(CRITIQUE) Dead Space 3: le «survival horror» n’est plus

 

L’aspect mode survie dans les jeux d’horreur a toujours eu la cote populaire auprès des joueurs. Je pense ici aux premiers épisodes de Resident Evil, l’excellente franchise silent Hill, Fatal Frame, Condemned 1 et 2 ainsi que la série F.E.A.R. Même si le troisième avait quelque peu perdu de son essence primaire. Avec Dead Space on était plongé dans un scénario original imprégné d’une horreur et d’un facteur de stress sans précédent. La deuxième itération se voulait une suite logique au premier, mais cette fois elle poussait l’expérience à une limite jamais égalée jusqu’ici. Avec la venue de Dead Space 3, je fondais beaucoup d’espoir lors de son annonce. Cependant, j’ai rapidement déchanté sur certains aspects tandis que pour autres c’était bien foutu et je vous explique pourquoi.

L’histoire prend son envol plusieurs années après la fin des événements s’étant produits dans Dead Space 2. Isaac Clarke marqué à jamais par l’horreur vécue, est maintenant hors d’atteinte et loin de toute cette pagaille. Il joue à cache-cache avec le gouvernement et les Unitologues. Dans le cas du premier, parce qu’il cherche à extirper les secrets du Monolithe, celui ayant servi à l’éveil des Nécromorphes de sa mémoire et dans le second cas parce qu’ils le considèrent comme étant de la race des Hérétiques. Toutefois, il doit reprendre du service alors qu’il reçoit un étrange de détresse provenant de son ex-copine de cœur.

Cette fois, il ne sera pas seul au combat, puisqu’il aura à ses côtés le sergent John Carver pour tenter une fois pour toutes d’éradiquer la menace qui plane toujours sur la tête de l’humanité. Le tout s’avérera pénible, car nos deux héros devront faire face à deux ennemis: les Nécromorphes et les Unitologues. On a droit ici à un scénario dénudé d’originalité et maintes fois vécu, cependant il est agréable de le revisiter. Par contre, j’avais nettement l’impression de me sentir dans une pâle copie de Lost Planet.

Bien que j’ai toujours préféré vivre des jeux de type horreur/survie en solo, j’avoue que ce qu’avait en tête les développeurs en nous offrant une mode coopératif n’est pas une mauvaise idée en soit. Pourquoi? Fort simple, car il s’agit maintenant d’un jeu action/survie. C’est terminé la survie à haut risque avec un fort niveau de stress causé par le haut degré d’horreur projeté à l’écran. La campagne solo se bâcle en un peu plus de 10 heures. Selon votre niveau de difficulté, ce chiffre pourrait augmenter ou baisser quelque peu. Si les quêtes annexes vous intéressent, rajoutez encore quelques heures et vous voilà devant un solo d’une quinzaine d’heures. Pour un jeu de tir, c’est vraiment pas mal. Je mentionnais plus haut le mode coopératif et dès que j’ai remarqué que le tout ne se faisait qu’en ligne, ma déception fut grande. Pourquoi ne pas avoir intégré ce mode, mais en local? C’est trop difficile à faire ou quoi? Bref, l’un jouera Clarke et l’autre sera dans la peau de Carver. J’ai pu remarqué qu’en solo le jeu se passe bien, mais à deux les ennemis deviennent plus ardus à vaincre et les boss beaucoup plus coriaces. Plusieurs missions s’effectueront en duo ainsi que la résolution de puzzles. Il est bien de noter que pour terminer un niveau vous devez obligatoirement le terminer les deux biens vivants. Un peu comme dans Army Of Two, si votre coéquipier tombe au combat, vous pourrez le réanimer.  Bref, c’est près de trois heures qui ont été ajoutées en duo. En plus de la campagne en solo et en duo, vous pourrez vous rabattre sur le mode Nouvelle Partie+ dévérouillable une fois le jeu terminé une première fois.

