(Test FG – Jeux vidéo) Tom Clancy’s Splinter Cell: Blacklist

Lorsque le premier opus de la franchise Splinter Cell a vu le jour sur l’Xbox initiale, naissait avec lui un nouveau type de jeu ou la furtivité n’était pas un choix, mais devenait plutôt essentielle. C’était en 2002, la Xbox avait le vent dans les voiles avec une autre franchise qui venait de naître un an plus tôt et qui allait devenir un tournant dans l’histoire du jeu vidéo avec Halo. Onze ans plus tard et avec six chapitres à son actif (plusieurs oublient Splinter Cell: Essentials sur PSP), Monsieur Sam Fisher est de retour avec la Blacklist. La question à se poser est : s’agit-il d’un jeu qui se rapproche plus de la première trilogie ou continue-t-on dans la vague de Conviction? Je répondrai ceci : c’est en fait un bon mélange des deux styles et voici pourquoi.

Le scénario nous place après les événements de Splinter Cell: Conviction, alors que Patricia Caldwell, la présidente des États-Unis, remise au rencart Échelon Trois qui était devenu corrompu et le remplace par un nouveau contingent  destiné aux opérations spéciales et unités antiterroristes : Échelon Quatre avec à la tête de son commandement vous, c’est-à-dire Sam Fisher. Lorsqu’un groupe de terroristes eux-mêmes se nommant « Les ingénieurs », mettent en place la Blacklist qui a pour but de chasser les différentes troupes américaines dans chaque pays. Chaque événement de cette liste avec à la clé un compte à rebours qui à la fin lancera une attaque dévastatrice sur des points stratégiques des États-Unis devra être contre carré par vous et votre escouade.

Splinter Cell - Blacklist #2

Certes, il s’agit d’un récit fictif, par contre il se pourrait très bien que ce plan machiavélique germe dans la tête d’un haut dirigeant dans le but d’arriver à ses fins. Manette en main, seulement de penser que ce l’on vit à même le jeu pourrait devenir plausible, rajoute vraiment un facteur d’immersion dans lequel tout être humain normal ne veut pas être confronter. Du très bon travail de la part des scripteurs chez Ubisoft.

Toute l’action débute en haut et lieu à bord de votre quartier général mobile volant: le Paladin. Dans cet endroit, vous serez amené à choisir vos missions soit en solo ou coop et le mode multijoueur, parler à vos équipiers ou chef de missions, jaser et rassurer votre fille Sarah entre chaque acte, améliorer votre avion qui vous offrira plus d’atouts lorsque vous serez lancé sur le champ de bataille et finalement améliorer votre personnage soit son équipement et son armement.

Au niveau des missions, c’est fort diversifié, on passe d’une mission d’escorte à un désamorçage de bombes à mettre un frein à un empoisonnement à grande échelle. La campagne solo se veut explosive et très prenante ou vous construirez votre style tout au long des 12 à 15 heures que ça vous prendra pour la boucler une première fois. Autre bon point de la mission principale, vous pouvez à tout moment changer le niveau de difficulté qui sont au nombre de quatre. Seule chose, une fois le changement effectué, le jeu vous ramènera au dernier point de sauvegarde, mais ne vous en faites pas, ce n’est jamais très loin. Je parlais de peaufiner votre style, à la fin de chaque chapitre, vous serez noter sur votre style. De plus, le jeu est bâti avec des cartes très grandes ou l’exploration est de mise. Chercher partout, vous pourrez y trouver des clés USB (24) qui renferment des messages qui permettront d’en apprendre plus sur les Ingénieurs et la Blacklist, pirater les ordinateurs (23) de la Blacklist, trouver des caches d’armes et  trouver et appréhender des cibles recherchées (20). C’est tout pour le solo ou presque. Le jeu renferme également des missions secondaires données par vos membres d’escouade pouvant s’effectuer en coop ou en solo qui sans avoir un grand effet sur la mission principale se veulent intéressantes à jouer. Chaque action que vous poserez vous rapportera de l’argent pouvant par la suite servir à acquérir de nouvelles armes ou améliorations.

Pour ce qui est du multijoueur, c’est le grand retour du mode Spies vs Mercs qui faisait cruellement défaut depuis Chaos Theory. Que vous personnifiiez l’une ou l’autre faction, le plaisir est de mise et aucun des deux n’a véritablement l’avantage sur l’autre, c’est vraiment le talent brut du joueur qui prime. Si vous avez le goût d’en savoir plus, voici un article que nous avons rédigé et qui représente bien l’expérience: https://facteurgeek.com/2013/08/14/apercu-fg-jeux-video-splinter-cell-blacklist-spies-vs-mercs/

Sur le plan de la mécanique de jeu, on nous ramène la même jouabilité qu’avec Conviction. Par exemple, le marquage est encore présent, les choix de soit assommer ou tuer les ennemis y sont, etc. On peut passer d’un endroit à un autre très facilement avec une touche. On sent également que les développeurs ont emprunté les meilleurs éléments de leurs autres franchises. Lorsque vous serez appelé à escalader une paroi, vous reconnaitrez un certain Assassin’s Creed, les phases en troisième personne, Far Cry 3 et même une certaine touche de Prince Of Persia. Si vous avez expérimenté Conviction, vous retrouverez vos repères très rapidement. S’il s’agit de votre expérience dans l’univers de Sam Fisher, il vous prendra quelques moments pour assimiler le tout. D’ailleurs, le premier niveau sert de didacticiel.

