Medal Of Honor: Warfighter – la critique

 

Après un premier volet du renouveau de Medal Of Honor mitigé par les critiques, mais un succès aux nouveaux des ventes, Danger Close remet ça avec le deuxième chapitre des aventures de l’escouade du Tier-1. Warfighter se veut la suite en intégrant quelques personnages issus du premier. Cependant, est-ce que le scénario de celui-ci s’avèrera à la hauteur du premier? C’était quand même la force de Medal Of Honor il y a deux ans. Je répondrai oui et non et vous comprendrai en lisant ces quelques lignes.

Un récit long à décoller:

Le jeu débute avec trois soldats du Tier-1: Mother, Preacher et Voodoo tous trois issus du premier volet en train de saboter un échange d’armes sur le marche noir. Ce qui met un peu la table et nous montre le savoir-faire de notre équipe. Ça se poursuit avec comme tout bon jeu de guerre avec un didacticiel au stand de tir. Bref, on entre enfin dans le véritable scénario qui je l’admets m’a paru confus, mais s’est réajusté par la suite. Notre véritable mission, c’est de poursuivre un gang de terroristes internationaux disposant d’explosif extrêmement puissant: le PETN. Bien que l’on ne connaît pas les motifs ou motivations des attaques terroristes, on devra les chasser à Dubai, au Pakistan, aux Philippines et en Somalie. Tout ça, pour enfin mettre la main sur le leader du groupe, un certain Sad Al Din. Je dois avouer qu’il m’a pris un certain temps pour entrer dans le scénario. Au, départ ça me semblait inintéressant et dénué d’originalité, par contre au quart du jeu, ça se replace et pour le mieux. Surtout les flashbacks avec Preacher et les dommages collatéraux de la guerre face à sa famille qui ne le reconnaît plus. Je ne peux passer sous silence la fin qui s’avère être très touchante…

Court mais intense… mentalement:

Je ne vous ferai pas de cachettes, l’aventure en solo se bâcle en plus ou moins six à sept heures de jeu tout dépendant la difficulté choisie. C’est dans la norme de ce qui nous est offert depuis quelques années malheureusement. Parlant niveau de difficulté, vous pouvez le changer en tout temps pendant le jeu. J’ai bien aimé le fait de vivre l’aventure avec deux soldats différents: Preacher et Stump. Les missions sont très diversifiées: prise d’otages, prendre d’assaut un camp militaire et des poursuites et encore des poursuites. Que ce soit à pied, en voiture et en bateau, il y en a pour tout les goûts. Ce n’est pas tout, puisque la furtivité est à l’honneur, dans plusieurs missions, on vous demandera de ne pas être repéré et les phases de sniping sont bien, mais moins intenses que dans le premier chapitre. Ne perdez pas votre temps à explorer, car il n’y a aucun item caché à trouver. Bref, une aventure scriptée de A à Z et c’est très dommage.

« Toutes les grandes choses sont simples et plusieurs d’entre elles peuvent s’exprimer par des mots simples comme: liberté, justice, honneur, devoir, pitié, espoir. »                                                                                                                                                                  

                                                                                                    -Winston Churchill

Le multijoueur pourrait peut-être rattraper la courte durée de vie, mais il n’en est rien. Aucune originalité que du classique. On a droit à cinq modes tous bâtis autour du Team Deathmatch, de la destruction d’objectifs ou de la possession d’un territoire par la capture du drapeau. Une seule nouveauté: le système d’escouade en duo. Pour arriver à bien performer, vous devrez travailler en totale symbiose avec votre coéquipier. Ce qui est bien, c’est qu’en tout temps votre collègue demeure dans votre champ visuel et tel un mutant, vous le voyez, à travers les murs. Vous pourrez le soigner, le ravitailler. Bref, un mode multijoueur en ligne qui ne passera pas à l’histoire.

Tirer, ravitailler, et ouvrir des portes:

Jamais je n’aurai répété les mêmes actions aussi souvent dans un jeu de tir. Même si vous avant de pouvoir jouer, Danger Close vous offre une mise à jour importante qui est censée corriger certains bogues, mais bon on repassera. Je vais diviser cette section en deux parties: le négatif et le positif. Du côté des irritants, il y a la balistique qui est loin d’avoir un réalisme convaincant. Les développeurs n’avaient pas travaillé avec de vrais soldats? Quoi qu’il en soit, les tirs manquent de précisions, les tirs à la tête fonctionnent, mais pas toujours et la distance de votre tir influencera la trajectoire du projectile, mais pas à tout moment. Une nouveauté qui je me demande encore pourquoi elle a été intégrée: la manière de défoncer les portes pour entrer dans une pièce bourrée d’ennemis. Il y a plusieurs manières d’y arriver, mais pour les débloquer, vous devrez au préalable avoir fait des tirs à la tête. Quatre pour chaque nouvelle façon pour être précis. Inutile vous dites. Surtout que j’ai utilisé la même tout le long: le bon vieux coup de pied. Dernier point négatif, les mêmes actions encore et encore et encore. Videz votre chargeur et ravitaillez-vous à l’aide de vos coéquipiers. Aucune munition ne traîne sur le terrain. Je ne la comprends pas celle-là.

