(CRITIQUE) BioShock

L’eau n’est pas mon élément de prédilection mais j’ai navigué dans les profondeurs sous-marines… dans plusieurs jeux. J’ai toujours appréhendé les secteurs du genre. Au diable Myst, Maridia et Lake Hylia… Rapture est officiellement le véritable enfer sous-marin!

Pour les néophytes, BioShock vous place dans la peau d’un personnage du nom de Jack. Vous êtes dans un avion, vous êtes en mode «grosse vie sale» et là… tout va mal : l’écran devient noir, vous entendez un écrasement, le logo apparaît et vous revoyez ce que votre personnage voit… dans l’eau! Vous êtes le seul survivant de l’écrasement de votre avion! Vous êtes au beau milieu d’un embrasement et après quelques secondes à la nage, vous arrivez à un obélisque (ou un phare), vous entrez à l’intérieur, vous prenez place à bord d’une bathysphère qui vous emmène (accompagnée d’une musique d’ascenseur)… vers une nouvelle Atlantide. Cette ville sous-marine, Rapture, est le résultat du souhait d’un architecte nommé Andrew Ryan qui voulait créer l’impossible et jouer à Dieu… sans censure, sans limite. Naturellement, ça a dégénéré et dès que la bathysphère s’arrête, vous avez une idée ce qui est arrivé dans Rapture et pas à peu près. Le jeu nous propose une histoire que VOUS vivez. À l’aide des enregistreurs qui sont éparpillés dans Rapture, vous pouvez… DEVEZ écouter les messages afin de savoir qu’est-ce qui s’est réellement passé. Vous découvrirez l’histoire à mesure que vous progressez même si vous êtes un peu pris par la main. Au bout de quelques minutes dans le jeu, on croise une Petite Sœur (Little Sister) qui est sur le point de se faire tuer par un Splicer qui est un des habitants psychopathes de Rapture. Pour quelle raison? Elle récolte ce qu’on appelle l’ADAM qui est la source des divers pouvoirs à utiliser dans Rapture. Tout le monde en vent, tout le monde en manque. Mais aussitôt, un scaphandrier monstrueux, le Big Daddy (Protecteur), va littéralement utiliser son bras foreur pour décapiter le Splicer et tout ça devant vos yeux! Ensuite, il part avec la Petite Sœur et tout ça… avec la musique d’ambiance digne d’un jeu d’horreur pour ensuite devenir une musique de tour d’ascenseur. Troublant… choquant… Incroyable! Le jeu nous dévoile en plus de ça une morale… chose rare pour un FPS. Bienvenue dans BioShock!

J’ai oublié ce que je pensais des jeux de tir. Ce jeu me rappelle mes heures passées dans la solitude sur Metroid Prime (surtout le 2e) où il fallait explorer une planète et, en plus de tuer les bêtes, trouver des objets qui augmentaient nos capacités tout en voyageant d’un secteur à l’autre. BioShock, c’est en partie la même chose mais le tout est doté d’une intelligence artificielle que je n’ai jamais vue! Les ennemis, les Splicers, vont utiliser ce qu’ils ont à leur disposition pour vous tuer et ils n’hésiteront pas. La première scène dans Rapture vous le démontre et… je n’en dis pas plus. Ils seront dans des salles au hasard, ils pourront utiliser des machines distributrices pour se guérir, ils fonceront sur vous, ils ouvriront les portes… Vous débutez avec une clé à molette mais vous accumulez des nouvelles armes comme un magnum, un fusil à pompe et plus encore et vous pourrez les modifier et, en plus d’apporter un effet visuel, les mises à jour de vos armes se feront sentir. Malheureusement pour un joueur typique du genre première personne, il devra faire le choix crucial d’utiliser les bonnes mises à jour et adapter sa jouabilité car les stations d’amélioration vous limitent à une amélioration par station. Vous pouvez prendre des photos afin d’examiner les ennemis et augmenter vos chances de les abattre en plus de récupérer des trucs spéciaux à mesure que vous les croisez. C’est sans oublier l’utilisation des Plasmids, des potions qui changent votre ADN et vous donnent accès à des pouvoirs surnaturels. Vous pouvez lancer des éclairs, du feu, de la glace, une horde d’insecte ou créer un leurre et… il y en a des choses. L’utilisation des Plasmids est définie par la barre bleue EVE et vous avez une barre de vie. Vous pouvez vous soigner et restaurer votre EVE mais assurez-vous de le faire au bon moment car une trousse de premiers soins peut être vite gaspillée. Autre point à apporter : une bonne utilisation des Plasmids vous sauvera des balles puisque vous pourriez en manquer… d’où le fait que BioShock est en soit un jeu d’horreur/survie. Vous pourrez utiliser encore plus de Plasmids à mesure que vous avancez mais le défi est de taille et il se nomme Big Daddy!

