(Test FG – Jeux vidéo) Strider (2014)

Savez-vous c’est quoi la définition de badass? Parlez-en à Randy Pitchford pour Borderlands… ou encore James Cameron pour le personnage de Hudson dans Aliens. Capcom a la chance de profiter d’incroyables licences mais peine à remettre sur le marché certains d’entre eux… Parlez-en aux fans du Blue Bomber. Strider Hiryu est de retour et c’est Double Helix Games qui se charge de donner une nouvelle vie au ninja de la firme japonaise.

Strider est un jeu d’action/plateforme où vous allez, techniquement, du point A au point B. Votre personnage, Strider Hiryu, est équipé du Cypher, une épée de plasma qui coupe à travers l’acier. Strider était populaire à l’époque des arcades puisque c’était l’un des rares jeux de plateforme alors que le genre était surtout dominant sur les consoles grâce à Sonic, Super Mario Bros… et Mega Man. Le but du jeu est d’éliminer General Meio et détruire son armée. J’entre dans ce jeu en ayant jamais joué à un jeu de la licence de Strider donc vous serez averti.

Ce que ce nouveau Strider fait, c’est de raconter l’histoire du volet original tout en le rendant au goût du jour en plus de reprendre le genre qui a fait de Strider un succès de l’époque et le peaufiner. Pour cela, Double Helix Games nous propose un jeu avec les mécaniques générales d’un jeu d’exploration où nous devons aller du point A au point B mais pas sans faire de détour pour trouver de l’équipement ou des améliorations nous permettant de rester en vie ou tout simplement de trouver notre chemin vers le fameux point B. Immédiatement, vous pensez à Castlevania et Metroid… vous avez raison. Strider vient donc puiser dans les éléments qui ont fait de ces deux jeux un véritable succès et le mélange exploration et badass n’est évidemment pas trop mal. Il faut cependant comprendre que, contrairement à un jeu comme Super Metroid ou Symphony of the Night qui sont l’apex du genre exploration dans un environnement 2D pour leur série respective, Strider se concentre sur la base du Metroidvania mais contrairement à Metroid où on commence avec rien, Strider Hiryu est déjà équipé du Cypher et deviendra plus fort au fur et à mesure que le joueur progressera dans ce labyrinthe.

Strider1

Strider frappe avec le Cypher selon votre vitesse à taper le bouton… Un doigt avec une ampoule, ça se change pas…

En explorant les mondes semi-ouverts dans un univers platformer 2.5D à la Donkey Kong Country Returns, on trouve des améliorations de vies ce qui permet à notre personnage d’encaisser un peu plus de coup. N’ayez pas peur d’encaisser des tirs car chaque ennemi détruit vous permettra de récupérer un peu d’énergie. Certains tirs légers ne vous ralentiront pas du tout mais Hiryu peut facilement être projeté par des attaques plus fortes et c’est surtout le cas contre un boss ou même des ennemis généralement plus gros ou plus imposants et c’est sans oublier les multiples sorties de certaines zones forçant les aller-retours typiques du genre Metroidvania. On peut également trouver des intels ce qui nous permet de voir une galerie d’art et même de voir une documentation des personnages et ennemis ce qui est intéressant pour les fans ou pour ceux qui veulent découvrir la série comme moi qui n’ai jamais eu la chance de découvrir Strider… Faut surtout dire que le jeu était sorti sur arcade avant même ma naissance en mars 1989 pour être ensuite lancé sur la NES et les autres supports de l’époque dont la Genesis même si Strider 2 était sur PlayStation, console que je n’ai jamais pu posséder.