Il y a quand même du positif, comme le fait que l’on peut configurer notre manière de jouer selon des standards préétablis ainsi certaines armes possède deux niveaux optiques ce qui vous permet d’atteindre les ennemis sur une longue distance.

Le Frostbite 2, mais pas trop:

Bien que le jeu soit bâti autour de l’engin graphique Frostbite 2, il est décevant de constater que certaines parties du décor seulement sont destructibles. J’aurais préféré avoir un effet à la Bad Company. Par contre, les effets de particules sont très bien foutus. Le jeu demeure très joli dans l’ensemble, mais en qu’en solo, car le multijoueur n’est pas digne ce que l’on peut voir dans cette génération. À l’instar de Battlefield 3, pour profiter des textures en haute définition vous devez installer le contenu du deuxième disque qui contient aussi le mode multijoueur. (1.7 Go). D’ailleurs, la béta était vraiment ordinaire pour le graphisme et EA s’est expliqué sur le sujet on avouant ne pas avoir intégré les textures, mais je crois qu’ils ont oublié de le faire aussi pour le multijoueur pour le jeu entier.

Plusieurs idées ont été prises de plusieurs autres franchises comme dans Ghost Recon: Future Soldier ou COD, lorsqu’on entre dans une pièce pour la sécuriser, on a droit à un effet de ralenti pour tuer tous les ennemis, après ce court laps de temps, tout revient à la normale. Quand on est prêt d’une grenade, si l’icône est rouge on est dans le rayon d’explosion, si l’icône tourne au blanc, on est sauf. Lorsqu’on est près de mourir, l’écran vire au rouge pour disparaître si on se cache suffisamment longtemps. Petit ajout que j’ai bien aimé, nos collègues intègrent un logo au dessus de leur tête ce qui permet de ne pas leur tirer dessus, car oui le tir ami est admis, par contre vos collègues lorsqu’ils font face à l’ennemi semblent invincibles. De l’autre côté c’est aussi vrai, lorsqu’un ennemi meurt il y a un petite tête de mort qui apparaît au-dessus de lui.

L’aspect le plus gênant vient du fait que les actions sont scriptés à 100%. Si j’arrive avant pour ouvrir une porte, je dois attendre que les autres soient là pour que l’action s’enclenche et ainsi de suite. Quelques bogues graphiques viennent parsemer le tout comme gens qui passent au travers les murs, fusils qui flottent dans les airs, screen tearing lors des cinématiques. Cependant, rien qui n’affecte l’expérience du jeu.

Une valeur sure:

Alors que le graphisme pêchait par ses irrégularités, il en est tout autre pour la musique et l’ambiance. Du côté des sonorités, les armes ne sont pas ultra réaliste, mais ça demeure de bon ton quand même. Les explosions sont réalistes et parfois surprenantes surtout avec un cinéma maison. On a toujours quelqu’un pour nous rappeler que l’ennemi est mort… l’icône au dessus de lui sert à quoi alors? On entend très voire trop souvent les mêmes phrases et mes oreilles étaient là pour me le rappeler. Une que j’ai très bonne: souvent lorsqu’un ennemi meurt on entend la phrase « Il est cuit » même quand le gars meurt calciné par le feu. Même les phrases sont scriptées totalement. Le tout est rattrapé avec une bande originale qui tient du génie. Les pièces instrumentales sont sublimes. On connaît l’association entre Medal Of Honor et Linkin Park depuis le premier volet. La chanson The Catalyst de l’album A Thousand Suns avait été utilisée pour la vidéo officielle du jeu ainsi que dans le générique final. Même recette pour cette itération, mais cette fois avec l’extraordinaire Castle Of Glass tirée de Living Things. Bref, je veux cette bande originale si elle voit le jour.

Debriefing:

J’aurais aimé lui donner une meilleure note, car le premier m’avait époustouflé et m’avait gardé sur le stress tout le long. Ce qui n’a pas été le cas dans celui-ci. Le jeu aurait bénéficié de quelques mois de plus de peaufinage. Mais pour ça, il aurait manqué la manne des fêtes. Ah période commerciale quand tu nous tiens…

Cote FG: 7.5/10

Points positifs:

  • Scénario court, mais prenant
  • Mêmes personnages que le premier
  • Missions diversifiées
  • Un graphisme décent pour le mode solo
  • La musique= WOW

Points négatifs:

  • Moins intense que son prédécesseur
  • Une balistique pas très réaliste
  • Le multijoueur très, très moyen
  • Des bogues graphiques, malgré une lourde mise à jour

Caractéristiques:

  • Développé par Danger Close
  • Publié par EA
  • Jeu de tir à la première personne
  • Mode solo et multijoueur en ligne
  • Engin graphique Frost Bite 2
  • Passe en ligne
  • Version anglaise ou française intégrale
  • Offert sur PC, PS3 et Xbox 360
  • À venir sur Wii U
  • Site officiel: http://www.medalofhonor.com/
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