Selon toute vraie semblance, les cinéphiles assistent à ce qu’il semble être une renaissance de la franchise Star Trek. Si le premier était une excellente remise à zéro de la franchise de Gene Roddenberry et une belle réexploration des origines du NCC-1701 U.S.S. Enterprise, comment est-ce que J.J. Abrams allait répéter l’exploit? Entrez dans l’espace et explorez la critique!

Star Trek Vers Les Ténèbres nous ramène là où on a laissé Star Trek soit avec la défaite de Nero et la nomination de James Tiberius Kirk comme commandant du U.S.S. Enterprise. C’est en entreprenant une mission toute simple que Kirk met presque en péril tout son équipage et se voit, à la fin de cette mission, retirer le commandant de son vaisseau. Un incident survient à Starfleet et le coupable identifié est un ancien agent nommé John Harrison. Persuadé de retrouver Harrison, Kirk reprend sa place comme commandant avec M. Spock, toujours second officier, et mène l’Enterprise dans une mission périlleuse jusque dans la zone extérieure où ils poseront pied sur Kronos, la planète des Klingons. Ils retrouveront John Harrison mais auront plutôt déclenché une guerre.

Malheureusement, le scénario surprendra plus ou moins les cinéphiles durant les moments clés mais on sursaute parfois lors des défaillances du vaisseau ce qui est tout de même bien. L’histoire présente quand même des moments clés pour chacun des personnages importants et je ne parle pas seulement d’Alice Eve sous les traits de Carol Marcus… Vous savez de quoi je parle, cette scène carrément inutile! À dire vrai, on découvre des héros obscurs. Là où c’est réussi, ce sont les dialogues. On sent la chimie entre les membres de l’équipage et les nombreuses divergences entre Kirk et Spock refont surface et ce pour notre plus grand bonheur, rajoutant un élément d’humour très réussi. Cela dit, une fois arrivé sur Kronos, j’aurais aimé en voir plus sur la civilisation des Klingons et le spectateur connaissant à peine la série sera probablement déçu. C’est bien beau le langage et les vaisseaux… mais ce n’est pas assez. Malgré tout ça, on entre dans l’histoire et on appréciera les nombreux clins d’oeil à la série notamment Star Trek II: The Wrath of Khan… Eh oui, Benedict Cumberbatch joue, sans surprise, le rôle de Khan!

Quand je disais que la chimie entre les membres de équipage se fait ressentir, ce n’est pas seulement à travers les dialogues. Le jeu des acteurs est étrangement réussi par moment. Chris Pine et Zachary Quinto volent encore une fois la vedette mais Benedict Cumberbatch se présente en tant qu’Harrison… ou plutôt Khan… comme un personnage imposant qui va prendre sa place à l’écran. Leonard McCoy, joué par Karl Urban, et Montgomery Scott, joué par un excellent Simon Pegg, feront rire plus régulièrement qu’autre chose.

Ce que J.J. Abrams a réussi à faire, c’est moderniser la franchise Star Trek et le résultat à l’écran est super. Les effets spéciaux sont de qualité mais on n’est pas excessivement étonné. Bien sûr, ce n’est pas le premier film avec la découverte et la construction de ce qui allait devenir le NCC-1701 U.S.S. Enterprise mais de voir le vaisseau être endommagé est plutôt particulier. Il est intéressant de voir les entrailles du vaisseau mais parfois, c’est un peu trop. Au niveau du maquillage et des costumes, ce n’est pas trop mal non plus lorsqu’on voit les Klingons mais encore une fois, j’aimerais en voir plus car au point de vue de la direction artistique, il n’y a rien qui va nous faire crier WOW!

En conclusion, chers lecteurs, Star Trek Vers les Ténèbres se présente comme un bon divertissement qui plaira surtout à ceux qui ont apprécié le volet lancé en 2009. Les fans de la série devraient se laisser tenter mais selon mes calculs, il est probable que quelques Trekkies, une minorité parmi eux, sortent du cinéma en grinçant un peu des dents. Mais rassurez-vous, vous ne serez pas déçus… pas au point d’avoir besoin d’un pincement vulcain pour vous endormir. À voir!

*Visionné en français (doublé au Québec) et en 2D.

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Distribution