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Les Big Daddies sont altérés mentalement et physiquement pour protéger les Petites Sœurs. Ils sont en général neutres lorsque vous et/ou un Splicer ne l’affrontez pas mais si vous osez l’attaquer que ce soit accidentel ou prémédité, il est fortement conseillé d’avoir les munitions requises car affronter un Big Daddy, c’est affronter le diable. D’abord, vous les entendez marcher et grogner. Dès que vous en avez un aux fesses, vous allez le sentir! Dès que vous allez lui causer un point de dégât… vous n’aurez peut-être plus de fesses. Ils sont impitoyables et ne vous lâcheront pas tant que vous ne serez pas mort! Encore une fois, l’intelligence artificielle joue un rôle massif dans vos affrontements contre le Big Daddy (d’où le fait qu’ils sont sans merci) et si vous réussissez à le tuer, vous pourrez enfin respirer (vous, pas le personnage) mais aussi faire le choix crucial de sauver ou tuer la Petite Sœur aux pieds du Big Daddy pour récolter ce qu’on appelle l’ADAM. Si vous la sauvez, vous aurez moins de points d’ADAM mais si vous choisissez de la tuer pour récolter tout son ADAM, vous aurez plus de points à dépenser pour vos améliorations physiques et de Plasmids mais vous devrez vivre avec votre décision. Vous ne pouvez pas utiliser les deux armes en même temps mais on s’habitue très rapidement car la combinaison du Plasmid Électrique (exemple) et de la clé à molette nous prouve l’efficacité du système de combat. Vous récoltez aussi de l’argent DANS le jeu afin d’acheter des munitions ou des trousses de survie, des seringues d’EVE et le tout via des machines distributrices. Vous pouvez même pirater les machines afin de bénéficier d’un rabais qui pourrait vraiment avoir un impact sur comment vous allez aborder les prochains moments où vous devrez survivre. Oui, vous allez mourir souvent mais vous n’avez pas un écran de Game Over : vous êtes restauré via une chambre Vita mais il y en a plusieurs. Cependant, ce n’est pas parce que vous mourrez que vous l’aurez facile ensuite. Vous pouvez retourner sur vos pas pour tuer une Petite Sœur si vous le désirez dans le niveau où vous vous situez… vous n’êtes donc pas nécessairement pris à suivre l’histoire à chaque moment que vous progressez mais il faut vous rappeler que les ennemis peuvent revenir un peu à la manière de Metroid sauf qu’ils arrivent plus souvent dans des salles non-désirées. Vous pouvez aussi sauvegarder à TOUT moment dans le jeu.

Le tout est truffé d’une qualité de graphismes qui me fait croire… que ce jeu serait sorti en 2010 ou même 2011 tellement la réalisation de la direction artistique est impeccable! Dès la première minute, on le sent : l’effet de l’eau, le feu… l’arrivée dans Rapture… les détails sur les Big Daddies, les Splicers, les environnements dans la cité… L’ambiance est tout simplement incroyable! Ajoutez à cela une trame sonore que les mélomanes vont apprécier. D’autant plus étrange : cette musique « d’ascenseur » est inquiétante. Vous pourriez avoir fini d’abattre les Splicers ou avoir réussi un duel féroce contre un Big Daddy… et cette musique joue… même que parfois une musique classique joue pendant un moment d’action intense, tout ça pour rajouter à ce délire que présente BioShock. Pour finir, plusieurs moments cinglants et même horrifiants viennent s’attacher aux nombreux… TRÈS nombreux moments forts de votre expérience. Avec une aventure d’environ 12 heures ou même plus si on prend le temps de voir tous les détails, on finit ça… et on recommence et on joue d’une nouvelle manière avec des nouveaux Plasmids, de nouvelles améliorations d’armes et de défense… Il y a tant à faire dans Rapture. Avec trois modes de difficulté, le joueur pourra jouer selon ses capacités dans les shooters ce qui induira le joueur expert dans l’erreur car le jeu est vraiment difficile même pour moi en mode Normal.

BioShock est une découverte en retard puisque je n’avais pas la machine. Par la suite, c’était par manque de temps, d’intérêt et de connaissance. Et comme plusieurs, je suis de ceux qui avaient des doutes sur le réel plaisir de jouer à ce jeu. Aujourd’hui, mes doutes ont été dilués dans ma bave. Le temps était venu de faire preuve d’ouverture en ce qui me concerne. Je connais mes goûts mais je n’aurais jamais pensé retrouver un véritable condensé de ce que j’aime du jeu vidéo depuis un certain Batman : Arkham City ou encore Deus Ex : Human Revolution. C’est pour vous dire à quel point je découvre enfin le véritable sens du plaisir vidéoludique. Je suis quelqu’un qui, en général, déteste le carnage et la violence extrême mais c’est une œuvre de pure fiction et c’est pour ça que je n’ai pas ressenti le moindre malaise durant mon expérience… sauf de voir quelques abdomens se faire passer au foreur. À cause de BioShock, je dois reconsidérer mon top 3! Mon expérience est telle que j’ai découvert un des plus beaux jeux de ma vie et je l’assume totalement. J’entends déjà le Big Daddy qui gronde en moi et qui veut retourner jouer. Un jeu qui va au-delà des règles… et de ses promesses remplies. Il y a les jeux vidéo et il y a BioShock!

Points positifs :

  • Mélange des meilleurs éléments des jeux vidéo pour une expérience hybride!
  • Direction artistique impressionnante!
  • Moments d’horreur et d’émotion poignants!
  • Intelligence artificielle… intelligente!
  • Ambiance sonore et musique… sublimes!
  • Un jeu de tir à la première personne accessible à tous!

Points négatifs :

  • J’en cherche un mais je n’en ai pas trouvé…

Fiche :

  • Titre : BioShock
  • Développeur : Irrational Games (2K Boston et 2K Australia)
  • Disponible sur : PC (Steam), Xbox 360 et PlayStation 3
  • Genre : Jeu de tir/Action/Aventure/Horreur
  • Éditeur : 2K Games
  • Classement : M pour Merveilleux
  • Joueur : 1
  • Langue : Anglais/Français Intégrale

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Un commentaire sur “(CRITIQUE) BioShock

  1. Pingback: Bioshock Infinite – la critique | Facteur Geek

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