(Test FG – Jeux vidéo) Batman: Arkham Origins – Blackgate

Les déclinaisons portables de jeux AAA sont un genre en eux-mêmes. On peut penser aux versions isométriques de Call of Duty (N-Gage) et Killzone Liberation (PSP) ou encore la version « endless runner » de Mirrors Edge et Serious Sam (iOS). L’excuse pour ce genre de travestissement, a toujours été la maigre puissance des consoles portables. Avec l’arrivé de la PS Vita on aurait pu croire que l’on est enfin à l’abri de ce genre de modification pas toujours heureuse (sauf pour la transformation «hack’n’slash» de Silent Hill Book of Memories (PSVITA), mais l’équipe derrière Batman Arkham Origins, pensait avoir une bonne idée pour la version portable de leur jeu en changeant le style ouvert pour un style 2D et une histoire différente.

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ALERTE—ALERTE !

Paragraphe obligé de comparaison avec la série sur console de salon et PC:

Ce que vous retrouverez dans Arkham Origins Blackgate qui provient de la version console de la série. En premier lieu, il est important de citer ce que Batman Arkham Origins Blackgate n’est pas : C’est n’est pas un port de la version console. Ce n’est pas la même histoire. Ce n’est pas un jeu à monde ouvert. Le jeu tombe dans la catégorie des  Metroidvania, un terme qui fait référence, vous l’aurez compris, aux jeux Metroid et Castlevania, des jeux de plateforme 2D qui nécessitent de l’exploration et beaucoup de retours en arrière. Ce que Blackgate est par contre, c’est un jeu de plateforme nouveau genre, qui mélange les animations et certains aspects de son grand frère sur console, avec une jouabilité adaptée sur une vue en coupe.

Vous allez reconnaître tous les éléments de la série.

Vous allez reconnaître tous les éléments de la série.

Retour à la critique:

Une autre soirée ordinaire pour Batman (le tutoriel) à pourchasser Catwoman, alors que tous les autres criminels sont en prison. Quelques semaines passent et une explosion survient dans le complexe de Blackgate, une super prison/complexe industriel. Batman se rend sur les lieux pour voir ce qui se passe et tombe sur la pauvre Catwoman en détresse. Une alliance forcée se produit alors, avec celle-ci, qui promet d’aider Batman à reprendre le contrôle de la prison. Rien n’est facile dans la vie de Batman, avec les 3 secteurs de la prison contrôlés par 3 des plus grands ennemis de la chauvesouris : BlackMask, Pingouin et bien sûr Joker.

HAHAHAHAHAHA

HAHAHAHAHAHA

Il y a plusieurs objectifs à accomplir, et il est très intéressant pour le joueur de décider par lui même par où commencer. Si le tutoriel était d’une platitude totale, ici les choses commencent à se mettre en place. Un à un, les gadgets de Batman sont découverts et nous permettent d’accéder à différent endroit, Batarang, piratage, grappin, explosifs, brefs : tout ce qui peut-ce cacher dans la ceinture de Batman. Avec chaque nouveau bidule, la possibilité de retourner sur nos pas pour atteindre, par exemple, cette grille de ventilation qui était trop haute il y a quelques minutes.

Vraiment tout y est.

Vraiment tout y est.

Bien sûr, les corridors d’une prison ne sont pas sans danger et Batman doit évité les pièges, gaz toxique, barbelé, piques et le classique trou sans fond sur son chemin. Pour ceux qui connaissent la série, vous serez; soit heureux comme moi que les combats soient simplifiés, soit déçu que les combos aient, disparu pour faire place à trois manœuvres générales : Attaque, évitement, et le coup de cape pour assommer l’adversaire. La seule attaque vraiment complexe est le saut qui permet passer par dessus l’ennemi pour l’attaque de l’arrière. Les combats sont moins longs, avec moins d’ennemis. Par contre, certains niveaux demandent une exécution particulière, surtout lorsque les prisonniers sont équipés de mitraillettes. L’évasion en hauteur n’est pas toujours facile, puisque la cible pour le grappin (ou pour les trappes au sol) ne semble pas toujours embarquer automatiquement, cela est probablement dû au fait que contrairement à une version 3D, on ne contrôle pas la direction du regard indépendamment. Plusieurs essais et erreurs sont donc nécessaires pour pratiquer une chorégraphie qui viendra à bout des malfrats. Si l’on reste dans le monde du combat, les « boss » sont aussi beaucoup plus simples, mais nécessite eux aussi plusieurs essais, puisqu’aucune indication, sinon très peu, n’est donnée quant à savoir comment les battre. Certains tombent après la répétition de 3 manœuvres, certains nécessitent la résolution de mini-puzzle pour les mettre hors de circulation.

