(Test FG – Jeux vidéo) Tearaway

 

Le sauveur de la Vita est arrivé! Non, je ne parle pas de Killzone Mercenary, je parle bien sûr de Tearaway, le nouveau projet de Media Molecule, le studio derrière la franchise LittleBig Planet. Quand on est à l’origine d’une série à succès, la barre est haute pour la création d’une nouvelle franchise. Tearaway, c’est tout ce que Media Molecule a bien fait auparavant, dans un jeu de plateforme beaucoup plus consistant, mais beaucoup plus court.

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Tearaway c’est une histoire qui s’écrit au fur et à mesure que l’on avance avec Iota, notre petit messager en papier. Sa mission, qui semble simple au départ, de livrer un message à You; ce personnage bizarre (et pas toujours joli) qui est apparu dans un trou dans le soleil. Tout au long de nos déplacements, le monde d’Iota, qui est fait en papier construction, se dévoile devant nous. Plusieurs personnages interviennent pour nous donner le but du niveau, mais aussi pour nous demander de l’aide dans quelques très courts objectifs secondaires : un épouvantail qui cherche sa tête, un écureuil qui veut jouer au ballon, etc.

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Ce pauvre bonhomme a besoin d’une moustache.

La beauté de la mécanique de Tearaway, c’est l’intégration de celle-ci dans le concept de l’univers papier. Les écrans tactiles sont fort bien utilisés, et l’on prend un malin plaisir à plier, coller ou encore déchirer le papier. Un peu comme dans une classe d’art plastique, Tearaway  nous demande d’être créatif, il y a des décors à fabriquer, des personnages à costumer, des photos à prendre. La caméra (la vraie, autant que la virtuelle d’Iota) est constamment utilisée. Que ce soit pour découvrir de nouveaux modèles en papier ou prendre une photo du monde réel et l’intégrer dans le jeu.

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Si l’univers de Tearaway est fort complet dans la PS Vita, il l’est encore plus dans le vrai monde. En effet, Tearaway sort de l’écran pour prendre vie. Tous les modèles de personnages et de décor acquis durant vos missions, sont disponible sur votre page personnel du jeu, il est alors possible de prendre de vrais ciseaux et du vrai papier, afin de reconstruire tout ce petit monde sur votre table de travail. Si plusieurs jeux offrent des éditions spéciales avec figurines, aucune autre ne vous donne encore les instructions pour les faire vous-même. Les jeunes (et grands) enfants vont probablement adorer. Personnellement, je trouve l’idée géniale, car contrairement aux Skylanders, il ne s’agit pas seulement de collectionner des personnages, mais laisser le jeu vidéo carrément de côté et devenir créateur de nos propres oeuvres d’art.

tearway level

l’utilisation du pavé arrière est bien indiquée.

Le graphisme est superbe, et les amateurs de L’Évangile en Papier vont rester bouche bée devant l’imagination et la créativité déployée par l’équipe de création, qui réussit à nous faire croire à des effets météorologiques en papier. Le son n’est pas en reste, avec des musiques superbes et des effets qui font bien le pont entre simulations et le rappel sonore du matériel de base. J’aime bien le bruit que la colle fait lorsque l’on marche dessus.

À la base, le jeu en est un de plateforme, mais le monde dans lequel on évolue, est en 3 dimensions (des dimensions minces comme une feuille de papier) il y a beaucoup de place pour l’exploration et la collecte des confettis, la monnaie de base du jeu. Avec celle-ci, il est possible d’acheter de nouveaux objets de décoration, ainsi que de nouvelles fonctions pour l’appareil photo. Encore une fois, il est possible de partager celle-ci au travers de la page web du jeu.

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Une caméra avec un Instagram intégré !

Tearaway serait un jeu presque parfait, si ce n’était que pour l’impardonnable problème de caméra (on est en 2013!) il arrive assez souvent de ce retrouver derrière un mur et de ne pas voir ou est rendu le personnage. Ce qui est ennuyeux, c’est que le bâton de droit est censé être utilisé pour faire tourner l’angle de vue, mais dans chacune des situations rencontrées, la fonction semblait être désactivée. Rassurez-vous, on est loin Epic Mickey, mais si le problème ne brise pas le jeu, il en reste qu’il est décevant par moment. L’autre bémol, si l’on peut s’exprimer ainsi, c’est que comme tout jeu qui utilise la caméra, il n’est pas recommandé de jouer dans une pièce sombre. Par contre, on ne retrouve pas les problèmes de luminosité que l’on retrouvait sur Assassin’s Creed Liberation.

Tearaway est probablement le jeu qui se rapproche le plus d’une expérience d’un jeu de Super Mario en 3D. On sent l’influence du plombier un peu partout, et même celle de Sonic dans quelques passages où Iota se transforme en boule. Malgré tout, le jeu reste d’une unicité totale, et est déjà devenu un classique à peine quelques jours après sa sortie.

Points forts :

  • Mécanique de jeu qui sait intégrer tous les bidules de la Vita à la perfection.
  • Graphisme sublime et direction artistique poussée
  • Environnement sonore solide.
  • Le jeu qui sort de l’écran pour prendre vie sur le web et en papier.
  • Rejouabilité intéressant avec de l’exploration et différents chemins

Points faibles :

  • Campagne TRÈS courte
  • Problèmes de caméra, impardonnable pour n’importe quel jeu en 2013.

-Eric Chamberland

Twitter @chambee

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