Bon okay, l’été tire à sa fin ce qui signifie que les vacances sont terminées pour plusieurs. Ce qui peut sembler triste, mais, pas pour moi. Car fin de l’été rime aussi avec le retour du ballon rond. Hé oui la nouvelle saison de la NFL frappe à nos portes et malgré un conflit qui aurait pu faire mal à la ligue, EA Sports récidive et nous donne sa mouture de Madden NFL Football annuelle. Alors, vaut-il la peine? Est-ce seulement une mise à jour de l’an passé? Les nouveautés sont-elles à l’honneur? C’est ce que je vais tenter de répondre tout au long de la critique qui va suivre.
Modes de jeu et durée de vie:
Le menu est divisé en plusieurs onglets. Le premier de la liste intitulé, «Play Now» remplace le traditionnel « Exhibition Match » pour parfaire ses stratégies c’est parfait avant de se lancer dans le mode Carrer. En fait, le Mode Carreer est le digne remplaçant de la Dynasty. Celui-ci vous permettra de jouer soit en ligne ou non le rôle d’un joueur ou d’un entraîneur. Pour le joueur, vous pouvez soit importer votre visage avec le Game Face, créer du tout au tout un nouveau joueur, prendre un joueur actif ou sélectionner une légende. Cependant comme EA veut pousser son Ultimate Team, vous devrez au préalable avoir débloqué la carte de la Légende que vous voudrez personnifier. Du côté de l’entraîneur, c’est la même chose. Sauf que pour celui-ci, il y a déjà quelques entraîneurs légendaires mis à votre disposition. Comme le jeu fait vraiment dans le réalisme cette année, le coach des Saints de la Nouvelle-Orléans suspendu pour l’entièreté de la saison dû à un scandale ne peut être sélectionné et remplacé par un autre par intérim. En fait, le Mode Carreer est le digne remplaçant de la Dynasty. Bien entendu, que ce soit sur le terrain ou sur les lignes de côté, vous aurez des objectifs à atteindre. Plus vous accumulez les succès et plus vous serez récompensé avec des points d’expérience qui serviront à améliorer votre joueur. Par exemple, au départ je devais faire les séries étant un coach intérimaire.
Le Madden Ultimate Team qui est toujours présent, mais revampé et amélioré. C’est la nouvelle marque de commerce chez EA Sports alors ils en prennent un soin jaloux. Au départ vous aurez à choisir un capitaine et ensuite c’est parti, vous devrez vous bâtir une équipe du tonnerre à l’ aide de paquets de cartes qui contient des joueurs de toutes sortes. On y retrouve des ensembles de cartes de joueurs vedettes, des options pour améliorer les différents attributs, etc Attention, car le chemin sera ardu pour y arriver. On gagne de l’argent virtuel que l’on peut échanger par la suite dans le Madden Shop À moins bien sur de vouloir dépenser une tonne d’argent pour avoir tous les meilleurs joueurs. Ou si vous avez plutôt la bosse des affaires, vous pouvez tenter votre chance dans le « auctions house » pour échanger vos cartes contre d’autres. Les enchères sont ouvertes. Dans ce mode, quatre choix s’offrent à vous: le Head To Head, le Solo Challenges, le Play Vs Friends et le Play Vs CPU. Il est vrai que c’est l’aspect qui me plait le plus cette année et c’est très long. Bâtir une équipe gagnante à partir du minimum s’avère un très bon défi.
Autre mode, les Madden Moments Live, qui vous fera revivre de grands moments de ce sport tant prisés par les Américains et qui vous fera réécrire l’histoire. Sera inclus dans la mouture 2013 de NHL. Pour celle-là, chapeau EA, une très foutue de bonne idée. Dernier mode, le »Madden NFL Gridiron Club. C’est à cet endroit que vous trouverez les correctifs et contenus. Vous pouvez aussi partager vos résultats sur les médias sociaux si ça vous chante.
Bref, y’a de quoi faire et vous fera passer de longues heures autant de jour et de nuit pour parfaire vos stratégies et repasser votre livre de jeux. De quoi vous faire patienter jusqu’à la mouture 2014.