Bravo à l'équipe qui reste fidèle à la série.

Bravo à l’équipe qui reste fidèle à la série.

La plupart des contrôles s’exécutent très bien, à l’exception de l’accès aux trappes et bouches de ventilations, qui nécessitent que Batman soit dans l’emplacement parfait au pixel près, pour que la commande s’affiche à l’écran. L’écran tactile n’est utilisé que pour activer la vue détective et l’on utilise alors notre doigt pour découvrir les indices cachés et révéler certains passages du jeu. J’ai aimé que contrairement à la série console, on ne passe pas la majeure partie de notre temps dans le mode détective, mais qu’il soit nécessaire de l’utiliser pour découvrir les murs à faire exploser ainsi que les différents objets des « chalenges du détective ».

Un indice... devinez c'est qui ?

Un indice… devinez c’est qui ?

La navigation, qui à priori semble quelque chose de simple dans un jeu de plateforme, est compliquée ici par le fait que Batman se promène entre l’avant et l’arrière-plan, ainsi que certains corridors qui tournent à 90 degrés. Pour empirer la chose, la carte donne une vue en plan du complexe, alors que notre personnage lui donne l’impression d’évoluer de gauche à droite. Si votre sens de l’orientation n’est pas votre point fort, la période d’acclimatation sera beaucoup plus longue, et vous devrez basculer vers la carte à chaque pas, afin de vous y retrouver.

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Une carte en vue de haut pour une jeu en défilement latéral…pas toujours facile.

Graphiquement, Blackgate n’est pas aussi spectaculaire que Killzone Mercenary ou Uncharted, mais tient bien sa place quand on le compare aux autres titres sur la PlayStation Vita. Le point faible vient plutôt du côté du son, avec une bibliothèque qui semble limitée. Les blessures subies par une fuite de gaz par exemple sonnent exactement comme des coups de poing et les Bandits répètent toujours les 3 même phrases; j’avais l’impression de jouer à la version Genesis.

Les joueurs qui espèrent trouver ici une version portable de l’expérience ouverte et complexe de la série Arkham seront très déçus. Blackgate est un autre type de jeu, qui reprend certes, plusieurs mécaniques de jeux qui ont fait leurs preuves. Le tout est emballé dans une version clairement conçue pour le jeu portable. L’histoire nous est livrée en panneau de bandes dessinées qui nous rappellent les « comics book » ainsi que la série de télévision animée. Ce jeu me rappelle Assassin’s Creed Liberation, qui avait lui aussi opté pour une simplification du jeu. Dans les deux cas, je n’étais pas un admirateur de la série, mais j’ai aimé les transpositions de leurs univers sur la PS Vita. Par contre je ne peux pas dire que je suis époustouflé comme je le fus avec Killzone Mercenary ou encore Dragon’s Crown, deux des meilleurs jeux récemment disponibles. C’est surtout dû au fait que les mécaniques de Blackgate, ne sont pas toujours aussi fluides qu’elles le devraient.

Mise à jour par tilexamont: La version 3DS n’est pas différente de la PS Vita au niveau des combats et de l’exploration. Alors que la PS Vita apporte une qualité graphique supérieure nous permettant de mieux déceler les indices, Blackgate sur 3DS profite de l’écran tactile en plein jeu ce qui facilite un peu plus l’exploration. Sur l’écran tactile, on peut activer d’un simple touché l’icône pour le mode Détective et on le tient pour permettre l’analyse ce qui nous permet de voir l’image sans avoir notre doigt sur l’écran principale. La 3D est un peu crève-coeur puisqu’on sent un certain niveau de profondeur à l’occasion ce qui donne le goût d’aller au-delà des limites imposées dans l’exploration des salles. Peu importe la version de votre choix, vous ne serez probablement pas déçu mais il ne faut pas s’attendre à un « Arkham ».

Points forts :

-Transposition d’une franchise à succès.

-Adaptation portable.

-Histoire  fidèle à l’origine « comic book ».

-les combats.

-Les voix.

-Les cachettes et autres défis, qui forcent la recherche et l’exploration.

-Le jeu semble bien optimisé pour l’utilisation de la batterie (méthode aucunement scientifique par contre)

– Rejouabilité, grâce aux nombreux éléments secrets à trouver.

Points faibles :

-Les sons qui manquent (cruellement) de diversités.

-Les actions activées par boutons qui nécessitent un emplacement parfait ou qui ne sont pas toujours précises.

-La cartographie en vue de plan, qui représente mal la progression horizontale.

-La mission de tutoriel, vraiment peu inspirante pour un début de jeu.

Vous pouvez aussi voir un vidéo de la jouabilité sur notre site ici.

Eric Chamberland

Twitter @chambee

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