(CRITIQUE) Metro 2033

 

Il y a de ces jeux qui à leur sortie suscitent peu d’intérêt malgré une convaincante expérience et qui apportent une fraîcheur dans cet univers qui tente de se renouveler sans cesse. Je parle ici du jeu Metro 2033, sorti en 2010 et qui trois ans plus tard m’a procuré des sensations aussi fortes que lorsque je me suis aventuré dans le jeu Singularity. Certes le titre renferme quelques lacunes qui pourraient stopper quelques joueurs après quelques heures, mais pour moi il n’en est rien. Je devais aller au fond de cette histoire passionnante et parsemée d’événements imprévisibles.

Essentiellement basé sur le roman du même titre écrit par Dmitri Gloukhovski, le joueur incarne Artyom, un jeune homme habitant la station de VDNKH, une des nombreuses stations de Metro où se cachent les derniers bastions de survivants attendant la rédemption de leur coin de pays et en espérant des jours meilleurs. Ils devront faire face à une sorte de mutants humanoïdes, les Sombres qui sont très dangereux ainsi qu’un groupe de mercenaires, les Fachos. La Station d’Artyom est près de tomber aux mains de l’ennemi et dès lors, il part à la recherche d’aide vers la station Polis.

(CRITIQUE) Metro 2033 #1

Le scénario se veut fort original et m’a surpris à plusieurs reprises. Le tout se veut tout de même linéaire, mais on nous offre de pouvoir explorer le terrain. Lorsque l’on débute l’histoire, on nous pousse immédiatement dans l’action. Après la première phase, on nous ramène dans le passé pour faire revivre au joueur les événements qui nous ont amenés jusqu’à la première scène d’action. Bref, tout au long du jeu, vous jouerez dans un immense flashback. Je me suis vite attaché à Artyom et voulait à tout prix sauver ma station, mon village, ma terre, mon univers. Au final, c’est 7 chapitres divisés en nombreuses missions qui vous attendent dans le stress, la peur, l’inconnu.

Un jeu qui ne renferme qu’un mode solo en campagne peut-il s’avérer rentable pour un joueur. Hé bien la réponse est oui, surtout dans le cas qui nous intéresse. Une histoire qui vous prendra une dizaine d’heures à compléter tout dépendant votre niveau de difficulté choisi. Je peux vous affirmer que le jeu même à facile se veut parfois très difficile. Lorsque vous avez à faire face à des hordes d’ennemis, bonne chance… Par contre, les développeurs ont eu pitié de nous, car à tout moment pendant la phase de jeu, vous pouvez changer le niveau de difficulté. Cet opus de 4A Games renferme un facteur élevé de rejouabilité. Pas de par ses éléments à trouver ou de ses nombreuses fins. Non, plutôt de par son scénario complexe à comprendre une première fois. D’ailleurs, la fin est géniale et fortement bizarre. Peut se comparer à la fin du jeu Ensavled ou Singularity. J’ai passé par toute la gamme d’émotions dans mes derniers moments.

Vous aimez les FPS? Avec celui-ci vous serez servi à souhait. Chaque bouton de la manette est attitré à une action. Les habitués prendront la manette sans réels soucis et pour les autres, la prise en main se veut aisée. À l’occasion vous aurez quelques actions contextuelles à accomplir, mais sans trop grande difficulté. La mécanique de jeu fonctionne bien, mais on sent le côté vieillot tout de même. Lorsque l’on tente de se cacher, on ne peut se pencher à gauche ou à droite, on peut se mettre accroupi, mais pas couché sur le ventre. On peut sauter, courir, faire du combat corps à corps, mais ces trois actions vous laisseront… perplexe, car pas toujours égales. Les sauts surtout qui sont plus souvent qu’autre chose mal calculés. J’ai dû reprendre plusieurs passages, car je tombais souvent en bas d’une plateforme sans trop savoir pourquoi. Autre truc agaçant, à l’occasion, mon personnage faisait du moonwalk à la Michael Jackson. Tout ceci ne m’a tout de même pas empêché d’aller au bout de l’histoire.