L’Infinity Engine:
Comparé à l’an passé, EA frappe fort (sans jeu de mots) en instaurant son nouveau système de collisions: l’Infinity Engine. Très tôt dans la partie vous remarquerez que les plaqués sont plus réalistes. Les contacts physiques sont d’une telle ampleur que vous aurez mal à leur place. Pr exemple, à l’occasion, lors d’un gros contact, le ou les joueurs demeurent étendus au sol ou bien à genou. Souvent, j’ai pu apercevoir les joueurs hochés la tête ou se brasser la tête parce que le contact à été sévère. Réaliste vous dites? Oh que oui! Autre chose de bien avec cette nouvelle mécanique de jeu, c’est l’impression de ne jamais revivre deux fois la même séquence de jeu. Bon, c’est vrai que les joueurs s’empilent un par-dessus l’autre, mais l’effet chorégraphie n’y est plus.
Autre amélioration notable, le quart-arrière et ses receveurs. Par le passé soit la passe (une bombe) était captée ou soit, c’était l’interception à coup sûr. EA Tiburon semble avoir compris les doléances des joueurs en revampant complètement le système de passes dans le but d’offrir une plus grande liberté et enfin de ne plus choisir le même jeu qui fonctionne toujours ad vitam æternam. Maintenant vous décidez de la trajectoire que le ballon empruntera tout dépendant de la force utilisée. Tout ça dans le but de lancer moins d’interceptions et… vos manettes dans les murs. Cette année j’ai l’impression que les développeurs se sont basés sur le meilleur jeu de football de tous les temps: ESPN NFL 2K5. Je parle ici surtout des nouvelles techniques inculquées au QB. Maintenant les courses sont plus fluides, un bouton pour éviter le sack et enfin on a plus l’impression que lorsqu’il recule et sort de sa pochette protectrice, on ne dirait plus qu’il a les pieds pris dans le ciment. Bon c’est réglé du côté du quart-arrière, mais quand est-il des receveurs? Prenez plus de 400 nouvelles animations, rajouter du spectaculaire en plus d’une nouvelle fenêtre de temps alloué pour effectuer une passe à un joueur qui s’est démarqué et vous obtenez quoi? Des cris de victoires avant même que la partie soit terminée. C’est-tu pas merveilleux ça. Un petit conseille soyez certain que le joueur visé vous regarde et qu’il est prêt à recevoir le ballon, car ça finira en passe incomplète. Une dose d’attention est de mise. Le jeu était plus arcade les années précédentes. C’est fini ce temps-là, maintenant il faut savoir lire la défensive pour espérer gagner.
ESPN? Pas cette année encore ou presque:
EA ne s’en cache pas, le but cette année est de se rapprocher le plus possible d’un reportage télévisuel. Réussissent-ils? Oui et non. Certes l’aspect visuel est très intéressant avec ces centaines de nouvelles animations autant sur le terrain que sur les lignes de côté. Par contre pour la foule on repassera. Il me semble que j’écris ça chaque année. Ce qui vous est offert, une foule cartonnée, qui fait peur. Les stades au moins viennent sauver la mise avec une reproduction quasi parfaite. Sur le terrain c’est en demi-teinte. Les cycles de climat sont bien représentés avec le soleil, la pluie ou la neige. D’ailleurs, vous remarquerez que lancer le ballon dans la pluie ou la neige et effectuer une course dans les mêmes situations changera la donne. J’effectue un retour sur l’aspect télévisuel, car qui dit TV dit aussi avant match. Enfin, on a un petit quelque chose avec un duo de commentateur Phil Simms et Jim Nantz. C’est bien, mais loin d’un Chris Berman. La comparaison des deux quarts qui s’affronteront est bien vue. Par contre, c’est tout, pas de « halftime show », pas de reportage d’après-match… quand on pense qu’en 2004 leur compétiteur le faisait. Pourquoi avoir signé une entente avec ESPN si ce n’est que pour la laisser sur le banc de touche? À moins que ce soit pour seulement l’enlever à 2K Sports. Car entre vous et moi, on est encore très loin de la présentation qu’on nous avait servie dans ESPN NFL 2K5.
