(CRITIQUE) Thomas was Alone + Benjamin’s Flight

Thomas Was Alone est un jeu minimaliste à propos de l’amitié. Il est paru sur PC l’an dernier et s’offre, cette année, un passage sur les consoles de Sony. Le jeu de Mike Bithell, porté par Curve Studios, sur console, est disponible au coût de 9.99$ et une extension, Benjamin’s Flight, ajoutant des niveaux au jeu, est offerte en exclusivité temporaire sur le PSN à 3.50$.

Thomas was Alone vous met dans la peau de divers quadrilatères colorés. Ceux-ci entretiennent des relations d’amitiés et d’amours entre eux. La narration, d’excellente qualité d’ailleurs, nous permet d’en apprendre davantage sur ces petites formes, car les polygones ne parlent jamais, leurs émotions et sentiments sont tous expliqués par le narrateur. Le scénario n’est pas très complexe, nous suivons l’aventure de Thomas et ses amis intelligences artificielles qui prennent conscience de leur monde. Malgré tout, la fin prend une certaine tournure inattendue qui rehausse l’intérêt.

thomas-was-alone-3Nul besoin de dire que le visuel du jeu est simple, mais cette décision supporte le scénario en permettant de s’attacher/s’identifier plus aux personnages qui ne sont que des formes. Certains aimeront, d’autres ne seront pas convaincus par ce choix, mais il n’en reste pas moins un choix pleinement conscient et honorable. La musique d’ambiance qui accompagne le visuel est plutôt surréaliste, mais simple, et enlace merveilleusement le visuel du  titre.

Thomas was Alone est un jeu de plateforme et un puzzle.  Comme son visuel, son scénario et sa musique, la jouabilité est assez minimaliste, peut-être même un peu trop. Le but des niveaux est de se rendre dans le halo de lumière correspondant à la forme de notre personnage. Parfois, nous contrôlons un seul polygone, mais quelquefois nous en avons sept ou huit à notre charge; ils ont tous un halo respectif à atteindre. Chaque personnage a ses habiletés et incapacités qui varient la jouabilité. L’un d’eux saute plus haut, un autre peut exécuter un double saut, l’autre passe dans les endroits de petites tailles, etc.

Le problème c’est que le jeu est beaucoup trop facile. Il n’y a aucun défi, aucun puzzle qui demande de réfléchir longtemps pour le résoudre et seulement cent niveaux, qui se terminent très rapidement. L’aventure est plaisante, mais une fois terminée elle ne donne pas envie d’y retourner, surtout que les objets à trouver dans deux niveaux par chapitre de dix niveaux ne servent à rien d’autre que récupérer les trophées et sont facilement retrouvés. Aussi, ceux retrouvés sur PS3 ne sont pas transférés sur Vita lors du téléchargement de partie dans le nuage (et inversement), disons simplement que c’est ordinaire comme bug.

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Petit détail, les menus ne permettent pas de retourner en haut de la liste quand nous atteignons le bas, c’est un réflexe que tous les joueurs ont et le choix de niveaux nous fait rester longtemps dans le menu (lorsque nous désirons choisir le dixième niveau du chapitre dix par exemple). Cela semble juste être une évidence, c’est fatigant à la longue.

Finalement, Thomas was Alone n’est pas pour tous. Les joueurs ayant un intérêt pour le genre d’expériences différentes se cherchant autre chose à essayer devraient y trouver leur compte, à condition de ne pas rechercher un défi. Un titre qui pourrait en offrir plus, mais qui satisfait le joueur s’y adonnant. Un bon choix pour les copines qui ne jouent pas beaucoup également!

Points positifs :

  • Musique d’ambiance réussie
  • Narration de qualité
  • Bonne jouabilité (évolutive, mais pas longtemps)
  • Visuel minimaliste…

Points négatifs :

  • Faible durée de vie et rejouabilité inexistante
  • Difficulté nulle
  • … Visuel minimaliste
  • Menus unidirectionnels

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Benjamin’s Flight

Dans ces vingt niveaux supplémentaires, nous incarnons trois nouveaux personnages, dont Benjamin qui est équipé d’un Jetpack. Cet ajout devient par contre routinier et n’apporte pas énormément au jeu en fin de compte. L’histoire est toujours intéressante, mais revient le problème de la durée de vie. Il n’est pas plus difficile que le jeu de base et se termine en environ trente minutes si nous prenons notre temps. S’il avait été ajouté au jeu de base, la durée de vie de Thomas was Alone n’aurait plus semblé un problème, mais au prix demandé, seuls les joueurs ayant le plus apprécié le jeu devraient se le procurer. Outre le prix, il est, comme le jeu de base, très amusant.


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