Bien sûr, je vous ai parlé de Strider comme jeu d’exploration… mais qu’en est-il de Strider, le jeu d’action? Eh bien, c’est ridiculement poignant! Même s’il aurait été souhaitable que Strider s’inspire des autres jeux d’action comme God of War et Castlevania : Lords of Shadow pour pousser un peu plus le genre, il ne faut pas s’attendre non plus à quelque chose de complexe ou d’inspiré. Cependant, Double Helix a fait du bon boulot et la première chose qu’on peut constater, c’est la fluidité en plus de la qualité de réponse des contrôles et l’aisance de la jouabilité en général. Lorsque vous appuyez sur le bouton d’attaque primaire, Strider Hiryu donne un coup de Cypher. Si vous appuyez plusieurs fois, il donnera autant de coups et de la même vitesse que vous appuyez. Ainsi, vous pouvez trancher vos ennemis et les boss comme un badass, littéralement! Vous pourrez même trancher vos ennemis selon la direction que vous choisissez. Ainsi, Strider peut attaquer dans toutes les directions. Quand je parlais d’aisance, c’est la possibilité de grimper sur les murs grâce aux crochets vous permettant de faire des sauts au mur, s’accrocher au plafond et ces manœuvres vous permettent naturellement de profiter du level design ouvert à l’exploration. Vous pouvez même attaquer avec le Cypher lorsque vous êtes accroché au mur!

Strider2

Les niveaux sont surtout comparables à des laboratoires et des édifices énormes.

Les habiletés de Strider ne sont pas toujours des améliorations de vos attaques mais généralement des techniques précises vous permettant d’explorer davantage et de rendre vos combats plus variés ce qui est essentiellement l’ingrédient miracle de Metroid. Oubliez cependant le système de pointage et de combo à la Devil May Cry ou le gain d’expérience avec un système RPG à la Batman Arkham. Les habiletés du ninja sont surtout des attaques comme le coup vertical vers le bas permettant de fracasser des planchers ou encore une glissade vous permettant d’ouvrir des écoutilles et, bien sûr, d’ouvrir d’autres passages. Ce que Strider fait de bien, surtout en comparaison avec Castlevania : Mirror of Fate ou Batman Arkham Origins : Blackgate, c’est de rendre vos habiletés importantes en tout temps et même intéressantes dans leur utilisation ce qui est primordial à la mécanique du Metroidvania et les niveaux ne sont pas vides. Il y a toujours un indice visuel et l’iconographie est très bien faite grâce à la carte qui donne un portrait clair où Strider peut grimper et courir. Le problème, c’est que les ennemis reviennent une fois que vous vous éloignez suffisamment et cela peut être un tracas lorsque vous effectuez des aller-retour pour explorer l’environnement. Dans Mirror of Fate, on était sur un chemin linéaire et les habiletés étaient surtout répétitives à cause des personnages et du scénario étrangement conçu et dans Arkham Origins : Blackgate, c’est surtout une défaillance du design soit la carte, les changements de perspective et l’utilisation des objets limitée seulement à l’exploration en plus des salles qui se vident alors qu’on progresse. Si vous étiez déçus de ces deux titres, Strider ne contient aucune faiblesse des deux titres… mais a ses propres défauts soit un design plus simple pour l’exploration et le combat. J’aurais évidemment souhaité plus.

Bien sûr, on revoit souvent le même type d’ennemis à chaque fois mais ils tirent vers vous ce qui les rend effectivement coriaces… surtout en groupe lorsque vous affrontez une rafale de tirs au point que c’est immonde. Une bonne maîtrise des mécaniques de plateforme et vous serez imbattable. Cela dit, dès que vous récupérez le pouvoir du bouclier réflecteur et la possibilité de repousser les lasers avec le bon réflexe, vous penserez devenir invincible… On verra! Le jeu présente aussi des boss avec une présentation qui a de quoi rappeler Borderlands ce qui est, bien sûr, fantastique. Chaque boss présente ses mécaniques et vous devrez les contrer et attaquer à toute vitesse. Certains boss présentent des combats plus stratégiques ce qui est intéressant également. Graphiquement, le jeu fait mauvaise figure au début avec le style industriel mais reste très beau surtout quand on voit Kazakh City. C’est surtout très fluide (j’ai joué sur un PC mais n’étant pas un expert du genre, je vous confirme que vous pourrez l’avoir sur Xbox One et PlayStation 4) et c’est tant mieux puisque voir Strider donner les coups de Cypher, c’est satisfaisant.

Strider3

Chaque boss a son propre système afin de vous imposer un défi.