Splinter Cell - Blacklist #3

Du côté du graphisme, c’est pratiquement le même engin qui avait été utilisé à l’époque de Conviction. Les environnements sont bien modélisés et très différents d’une région à une autre. On passe par les quatre coins du globe et les différences des paysages entre chaque section de la carte est bien différente. Il y a des phases à l’intérieur, à l’extérieur, dans la pénombre. etc. Les ennemis sont bien dessinés, par contre à quelques occasions, j’ai eu droit à quelques sessions de clonage. Comme rien n’est parfait, j’ai été victime de quelques bogues de collision, des ennemis morts au front qui tiennent de façon assez bizarre et des fusils au travers les portes, mais tout ceci arrivait rarement et rien n’affectait mon expérience de jeu. Cependant, je ne peux laisser cette section sur une mauvaise note: porter attention aux petits détails comme les papillons de nuit qui tournent autour des lumières extérieures. Ce sont des petites choses que les développeurs rajoutent et qui pour moi méritent d’être mentionnées. Les objectifs sont encore inscrits à même le décor, j’aime bien cette option. Au lieu de mettre le jeu en pause et de consulter l’objectif, ce qui tue l’expérience.

La bande originale ne laisse pas sa place. De la bonne musique entraînante avec des scènes d’action! Que demander de mieux? La trame sonore immerge encore plus le joueur. Les voix des ennemis sont bien différentes selon la partie du monde ou l’on se trouve. Les bruits ambiants rajoutent à l’expérience et comme le jeu s’apprécie grandement dans la plus grande furtivité, chaque pas se doit d’être calculé au millimètre près. Splinter Cell : Blacklist est offert en version intégrale anglaise et française et du côté anglais, le remplaçant de Michael Ironside, Eric Johnson se débrouille très bien. Du côté de la Xbox 360, il y a une intégration avec la Kinect, mais pas obligatoire. Je m’en suis servi seulement pour attirer les ennemis. Un bon petit à côté, mais sans plus.

Splinter Cell - Blacklist #4

Il est à noter qu’il y a une légère différence entre la version PS3 qui tient sur un seul disque et la version Xbox 360 qui vient sur deux disques : le premier qui renferme la première partie de la campagne solo et le deuxième, la dernière partie de la campagne et le pack de texture en HD.

Au final, il s’agit d’un retour aux sources réussi pour Sam Fisher. Plusieurs heures de plaisir, de l’immersion à outrance, des gadgets toujours plus sophistiqués (de quoi rendre l’Agent 007 jaloux), des modes de jeu fort appréciés de la communauté et une durée de vie plus que respectable. Meilleur opus de la franchise sur la génération actuelle.

Points positifs:

  • Un scénario prenant et captivant
  • Une durée de vie au-delà des attentes
  • Des modes de jeu forts intéressants
  • Un Sam Fisher vieillissant, mais toujours aussi efficace
  • Une mécanique de jeu à toute épreuve
  • Une immersion totale

Points négatifs:

  • Un graphisme qui prend de l’âge
  • Quelques bogues gênants

Cote FG: 9 manettes sur 10

Fiche technique:

  • Développé par Ubisoft Toronto
  • Publié par Ubisoft
  • Disponible sur PC, PS3, Xbox 360 et Wii U
  • Jeu de type action/furtivité
  • Modes solo et multijoueurs (en ligne et local)
  • Offert en version intégrale anglaise ou française
  • Site officiel: http://splintercell.ubi.com/blacklist/fr-ca/home/index.aspx

 

(Test FG – Jeux vidéo) Splinter Cell: Blacklist – Spider-Bot

Voici ce que je nomme un test annexe à ma critique principale. Pour la sortie de Splinter Cell: Blacklist, Ubisoft ne voulant pas oublier les fans sur mobiles, le développeur a mis sur le marché et tout à fait gratuitement le jeu Splinter Cell: Spider-Bot pour les plateformes Android et Apple.

Dès le départ, trois choix s’offrent à vous:

  • Robot Araignée: Vous devez à l’aide de votre robot-araignée passer les différents niveaux sans vous faire repérer et capturer tout en récupérant les données qui ressemblent à des pastilles bleues poudre. Plus vous avancerez et plus la situation de compliquera.
  • Robot Furtif: À l’aide de votre robot, vous ne devez pas vous faire repérer tout en interceptant les scientifiques et en récupérant les données.
  • Robot D’Assaut: Le procédé est fort simple, votre robot doit détruire tout sur son passage, tours, ennemis, etc. Un bon défouloir.

Il s’agit d’une belle application qui mettra vos réflexes à rude épreuve. La mécanique de jeu repose sur un stick virtuel positionné dans l’écran à gauche et qui répond très bien. J’ai quand eu besoin de faire chaque didacticiel au départ de chaque minijeu au moins une fois. Après quelques séances de pratique, je me débrouillais pas mal du tout. Si vous trouvez la jouabilité trop rapide, vous pourrez l’ajuster. Si votre écran est trop petit, il y a une option pour zoomer.

Vous pourrez partager vos meilleurs résultats en ligne via Facebook et Twitter et consulter votre profil sur Shadownet. Le but principal du jeu étant de débloquer certains items disponibles dans le jeu Splinter Cell: Blacklist.

Pour conclure, j’ai eu bien du plaisir au début, mais on fait le tour rapidement. Cependant, il faut mentionner que le tout est gratuit et ne fait que rajouter encore quelques moments de bonheur au jeu principal.

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