(CRITIQUE) Call Of Juarez: Gunslinger

Lorsque j’ai su qu’il y aurait un autre volet à la célèbre histoire de Juarez, un large sourire a rempli ma figure. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir, malgré l’éloignement du troisième volet. Avec ce nouvel opus, on effectue un véritable retour aux sources pour ce qui est de l’ambiance. Pour le reste, c’est complètement différent et voici pourquoi.

Ici oublier tout ce vous connaissez de la franchise : la famille McCall, les prédicateurs un peu fous et même Juarez. Vous revenez au début du siècle, pour être précis, tout se déroule en 1910 avec que vous campez le rôle de Silas Greaves, chasseur de primes, alcoolique, très vantard qui raconte ses exploits à qui veut bien ne pas l’entendre. Bien souvent, il change carrément la véritable version de l’histoire et l’adapte de façon à se faire passer pour le héros. Comme dans l’exemple du bar à Abilène au Kansas où on lui demande de raconter ses dernières péripéties. En fait, il s’agit d’une courte histoire, celle de Greaves dans la grande histoire de Call Of Juarez. Le tout raconté par un narrateur qui semble avoir perdu la carte, pas très honnête et pas mal saoul. Ouais pas mal saoul. (CRITIQUE) Call Of Juarez - Gunslinger - #1

De prime abord, le scénario peut paraître très mince. Surtout comparé à ses prédécesseurs, mais il demeure tout de même quelque peu intéressant. La narration est le point fort sur lequel l’histoire s’appuie.

Le jeu se divise en trois modes. Premièrement et pour moi demeure le plus intéressant avec le mode histoire. On y fait plein de rencontres célèbres comme Butch Cassidy, Billy The Kid, La Gang des Dalton, Jesse James, etc. On s’entend que le récit nous amène d’un point A au point B et pour y arriver, on doit réaliser les actions demandées, c’est-à-dire éliminer les ennemis se trouvant devant nous. Vous devrez choisir votre niveau difficulté. Au début, deux choix s’offriront à vous, Normal et Difficile. Une fois le jeu terminé une première fois, vous débloquerez le niveau Authentique. Un véritable challenge pour les pros de la gâchette. C’est qui est bien aussi, une fois le jeu terminé, la Partie+ s’offre en option. Vous pourrez refaire le jeu, mais avec les armes et compétences utilisables que vous aurez au préalable acquis dans votre première partie. Ce qui est bien également, c’est que chaque chapitre terminé est rejouable en mode Mémoires. Pour moi, qui suis un chercheur invétéré, c’était parfait pour trouver les pépites de vérité (Biographies, anecdotes cachées dans chaque niveau). Le tout devrait vous prendre entre 7 à 10 heures si vous explorez tout.

Deuxièmement, le mode Arcade, qui consiste à tuer des ennemis et accumuler le plus de points. Par contre, vous aurez un ennemi beaucoup plus coriace: le temps. Au départ de chaque mission, vous pouvez opter pour une des trois classes disponibles: le trappeur, le pistolero et le ranger. Plus vous monterez en grade avec personnage initial et plus vous accumulerez de points.

Finalement, le mode Duel qui vous permet d’affronter en duel un contre un face à face comme dans les films, un combo de 15 affrontements consécutifs. Ça prend de la pratique, de la dextérité et une certaine dose de sang-froid. Pour réussir l’impensable, vous n’avez que 5 vies…

Cet aspect me rappelle étrangement l’effet cel-shading de Borderlands. Les décors représentent bien le Far West dans sa plus pure tradition. Des étendues de sable dans le désert, des cactus, des animaux de la ferme, des cowboys et oui, c’est certain, les ballots de foin qui roule dans l’écran. Tout est là. Le soleil qui brille sur les armes, rien n’a été pris à la légère. Les personnages se ressemblent tout et chacun. La violence est présente, mais jusqu’à une certaine dose. Il y a du sang, mais rien de trop extraordinaire. Les cinématiques ressemblent à une BD de Lucky Luke. Vraiment une belle adaptation.

La bande-son fait dans l’immersion totale. Les ennemis vous crient des insultes, les bruits de balles qui sifflent près de vos oreilles, les bruits de chevaux, c’est le Far West, quoi. Malheureusement, le jeu n’est que sous-titré en français. Cependant, la narration tout au cours de l’histoire est très bien réalisée et vient changer le ton. La musique quant à elle est digne d’une écoute active et sur de longue période. Pour autant que vous aimez le style que l’on retrouve dans les films de ce type.

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Au final, on se retrouve devant un titre quelque peu redondant, mais avec une rejouabilité certaine surtout pour tenter de battre son meilleur pointage et pourquoi pas, tenter de trouver toutes les pépites de vérité. Il s’agit quand même d’un jeu téléchargeable et pour son prix, il  vaut la peine. Cependant, j’aurais aimé faire des duels en ligne. Un gros manque pour ma part. Tout ça est rattrapé avec le contexte historique et les nombreuses références de cette période. Un achat que vous ne regretterez pas!

Points positifs:

  • Le contexte historique
  • Les nombreuses références
  • Les pépites de vérité
  • La narration
  • La rejouabilité
  • Son prix

Points négatifs:

  • Un peu redondant
  • Le manque de duels en ligne ou loca

Fiche:

  • Développé par Techland
  • Publié par Ubisoft
  • Jeu de tir à la première personne
  • Disponible sur PC, PS3 (PSN) et Xbox 360 (XBLA)
  • Offert en version anglaise, sous-titrée français
  • Mode solo uniquement
  • Site officiel: http://www.ubi.com/FR/Games/Info.aspx?pId=11161
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Un commentaire sur “(CRITIQUE) Call Of Juarez: Gunslinger

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