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Côté jouabilité, on a droit à quelques variations, mais sur un même thème. Les habitués de la franchise seront rapidement remis dans le bain tandis que les nouveaux s’y trouveront une manière d’approche aisée. Si le fait de devoir toujours rationner vos munitions vous énervaient, hé bien dites-vous que c’est dorénavant chose du passé, car elles sont présentes en quantité industrielle. Autre chose que j’ai bien aimé est l’établie ou l’on peut confectionner ses propres armes à même les pièces recueillies sur le terrain. Ce qui peut résulter en armes très puissantes ou en un désastre. Tout dépend des combinaisons empruntées. On peut toujours utiliser une arme et en avoir une autre de rechange. Chacune d’entre elles possède un tir alternatif qui pourra à l’occasion venir sauver votre peau. La confection d’arme peut sembler difficile de prime abord et si vous ne voulez pas vous compliquer la vie, vous pourrez toujours utiliser des plans déjà élaborés. Encore une fois, la stase prend une grande place dans le jeu. Soit en bougeant des objets, en prenant le contrôle de certains d’autres, en gelant les ennemis un certain temps ou résoudre des puzzles. Dernière chose à retenir, le vestiaire. Oui, il y a bel et bien un droit prévu à cet effet. D’ailleurs, le changement de costume n’est pas illusoire et bien au contraire. Chaque nouvel habillement confère des améliorations notables et de nouvelles capacités.

Dans les premières lignes de ma critique, je soulignais la grande inspiration puisée à même la franchise Lost Planet et voici le pourquoi de mon avancée. Tout d’abord, bien que le graphisme soit fort appréciable, la planète en période glaciale n’est pas sans rappeler l’excellente franchise de Capcom. Le parallèle ne s’arrête pas là et c’est bien dommage. Le bestiaire et surtout les boss ressemblent à tout point à ceux que l’on retrouve dans Lost Planet. Avec des cibles de couleurs rouges ou jaunes que l’on doit viser pour abattre l’ennemi, un peu de diversités auraient été le bienvenu. Par contre, j’avoue qu’enfin visiter autre chose que des couloirs dans un vaisseau change la dynamique et donne un second souffle. On n’est pas devant un monde ouvert, mais l’impression est bien transposée.

Côté sonore, c’est toujours aussi réussi. Combien de fois j’entendais des Nécromorphes sans savoir d’où le bruit venait? Avec un cinéma-maison c’est encore plus appréciable. La bande originale est toujours aussi de bon ton, mais avec l’orientation maintenant empruntée par le jeu, les musiques plus agressives sont plus nombreuses. Le point fort vient de l’excellent jeu des acteurs. On ressent l’émotion dans la voix et on vit les différentes phases de stress de notre protagoniste. D’ailleurs, étant offert en version intégrale anglaise ou française, je dois admettre que le doublage est superbement bien rendu. J’ai essayé les deux versions et c’est aussi bon l’une que l’autre. La Kinect est intégrée, mais que très peu. Seulement la reconnaissance vocale est utilisée. Les directives sont à l’écran et on doit répéter la même chose. Exemple: si on doit ouvrir une porte et c’est écrit ouvrir, vous devez dire la même chose. Bref, le tout répond bien dans l’ensemble.

Au final, il n’est pas aussi décevant que j’en avais peur au départ. Cependant, je questionne encore le choix de Visceral Games de laisser tomber les fans de la première heure pour aller chercher un bassin plus grand de joueurs. Une décision qui ne semble pas du tout faire l’unanimité entre les fans de la franchise. D’ailleurs, il serait surprenant de voir aboutir un quatrième volet dans un avenir rapproché, sachant que le studio de Montréal à la tête du projet, ayant fermé ses portes depuis la sortie de Dead Space 3.

Cote FG: 7,5/10

Points positifs:

  • Durée de vie de la campagne satisfaisante
  • La trame sonore toujours aussi excellente
  • Le mode coopératif en ligne
  • Enfin du nouveau côté décor
  • La confection d’armes

Points négatifs:

  • Fini le mode «survival horror»
  • Le système de couverture peu efficace et désuet
  • L’absence du mode coop en local

Caractéristiques:

  • Développé par Visceral Games
  • Publié par Electronic Arts
  • De type action/survie
  • Mode solo et coop en ligne
  • Nombreux contenus additionnels
  • Système de microtransactions
  • Disponible sur PC, PS3 et Xbox 360
  • Offert en version intégrale anglaise ou française
  • Site officiel:  http://www.deadspace.com/fr


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