(CRITIQUE RÉTRO) SimCity SNES

 

Le 5 mars prochain, un nouveau volet de la série SimCity sera lancé sur nos ordinateurs 10 ans après la dernière parution du jeu. C’est donc avec fébrilité que plusieurs amateurs attendent ce jeu de gestion de ville. Parions qu’il sera encore plus impressionant graphiquement que ces prédécesseurs. Le jeu sera-t-il combler les hautes attentes? Seul le temps nous le dira.

Pour l’instant voici un petit avant goût: 

Au départ, qu’est-ce que SimCity offrait de si révolutionnaire pour atteindre un tel niveau de popularité? Je vous offre un petit retour dans le temps afin de vous présentez le première version crée pour la console SNES disponible en 1991.

C’est dans les années `80 que Will Wright a commencé à imaginer son simulateur de ville. Passionné par les jeux vidéo, il allait de soi qu’il en concevrait et en développerait. Pour faire avancer ce projet, il co-fonda la société Maxis qui en 1989 nous offrit le premier SimCity.

L’objectif principal de Will Wright, était de créer un jeu de gestion qui évoluerait selon les décisions du joueur. En tant que Maire de votre ville virtuelle, vous devez diriger la destinée de votre agglomération pour développer un environnement propice à la venue de nouveaux résidents et ainsi atteindre 500 000 habitants.

dr wright

Vos premières responsabilités de Maire seront de choisir votre terrain et votre niveau de difficulté. De vastes territoires parsemés d’eau et de forêt feront un bel emplacement pour installer votre village. Le niveau de difficulté déterminera avec quel montant d’argent vous débuterez votre mandat. Avec les fonds publics, vous devrez développer des zones résidentielles, commerciales et industrielles. Tout au long du jeu, vous devrez maintenir un bon équilibre afin de rendre vos citoyens heureux.

La gestion ne s’arrête pas qu’à ces 3 types de batiments. Il faudra également développer toute l’infrastructure et les services requis. Pour ce faire, plusieurs bâtiments spécifiques seront mis à votre disposition. Des centrales électrique fourniront l’énergie, des postes de police et de pompier protégeront votre population. Des bâtiments comme les stades, les ports, les aéroports et les lieux de distraction viendront combler les demandes de la communauté.

Comme Maire, vous devrez tenir compte de plusieurs aspects contraignants comme la pollution, les embouteillages, les crimes, les évènements aléatoires (tremblement de terre, tornade, etc…). Vous devrez les affronter et trouver un moyen pour ne pas en ressentir les effets néfastes. Par chance un excellent outil, sous forme d’onglets, vous aide à suivre les diverses données. Amateur de chiffre vous serez comblé.

Il faut toutefois avoir conscience que vos moyens sont limités. Les revenus provenant des taxes dépendent directement de la quantité de citoyens. Les dépenses sont engendrées par les services et le coût d’entretien des infrastructures. Il n’est pas facile de maintenir ou dégager des profits au terme de l’année (parlez en à nos politiciens).

sim gameplay

Somme toute, le tout premier SimCity, est encore excellent. J’y ai joué plusieurs heures dernièrement avec la ferme intention d’atteindre les 500 000 résidents. J’ai faillit à ma tâche et je n’ai pas pu obtenir la récompense ultime accessible (seulement sur nintendo) : la statue de Mario (je ne crois pas gâcher la fin du jeu en écrivant ça). À mon avis, le créateur Will Wright, a bien réussi le développement de ce petit chef d’œuvre. Le produit final n’est pas sans faille mais frôle la perfection. Le jeu est visuellement simple mais très efficace. L’interface avait été développé avec le souci d’être facile pour l’utilisateur ce qui rend l’expérience encore plus agréable. Le fait de jouer avec une manette plutôt qu’une souris (non compatible avec celle offerte sur SNES) ne nuit pas à l’accessibilité des fonctions. Le réalisme de gestion de ville pour l’époque est très bien réussi même s’il manque plusieurs éléments comme les aqueduc, les autoroutes et le transport en commun. Ces éléments seront toutefois ajoutés dans les versions futures de la série.

Si j’avais à identifier un point faible, celui-ci serait au niveau de la vitesse du jeu. Le temps passe lentement et ce, même en mode accéléré. Étant jeune, je me souviens d’avoir laissé ma console ouverte de très longues heures sans jouer pour récolter de l’argent. Il arrivait souvent qu’à mon retour, une partie de la ville soit ravagé par des évènements destructeurs.

Si vous possédez une SNES, vous devez avoir une copie de ce jeu dans votre collection. Le jeu ayant connu un grand succès, il est facile d’en trouver et ce, pour 10 à 15 dollars. Cependant, ne le laisser pas prendre la poussière parce qu’il mérite d’être joué à nouveau.

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