(Test FG – Jeux vidéo) Outlast – la peur d’avoir peur

 
Avant d’entamer ma critique de ce jeu incroyable, je dois me poser une question : mais diantre ou sont passé les jeux de survie/horreur? Il n’y a pas si longtemps, on avait droit à Amnesia, Condemned, Dead Space, F.E.A.R. Maintenant soit ils sont disparus ou devenus que de vulgaires jeux de tir peu original. Cependant, un irréductible développeur venant tout droit d’un studio indépendant de Montréal vient ajuster le tir et il était temps. Bienvenue à Red Barrels et leur bijou Outlast. Auparavant exclusif à une version PC, dorénavant ceux possédant une PS4 peuvent s’y adonner. C’est avec cette dernière que j’ai bâti mon test à vous faire frémir.

Bien que l’on a droit à un scénario disons très de base, il faut immédiatement que je vous mette en garde. N’apprécie pas les jeux d’horreur qui veut. Il faut avoir les nerfs solides et n’entretenir aucune crainte. Ce type est construit dans l’optique de viser qu’un maigre pourcentage des joueurs. Comme dans le cas qui nous intéresse, il est parfois très difficile mentalement de s’y immerger. Le cerveau n’étant pas fait pour ce genre d’action ou d’images, il peut même devenir cruel pour certains. Dans mon cas, j’avoue ne pas apprécier au plus haut point ce genre de jeu, mais j’avoue qu’Outlast fait tellement fort qu’il est impossible de ne pas s’y plonger totalement. Ouais, bon je suis peut-être une chochotte après tout, mais je m’assume.

(Test FG - Jeux vidéo) Outlast #2

Bref, vous camperez le rôle d’un journaliste,  Miles Upshur, à la recherche de l’histoire. L’endroit ou personne ne veut s’y pointer, c’est pour vous. Vous partez avec un léger équipement (caméra intégrant la vision nocturne et quelques notes) et partez investiguer l’asile de Mount Massive ou l’on soupçonne d’y avoir tenu des séances d’expérimentation sur les patients. Le tout ayant mal tourné, vous devez faire la lumière là-dessus. Bien que l’histoire qui vous paraîtra du déjà vu réussira à vous captiver et vous amènera là ou vous pensiez ne jamais aller. Disons que la course et la cachette seront vos deux meilleurs alliés. Vous devrez confronter des fous, des mutants, tous très méchants. Le tout sans arme pour vous défendre. Vous n’aurez jamais été aussi vulnérable livré à votre propre sort. Notez qu’il vous prendra entre 5 à 7 heures pour enfin comprendre ce qui s’est vraiment passé.

La mécanique de jeu repose sur pas grand-chose. Appart courir, vous munir de votre caméra en vision nocturne ou non et lire vos documents et note, ça s’arrête pas mal là. Pas très difficile à maîtriser tout ça. Il y a un bouton que vous serez tenté d’utiliser, mais ça sera à vos risques et périls, car tout en courant pour vous sauver, vous pourrez regarder derrière vous pour apercevoir la distance vous séparant d’une mort certaine. Simplement effrayant. Courez vers la sortie que vous apercevrez à quelques reprises. Ah oui, c’est vrai que vous ne pourrez emprunter qu’une fois le jeu terminé. Merci bande d’esprits machiavéliques chez Red Barrels. La frousse vous dite?

(Test FG - Jeux vidéo) Outlast #3

Même si vous pensez vous en sortir sans explorer l’asile de fond en comble, vous n’aurez pas le choix de sortir l’explorateur en vous. C’est impératif de farfouiller partout à la recherche de la moindre cachette que vous devrez mémoriser, sinon vous ne vous en sortirez jamais vivant. Lors de vos phases exploratoires, pensez à rechercher des piles pour votre caméra. Sans elle et sans vision nocturne… bonne chance!!!

Cette caméra sera votre seule amie tout au cours de votre aventure. Elle vous servira entre autres à voir les ennemis sans qu’il vous voit ou découvrir une scène qui a été au préalable plongée dans la noirceur la plus totale. Bref, l’immersion a son paroxysme. Cependant, tout n’est pas parfait, mais ce studio indépendant se débrouille fort bien malgré quelques lacunes dont une que je n’arrive pas encore a expliqué : il est possible d’ouvrir une porte très doucement dans le but de faire le moins possible, par contre le contraire est infaisable. En refermant une porte, vous ferez un vacarme qui réveillerait les morts. J’espère qu’il s’agit que d’un oubli de leur part, car ça devient insensé. Pour le reste, malgré un engin graphique sur ses derniers milles, il se débrouille très bien. Je n’ai pas remarqué des bogues gênants ou pouvant affecter l’expérience de jeu. Il y a quelques scènes ou ennemis qui vous feront frémir. Ouais, même les plus braves d’entre vous.

La grande force de ce jeu réside presque entièrement dans sa trame sonore. L’une des meilleures ambiance à ce jour. Tout est créé ou mis en place pour garder le joueur sur le qui-vive et à l’affut du moindre son louche. Un asile vieillot et délabré émet des sons inquiétants. Surtout la nuit en avançant sur les planchers craquants sous nos pas. Les sons émis par les ennemis ou même notre respiration amènent une certaine dose de peur que je n’eusse jamais vécu auparavant dans un jeu.

(Test FG - Jeux vidéo) Outlast #4

On additionne à ça une musique d’ambiance lugubre qui en ajoute une couche lors des moments de grande intensité ou lors des poursuites des ennemis. Bref, il s’agit de l’expérience ultime en frais de frayeur.

Au final, vous voulez avoir peur, jouez à Outlast. Vous croyez ne pas avoir peur, jouez à Outlast. Rien ne vous effraie, tentez l’expérience Outlast et on s’en reparle. Jamais l’immersion d’horreur n’a été poussée aussi loin. Maintenant, reste à attendre le contenu additionnel pour retourner à Mount Massive et de passer encore quelques nuits blanches… Maman vient me chercher!

P.S. Âmes sensibles s’abstenir, car le jeu renferme des scènes très difficiles à regarder, des kilos d’hémoglobine et de la torture à outrance.

Cote FG: 8 courses pour se sauver sur 10

Points positifs:

  • Le jeu de survie/horreur le plus complet
  • L’ambiance lugubre et sinistre à son meilleur
  • La caméra nocturne
  • La peur d’avoir peur
  • Un jeu en solo qui fera peur à tous (même ceux qui regardent)

Points négatifs:

  • Courte durée de vie
  • Le bogue inexplicable des portes à fermer

Fiche:

  • Développé et publié par Red Barrels
  • Jeu de survie/horreur
  • Disponible sur PC et PS4
  • Version téléchargeable uniquement
  • Mode solo seulement
  • Offert en version anglaise sous-titrée en français
  • Site: http://redbarrelsgames.com/games.php
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Un commentaire sur “(Test FG – Jeux vidéo) Outlast – la peur d’avoir peur

  1. Pingback: Outlast disponible sur Xbox One | Facteur Geek

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