(Test FG – Jeux vidéos) State Of Decay (PC)

 
Evil Dead, Land of the dead, Dawn of the dead, 28 days later, World War Z, The Walking dead. Resident Evil, Zombie U, The Walking Dead (the game), DayZ. Des histoires de zombies, il y en a énormément (certains diront trop)! Étant passionné de ce genre, j’étais très tenté d’essayer le jeu State of Decay, sorti en 2013, afin de vivre l’expérience de survie ultime lors d’un possible apocalypse de zombies.  Grâce aux éternels spéciaux de Steam, j’ai pu finalement sauter sur ce jeu!

Dans State of Decay, on campe plusieurs personnages à la fois. Ils tentent tous de survivre à une apparence d’apocalypse affligeant la région du Mont Tanner, aux États-Unis (endroit fictif).

La région est très grande, même que le voyagement devient parfois frustrant.

La région est très grande, même que le voyagement devient parfois frustrant.

L’histoire débute quand Marcus et Ed, amis de longue date, reviennent d’un voyage de pêche et se font attaquer par des campeurs. Ces derniers ne les attaquent pas de la manière classique, mais essaient plutôt de les mordre, voire les dévorer. On doit donc se frayer un chemin à travers les campements afin de se rendre à la halte routière du camps, où quelques survivants expliquent que cette situation perdure depuis peu. On découvre rapidement que les antagonistes sont morts et ne peuvent être éliminés qu’en détruisant leur cerveau. Ça me rappelle quelque chose…

Le reste de l’histoire est relativement simple. Marcus et Ed trouvent d’autres survivants dans un petit village et doivent se rendre utiles afin de pouvoir faire partie de la communauté. Cette dernière grossit progressivement mais perdra plusieurs de ces bons morceaux à travers le jeu, selon notre progression dans l’histoire et, bien-sûr, notre talent. On doit donc trouver une façon de quitter la région, tout en ayant des réponses sur l’origine de cet apocalypse.

Difficile, mais accrocheur
State of Decay propose une jouabilité qui ne révolutionne pas le genre mais qui reste néanmoins très intéressante. Il marie les styles de survie, de jeu à la 3e personne et même un peu les principes du jeu de rôle car chacun des personnages a des habiletés propres à lui-même.

Le menu offre tous les renseignements nécessaires sur chacun des personnages

Le menu offre tous les renseignements nécessaires sur chacun des personnages

Le joueur a donc accès à plusieurs personnages différents et devra absolument en utiliser plus d’un. Certains sont naturellement plus intéressants car ont de bons attributs de base tandis que d’autres seront plus difficiles à apprécier. Il faut néanmoins alterner car les personnages se fatiguent et doivent dormir. Ils peuvent même attraper des maladies ou tomber au combat. Heureusement, à mesure que le jeu avance, vous aurez la chance de rencontrer divers groupes de survivants qui pourront joindre vos troupes.

Chaque personnage est unique et a sa propre personnalité. Il aura certains traits de caractères (alcoolique, logique, geek de sport, pessimiste, etc.), des points d’habiletés de base (talent de tireur, de bataille, d’agilité et de cardio), des points plus personnalisés (leadership, force brute, connaissances approfondies en sport etc.) et des points spécifiques (facilités avec une arme en particulier). L’ensemble de ces points donnera un personnage utile, moyen ou mauvais. La plupart des personnages seront jouables (quand ils sont considérés « amis » du groupe), mais d’autres ne pourront jamais l’être car servent au développement de l’histoire. Car oui, quand vous mourrez, votre personnages meurt aussi. Pour toujours. Pas de Phoenix Down, on meurt et le jeu nous retourne directement à notre abri et on doit reprendre un autre personnage pour continuer le jeu. Ah, et on ne peut pas recharger notre partie. Voici une belle preuve que ce jeu est difficile.

Le jeu est rempli de zombies de toutes sortes et le bassin d’ennemis se régénère indéfiniment. On retrouve des zombies de base qui sont lents et stupides. Par contre, plusieurs autres sortes, beaucoup plus complexes, s’introduiront au jeu avec le temps. Je déteste d’ailleurs les « feral zombies » et « Juggernauts », qui peuvent nous tuer d’un coup, peu importe nos points de vie.

Les missions sont relativement variées. On trouver différents endroits (soi pour les ressources ou carrément pour trouver une alternative comme abri), sauver des gens en difficulté, faire diversion pour d’autres survivants, aider des pilleurs, détruire des noyaux d’infestation etc. J’aurait peut-être un petit bémol à apporter, le jeu devient un peu répétitif avec le temps. Les missions se ressemblent, les zombies aussi.

Les combats deviennent parfois répétitifs, mais restent amusants et... violents!

Les combats deviennent parfois répétitifs, mais restent amusants et… violents!

