(CRITIQUE RÉTRO) Star Wars – Episode I: Racer

 

Ça fera 14 ans depuis la sortie du mouton noir de la franchise de la franchise Star Wars : l’Épisode I, La Menace Fantôme. Si le film laissait présager de quoi de bon, un être que je nommerai pas a presque tout détruit… sans oublier le côté politique d’une guerre entre la République et des Séparatistes qui se joignent à la Fédération Commerciale. Néanmoins, les BONS moments étaient VRAIMENT bons. La course de podracing (ou protojets) reste une belle séquence d’effets spéciaux malgré le peu d’impact sur la franchise. Mais ça veut pas dire que le concept était mauvais. Au contraire!

Rare sont les bons jeux basés sur un mauvais film. Star Wars – Episode I: Racer en est le parfait exemple. On boude en ce moment Kinect Star Wars et on dit que le concept du podracing pourrait être plus poussé. Le problème… c’est que ce concept existe déjà depuis 1999, quelques temps après la sortie du film et à ce moment, le concept était vraiment… mais vraiment excellent si on regarde ce qui a été fait pour la Kinect.

Star Wars – Episode I: Racer se présente sous la forme d’un jeu de courses comme F-Zero. Vous accélérez, freinez et tournez. Cependant, ça ne s’arrête pas là! Vous êtes dans Star Wars et qui dit Star Wars dit vitesse interstellaire. Le facteur vitesse est vraiment présent dans le jeu! On peut aisément dépasser les 600 MPH et on peut frôler les 1200 MPH avec la fonction de boost. L’effet est garanti et selon la vue de caméra que vous choisissez, vous allez vraiment être propulsé. Cependant, l’effet ne peut pas toujours durer puisqu’il y a un système de gestion pour votre véhicule et vous devez absolument prendre le tout en compte. Les moteurs peuvent prendre en feu s’ils deviennent trop chauds. Vos moteurs peuvent être endommagés suite à un impact à cause des murs, de vos adversaires, les sauts et plusieurs autres trucs. Vous pouvez littéralement le détruire. Heureusement, vous pouvez effectuer une réparation de secours en pleine course mais elle ne répare pas totalement votre véhicule. Mais vaut mieux avoir des moteurs qui fonctionnent.

Cela dit, dans le mode Tournoi, il est possible d’acheter des pièces pendant le jeu via la boutique de Watto selon la valeur de vos pièces et l’état de celles-ci. Bien qu’il vend des pièces neuves, vous pouvez aller à la « cour à scraps » et  trouver une pièce généralement plus performante et l’utiliser sans problème. Souvent, après une course et si vous l’effectuez sans endommager votre podracer avec excès, vous pouvez sauver une pièce ultra-performante et de l’argent. Dans le jeu, il est presque impossible d’acheter toutes les meilleures pièces sans passer par la « cour à scraps ». Il y a également des Droïdes Mécano que vous pouvez acheter avec l’argent du jeu qui vont améliorer les chances et le taux de réparation de vos pièces.

Toujours en tournoi, vous devez créer un profil et vous aurez accès à 6 pilotes, chacun ayant leur propre podracer. Chaque véhicule a des défauts mais aussi des qualités. Et même si certains sont disponibles dès le départ, vous pourriez avoir le podracer qui vous convient. À mesure que vous progressez, vous pourrez débloquer les courses… et de nouveaux podracers! Avec un total de 25 courses et 23 pilotes, vous pourrez en avoir pour longtemps. Les courses représentent déjà une faiblesse du jeu puisqu’on retrouve parfois la même structure sur certaines variations des planètes. Exemple : les courses de Baroonda ont une ligne de départ dans la même zone mais les secteurs peuvent varier et vous faites parfois le chemin inversé en comparaison avec la précédente « version » du circuit. Le jeu comprend 23 pilotes dont 5 d’entre eux ne provenant pas du film. Chacun a leur propre bolide avec des statistiques propres à eux. Vous pouvez donc choisir les pilotes tels qu’Anakin Skywalker, Gasgano, Mars Guo, Ben Quadinaros, Ody Mandrell, Aldar Beedo et, bien sûr, le champion de la Boonta Eve Classic et le favori de la foule, Sebulba! Il vous faudra cependant l’affronter sur la Boonta Classic qui est d’ailleurs basé sur le circuit du film et une victoire sur cette course vous permettra de le débloquer. Cependant, certaines courses (selon les améliorations que vous avez) peuvent durer plus de 7 minutes et l’une d’entre elles vous prendra 10 minutes!

12 pilotes sur un circuit, plusieurs détails… et là le côté technique entre en jeu. J’évalue le titre original, soit celui de la Nintendo 64! Dans certaines zones, on constate un ralentissement de la fréquence d’images. À l’époque, faut le dire, on s’habituait à ce genre de trucs. Les détails des podracers adverses sont presque absents (alors que dans les aperçus dans l’introduction nous montrent des pods aussi bien détaillés que celui piloté par le joueur) et, pour permettre une bonne performance du jeu, la qualité est bien plus basse en mode multi. On peut tout de même utiliser le fameux Expansion Pak pour améliorer les rendus graphiques mais je n’ai pu en faire l’essai. Faut dire que j’ai le jeu depuis 12 ans. Au niveau musique, on retrouve des extraits de la série mais on ne l’entend qu’au troisième tour. Cela reste intéressant et stressant. Il faut aussi mentionner que la qualité sonore de la Menace Fantôme pour les bruits des moteurs est tout simplement absente : on n’entend pas les fameux rugissements des moteurs de Sebulba, le son de Formule 1 du podracer d’Anakin ou les ventilateurs énormes des moteurs de Mars Guo qui a le podracer le plus large de tout le jeu! Il vous faut donc vous rappeler de chaque détail de la course et éviter le moindre impact. Chaque podracer a des caractéristiques et, à cause de ça, certains ne répondent donc pas toujours aux commandes. Certains prennent plus de temps à effectuer un virage ou à freiner. Malgré toutes les améliorations, on peut ressentir une différence et même si une barre de statistiques est pleine, les ajouts bien présents. Il n’y a pas de réel maximum.

Star Wars est souvent marqué par de mauvais jeux mais celui-ci n’est pas exactement un jeu de Star Wars : c’est un jeu de courses… mais un EXCELLENT jeu de courses… basé sur Star Wars. Les comparaisons avec F-Zero sont énormes… mais le concept des podracers est extrêmement bien utilisé. Star Wars Racer Revenge, sorti sur PS2 pour Attack of the Clones, reste aussi un bon jeu de courses mais est loin d’offrir le fameux facteur vitesse en plus de l’ajout de Darth Maul et Darth Vader ainsi que plusieurs nouveaux pilotes qui remplacent presque la moitié de la liste du premier jeu ce qui est, faut le dire… grotesque. Si vous cherchez un bon jeu de Star Wars, plusieurs vous le diront : Knights of the Old Republic.