Au niveau contenu, le jeu offre aussi des modes survie et de vitesse afin de tester vos capacités. Les Intels vous offrent des informations sur l’univers et l’histoire et vous débloquez ça tout en explorant. Sachant que l’exploration est plus encourageante que dans Mirror of Fate et Blackgate, vous aurez du fun à consulter ça. Si vous trouvez que la difficulté normale est trop faible pour vous, vous pourrez mettre le jeu en mode difficile. Certains ont rapporté des problèmes sur la version PC… mais je n’ai eu aucun problème. Peut-être est-ce que des mises à jour ont permis au jeu d’être optimisé? Je ne sais pas… Aussi jouable sur clavier qu’avec la manette, j’ai préféré jouer avec la manette étant donné la vitesse pour attaquer. J’aurais aussi aimé désactiver les sous-titres avec les encadrés qui prennent un peu trop de place et viennent légèrement encombrer la jouabilité. C’est surtout dérangeant lorsque les ennemis tirent en rafale… et qu’ils sont plus bas ce qui ne nous permet pas d’appréhender les attaques.

Strider se concentre malheureusement sur la base de deux genres… mais le tout est extrêmement bien exécuté et ouvre la porte pour une suite complète car le potentiel est là pour ramener la série et la faire découvrir aux nouveaux joueurs (comme moi). À 15$ pour 8-10h de gameplay, vous avez un bien meilleur jeu que Mirror of Fate et Arkham Origins : Blackgate mais ne vous attendez pas à un Super Metroid ou un Symphony of the Night : ce jeu s’inscrit parmi les Guacamelee et SteamWorld Dig de ce monde qui respectent les influences de Metroid et Castlevania. Vous pourrez surtout voir que lorsqu’on laisse un développeur faire le travail comme Double Helix Games (pensez à la refonte de Killer Instinct), on voit que c’est un studio avec beaucoup de potentiel et j’espère ne pas les voir derrière d’autres titres à la ramasse pour les prochaines années. Strider s’inscrit parmi les meilleurs titres téléchargeables de l’année et est un bon compromis pour les fans du genre action/aventure dans le style plateforme à la Metroidvania, un genre que j’affectionne tout particulièrement. Mais c’est surtout un jeu badass et incroyablement amusant! Le véritable problème, c’est que les dernières nouvelles autour de Capcom n’aideront en rien Strider pour les prochaines années advenant… quelque chose. Strider 2014 rejoint Bionic Commando Rearmed, Ducktales Remastered et Resident Evil REbirth parmi les meilleurs remakes que Capcom a pu nous offrir durant les 12 dernières années.

Verdict : 9/10!

Points positifs :

  • Strider Hiryu! Ultra Badass!!!
  • Un bon mélange action/exploration pour un bon compromis sur le Metroidvania traditionnel!
  • Jouabilité précise à l’os! Des techniques utiles!
  • Sentiment de liberté et de puissance dès le départ!
  • Fluidité incroyable et la vitesse!
  • Choix de difficulté pour accommoder les nouveaux arrivants et les vétérans de Strider!
  • Combats de boss intéressants!
  • Beaucoup de potentiel pour une suite complète!
  • Prix très acceptable pour un remake de cette qualité!

Points négatifs :

  • Quelques petits bugs de portes… qui s’ouvrent sans qu’on ne puisse passer…
  • Certains PC souffriront de problèmes quant à l’optimisation…
  • Les sous-titres ne peuvent être désactivés ce qui gâche un peu la jouabilité…
  • Une bande sonore qui passe inaperçue… Doublage peu intéressant…
  • Un certain manque de profondeur par rapport aux titres des deux genres…

Fiche:

  • Nom: Strider
  • Développeur: Double Helix Games
  • Éditeur: Capcom
  • Genre: Action/Aventure
  • Classement ESRB: E10+ pour 10 ans et plus
  • Disponible sur: Steam, Xbox One, PlayStation 4, Xbox 360 et PlayStation 3 (jeu téléchargeable)
  • Langue: Anglais intégrale/Sous-titres et Interface en français
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Un commentaire sur “(Test FG – Jeux vidéo) Strider (2014)

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