Le jeu est basé sur le principe de ressources et d’influence. Le groupe doit bénéficier d’assez de ressources (nourriture, médicaments, munitions, matériaux et essence) afin de s’assurer de garder l’abri sécuritaire et de garder un niveau respectable de moral. On doit donc aller piller différents endroits pour garder le niveau nécessaire de ressources pour survivre. Afin de faire ce type de mission (ou tout autre type), notre personnage doit sortir de l’abri et probablement se battre contre des zombies. Il aura donc besoin d’armes, de munitions, de médicaments. Il pourra se servir dans les provisions tant qu’il a assez d’influence. On « achète » donc des vivres contre de l’influence. Comment amasse-t-ton de l’influence dans ce cas? En ramenant des vivres, en effectuant des missions, en sauvant des gens etc. J’ai bien aimé ce principe. Dans un monde post-apocalyptique, l’argent ne vaut plus rien. Il faut donc se rendre utile et c’est ce que ce jeu prône. Tu te rends utile au groupe? Sers-toi. Tu ne fait que bouder dans ton coin? Tu ne pourras pas piger dans les vivres.

Le système d'économie est basé sur la contribution du joueur au groupe.

Le système d’économie est basé sur la contribution du joueur au groupe.

Comme je disais auparavant, le jeu est très difficile. Certains zombies sont très ardus à battre et peuvent même nous tuer d’un coup. Certains personnages ont de bonnes qualités, d’autres non. Il est donc nécessaire d’aller accumuler de l’expérience au maximum (Grinding, en bon français) avec nos personnages moins expérimentés afin de les améliorer doucement, mais surement.

Lors de ma première partie, mes deux bons seuls personnages sont morts et je me suis retrouvé avec des personnages de bas niveau pour affronter des zombies puissants. Je ne pouvais pas faire le poids et j’ai donc dû recommencer. Je conseillerais aussi de ne jamais sortir seul, à moins d’avoir un niveau d’influence tellement bas qu’il ne vous permet pas d’amener un coéquipier. Aussi, utilisez des véhicules lorsqu’il faut se déplacer relativement loin. Si vous devez vous déplacer à quelques maisons de distance seulement, je vous conseille d’y aller à pied, peut-être même en mode furtif (accroupit) s’il y a des hordes de zombies tout près. Vous pourrez vous sauver de longues séquences de combat potentiellement fatales.

L’ambiance générale du jeu est très sombre et lugubre. On se retrouve souvent la nuit, ou à l’intérieur de bâtiments non éclairés. On peut se faire surprendre par des zombies cachés et il y même un type de zombie qui vous glacera le sang lors de la première rencontre : Les Screamers. Ces zombies, d’apparence inoffensifs (ils n’ont pas de bras), vous craqueront les tympans d’un cri extrêmement aigu et strident lorsqu’ils vous verront. Non seulement ça fait peur, mais ils attireront du même coup tous les zombies dans les barrages. Pas trop agréable comme rencontre.

Il faut être très vigilant la nuit...

Il faut être très vigilant la nuit…

L’aspect visuel du jeu est intéressant car le jeu est loin d’être laid. Par contre, il n’est pas exceptionnel. Il faut considérer que ce jeu est tout d’abord sorti sur Xbox 360 en 2013. Considérez donc qu’il s’agit d’un jeu ancienne génération, même sur PC. Je n’ai pas été victime de bugs majeurs, mais le jeu est truffé de bugs de collision (que ce soit par le personnage principal ou les zombies). Par exemple, notre abri, généralement entouré d’une clôture, est fréquemment attaqué par des hordes de zombies. Ces derniers grimpent donc la clôture et on doit les tuer lorsqu’ils réussissent à se rendre sur notre terrain. Cependant, il est assez comique de remarquer qu’au moins une fois sur trois, le zombie retombe du mauvais côté et doit recommencer le processus.

L’ambiance sonore est correcte, sans plus. La musique nous traduit fidèlement la gravité de la situation , c’est-à-dire qu’elle est douce lors des quelques moments tranquilles du jeu et deviendra intense lors des combats potentiellement mortels ou lors de situations critiques prédéfinies. Pour les sons (zombies, fusils, armes etc.), je n’ai rien de négatif à dire.

En conclusion…
Vous devez vous procurer ce jeu si vous aimez le style survie. Le jeu est difficile, frustrant… mais terriblement accrocheur. Il a un contenant un peu vieillot, voire presque dépassé, mais le contenu est excellent.

Ma note : 8 coups de clés à molette sur 10

Points positifs :
-Durée de vie extrêmement longue
-Beau défi
-Réalisme (besoin de matériaux, etc.)
-Belle progression et profondeur des personnages

Points négatifs :
-Plusieurs bugs de collision
-Un peu répétitif

Mon Twitter : JsChapleau

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