Du côté des menus lors du déroulement du match, ils ont été simplifiés et épurés. C’est beaucoup plus clair. Le système de reprises vidéo a été revu et est bien meilleur. Cette fois la caméra est centrée sur l’action et ne va plus se situer dans un endroit pas rapport. La caméra lors des touchés nous faire vivre l’intensité du moment et que dire des attrapés. J’en suis bouche bée. Que ce soit en plongeant, d’une main, de dos et même par-dessus un joueur en effectuant une pirouette, que c’est spectaculaire. Parlant d’interaction, beaucoup plus avec les joueurs sur le banc auraient été souhaitables, mais bon on ne peut pas tout avoir. Dernier point les blessures. Là EA a sérieusement déconné. Je veux bien une ou deux blessures par match, mais quand c’est rendu à quatre de chaque côté, ce n’est pas sérieux. Surtout que c’est toujours les mêmes animations et pas de temps d’arrêt ni pratiquement pas de suivi si ce n’est qu’on doit choisir quoi faire avec le joueur. En terminant, petite intégration qui pourrait passer inaperçue, pendant la saison on a droit à un Twitter des différents analystes. Bienvenue en 2012…
Kinect or not Kinect:
Voilà un bon exemple de grande évolution. Le changement du duo de commentateurs s’avère être doux à mes oreilles après l’hyperactif Gus Johnson ça fait du bien. Les commentaires suivent très bien l’action. Tellement que je me suis laissé prendre au jeu pendant une pause et voici ce que je peux y entendre sur une décision de l’arbitre sur un coup de la corde à linge non puni:Ben voyons tu l’as vu comme moi, il aurait du être puni l’arbitre ne regardait pas la même scène que nous ». Ça ou bien ils critiquent vos choix de jeux discutables. De quoi vous tenir réveillé. Simms et Nantz du réseau CBS font un excellent travail. Les bruits sur le terrain, les quarts-arrières avec leur cadence, les cris des joueurs, tout ça rajoute à l’immersion. Et puis la foule. Quelle foule? Il ne faut pas compter sur elle pour animer la partie. On est à des années lumières de ce que NCAA Football offre. Avant de continuer avec la musique, je me dois de décrier un phénomène de plus en plus présent. Les pubs que les commentateurs mentionnent trop souvent. Je ne sais pas pour vous, mais ça me tape littéralement sur les nerfs. Ça semble être une tangente empruntée par les compagnies de jeu pour obtenir des commanditaires, mais, je m’en fou royalement. La musique, bon j’y arrive. On sent la touche NCAA et c’est pas pour rien, car c’est un certain Colin O’Malley qui est derrière. Le même qui signe la bande originale de NCAA Football 11. Outre ça, la musique joue pratiquement en sourdine dans les stades. Donc, appart dans les menus, elle n’est pas un très gros facteur. Une intégration de la Kinect est toutefois à noter, par contre elle n’est que vocale. Vous pouvez diriger le jeu sur le terrain avec des consignes préétablies. Vous choisissez le jeu en fonction des choix affichés à l’écran. Malgré la reconnaissance uniquement anglophone, les commandes répondent plutôt bien. Même pour ceux qui ont un accent prononcé, le tout demeure fonctionnel. Bref, une bonne intégration qui rajoute au côté réaliste, mais que comme moi serez peut-être porté à oublier la plupart du temps.
Conclusion:
Autant l’an passé j’avais démoli la mouture 2012, autant cette année je vous le conseille. Avec toutes ces innovations, son immersion sans cesse grandissante et une durée de vie très conséquente, je ne peux que vous dire que votre 60$ et des poussières s’avérera un bon investissement. Bref, fans de football à vos manettes.
Cote FG: 8/10
Points positfs:
- Les différentes innovations
- L’Infinity Engine
- Une présentation qui s’améliore
- Le nouveau duo de commentateurs
- La nouvelle mécanique de jeu à l’offensive
- Une défensive plus sur le qui-vive
- Les modes de jeu
- Intégration minimale de la Kinect
Points négatifs:
- Les commentaires diffèrent en solo qu’en ligne
- La foule toujours aussi laide
- Les blessures avec la même animation
Caractéristiques:
- Développé par EA Tiburon
- Publié par EA Sports
- Sous l’Infinity Engine
- Jeu de sport en solo en multijoueur
- Disponible sur PS3, PlayStation Vita, Wii, Xbox 360 et plus tard Wii U
- Offert en anglais seulement
- Site officiel: http://www.easports.com/madden-nfl





Excellente critique Dom. Tu fais bien de noter la cohérence des propos des analystes versus les situations de match. D’ailleurs, il y aurait 82 heures d’enregistrement !!