(CRITIQUE) Metro 2033 #2

Le graphisme se base sur l’engin 4A Engine et m’a paru bien dans l’ensemble malgré quelques ratés. Cet univers postapocalyptique est tellement bien représenté, un peu comme à la Fallout. Les villes sont vivantes, on peut interagir avec plusieurs personnes non jouables, les environnements changent très souvent. Tantôt sous terre, dans les stations de métro, dans les égouts, sur terre en période glaciale, à l’intérieur de divers bâtiments, etc. Vous aurez aussi des phases de jour ou nuit. Dépendant du contexte de l’histoire. Le bestiaire est original et fait peur à la fois. Surtout les phases paranormales qui viennent jouer sur le mental d’Artyom. Toutefois, j’aurais aimé plus d’interactions avec le décor. J’ai eu droit à quelques ralentissements, mais sans pour autant affecter la jouabilité. L’intelligence artificielle autant des ennemis que de nos alliés est bien réveillée. Les ennemis vous prendront souvent de revers. Par contre, ils prennent des décisions douteuses et même s’ils voient un des leurs gisant sur le sol, ils n’auront pas l’idée d’aller se cacher, ils demeureront sous le feu des armes.  Un petit conseil, fuyez les Démons Volants. La difficulté est rehaussée que par un seul aspect et j’ai nommé des ennemis pratiquement invincibles. Leur peau est en triple kevlar. Ça juste pas de bon sens. J’avais beau leur tirer dans la tête à bout portant et pourtant il restait debout devant de moi. J’ai souvent dû vider un chargeur complet dans un ennemi. Parlant munitions, elles sont nombreuses, mais j’en ai tellement utilisés que j’ai dû passer un niveau complet à courir et en étant démuni de moyen de me défendre. Vous pourrez porter plusieurs armes à la fois en ayant recours qu’un seule à la fois. Vous pourrez aussi troquer des munitions pour des armes plus puissantes ou d’autres trucs du genre. Car il faut savoir que l’argent dans le jeu se définit par le nombre de munitions que vous aurez en votre possession.

(CRITIQUE) Metro 2033 #3

Côté sonore, la musique est franchement géniale et désigne le haut taux de désespoir et de détresse. Les pièces instrumentales vous plongeront dans une immersion totale. Pour ce qui est de la trame sonore, elle s’avère convaincante, avec les cris des ennemis agonisants, des bêtes qui vous courent après dans le feu de l’action. Bref, encore une fois de l’immersion à son meilleur. Le titre est offert en version intégrale anglaise, française et russe. Bien oui, l’action prend place dans une Russie dans le chaos. Seul côté négatif, en anglais ou français, c’est bien, mais on ne sent pas du tout l’accent russe. Donc, je vous conseille fortement de mettre la langue en russe et les sous-titres en anglais ou français. Ce qui vous conférera une expérience totale.

Au final, je recommande ce titre haut la main, surtout au prix d’aujourd’hui. Tout joueur se doit de l’avoir dans sa ludothèque. Malgré certaines lacunes, je ne pouvais pas décrocher de ce qui m’était offert à l’écran. C’est donc sans surprise que je vous annonce que j’attends impatiemment la suite avec Metro: Last Light qui auparavant était nommé Metro 2034.

(CRITIQUE) Metro 2033 #4

Points positifs:

  • Le scénario fort complexe, mais surprenant
  • Une aventure en solo seulement
  • Un bestiaire original
  • L’aspect sonore
  • La fin…

Points négatifs:

  • Graphisme inégal
  • L’accent russe absent
  • Le niveau de difficulté

Caractéristiques:

  • Développé par 4A Games
  • Publié par THQ
  • Jeu de tir à la première personne
  • Version anglaise ou française
  • Disponible sur PC et Xbox 360
  • Mode solo uniquement
  • Site officiel: http://enterthemetro.com/
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Un commentaire sur “(CRITIQUE) Metro 2033

  1. Je n’ai pas encore fini le jeux je suis d’accord avec ta critique, il se trouve que j’ai quitté le jeu après avoir été forcé de rejoué la même scène pendant 20 minutes ( celle ou tu arrives dans Moscou ) après être tombé une bonne quarantaine de fois dans la flotte car les sauts sont juste impossible à gérer, j’en ai eu 3 pour l’instant et ce sont tous mes pires ennemies, après l’émerveillement de la découverte de ce magnifique, splendide et envoûtant Moscou accompagné des dialogues qui n’ont font plongés dans l’action j’étais juste éblouie mais 30 minutes à revoir cette scène j’en suis venue à la haïr au point de me demander si je continuerai jamais ce jeu.
    Oui j’ai une haine infini envers les jeux de plateformes, il n’y a pas de jeux plus enrageant.

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