • Manque de Rythme
  • Contrôles trop sensibles
  • Version française non disponible

Caractéristiques:

  • Jeu développé et publié par Atlus
  • Jeu de style RPG – horreur – puzzle
  • Disponible sur PS3 et Xbox 360
  • Engin graphique: Gamebryo
  • Version intégrale anglaise
  • Mode solo et multijoueur
Collaboration spéciale de Yannick Dupuis @yanofthewell
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