(Test FG – Jeux vidéo) The Evil Within

 
Peur, nom féminin :

Des situations de menaces ou de danger physique ou psychologique nous mettent dans un état émotionnel spécifique, souvent accompagné de réactions physiologiques : tremblement, sueur, maux de ventre ou d’estomac, accélération du pouls. Cet état est normal et même positif lorsqu’il nous conduit à réagir en évitant ou en surmontant ce danger.

Ai-je eu peur en jouant à The Evil Within? Oui et non, j’ai sursauté, mon cœur a battu plus rapidement je l’avoue, et j’ai aussi regardé derrière moi quelques fois. Mais il faut avouer que j’ai joué dans le noir, dans mon sous-sol en rénovation qui se prêterait bien à un décor de film d’épouvante. Mais une vraie peur? Difficile à dire… Une chose est sûre par contre : Shinji Mikami, l’un des créateur de Resident Evil, a su créer une atmosphère fidèle à ses anciennes créations.

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Sebastian Castellanos et ses partenaires sont appelés sur une étrange scène de crime. Quelques cadavres et apparitions étranges plus tard, les voilà en fuite d’une puissante force maléfique qui réussit même à faire déplacer une partie de la ville sous leurs pieds…Est-ce réel ou bien une hallucination? Sebastian se réveille pendu par les pieds et le voilà prisonnier d’un monde très sanglant de l’imagination de Mikami, ce qui n’est plutôt pas rassurant.

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Des moments déstabilisants, il y en a par-ci par-là dans cette aventure plutôt mal ficelée… Je n’ai pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où je me suis demandé si Sebastian était bien réel, s’il n’était tout simplement pas endormi tellement Mikami nous transporte du point A au point B en passant par le point Y ainsi que le point F, mais en prenant le détour du point H. Vous comprenez mon exemple?

Il est pratiquement impossible de savoir le passé des personnages principaux tellement les dialogues sont peu nombreux entre eux. De toute manière ,comme tout bon film d’horreur, ceux-ci sont séparés par un événement X aussitôt qu’ils se retrouvent. Le seul moyen d’en savoir un peu sur la vie de Sebastian sont par la découverte de ses carnets de note qui nous en apprennent un peu plus sur lui. Difficile de s’attacher à lui et de vouloir le sauver à tout prix.

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Sebastian peut améliorer ses compétences tout au long de l’aventure grâce aux bocaux de formols récupérés un peu partout, surtout dans les coins sombres remplit de créatures (qui soit dit en passant sont féroces, dépourvus d’intelligence et surtout difficiles). Ces bocaux vous permettront de vous asseoir sur une chaise diaboliquement modifiée qui vous empêchera de bouger pendant que des aiguilles s’enfonceront dans votre crâne. Il vous sera aussi possible de modifier vos armes pour améliorer leur puissance, leur maniabilité et le nombre de munitions possible. Notez qu’un mode « new game + » est disponible après la conclusion de votre première aventure vous permettant de garder toute les améliorations déjà débloquées. La jouabilité de Sebastian est imprécise et même si je suis habitué au jeu de tir, il m’a été difficile de réaliser des tirs précis et fatal la plupart du temps. Un manque de finition flagrant des concepteurs qui ont surement voulu sortir le jeu avant l’Halloween et surtout avant la folie de Noël.

Le jeu est difficile et n’offre aucune chance au joueur, même les plus expérimentés. Je suis mort une dizaine de fois par des pièges à peine perceptibles et par des puzzles de style essais et erreur. Un côté très frustrant du jeu surtout quand on n’a aucune attache pour le personnage principal qui meurt sans cesse, peut-être est-ce la cause du si peu d’information sur Sebastian? Un choix qui d’un autre côté devient judicieux pour créer l’atmosphère survival de ce titre qui est ici la force brute pendant plus d’une dizaine d’heures de jeux. Sans ces morts, le titre aurait eu une toute autre saveur. Ce titre est un peu comme notre première gorgée de vin, il laisse un arrière-goût mais cela ne nous empêche pas de l’apprécier par la suite et de finir la bouteille.

Le point fort du jeu reste l’atmosphère que Shinji a su créer. Alors que dans les deux premières heures de jeux j’ai pu constater l’influence de Resident Evil 4, The Evil Within a su se créer une personnalité bien à lui pour le reste du périple. Une atmosphère beaucoup plus sanglante, sombre et terrifiante que tous les projets de Shinji réunit!! La puissance des dernières générations permet de créer tous les petits détails pour nous faire palpiter le cœur. L’ambiance sonore est aussi bien exécuté avec l’intégration des silences jusqu’à l’augmentation soudaine de la musique pour créer un effet digne des films d’horreur. Imaginez le mélange de Resident Evil, Silent Hill et Condemned pour vous donner un aperçu des moments que j’ai vécu dans un seul jeu.

Est-ce que Shinji Mikami réinvente le type Survival Horror avec The Evil Within?

Loin de là…

Est-ce un jeu qui passera à l’histoire?

Pas pour la sienne en tout cas

Malgré tout cela, j’ai eu un malin plaisir à vouloir découvrir l’univers de The Evil Within pour savoir où tout ça me mènera. Et j’en ressort sain d’esprit…. MWahahaHAHahaHAHAHAhhahaHAHa

Une note de 7.5/10

Testé sur Xbox One

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