(Test FG – Jeux vidéo) Space Hulk: Ascension

 
Il arrive que l’on fasse face à un ennemi trop puissant, un opposant qui nous submerge de tout coter. Un opposant qui malgré notre armure et notre équipement dernier cri finit par nous faire courir pour notre vie. Cet opposant pourrait bien être les GeneStealers de Space Hulk : Ascension, mais en fait, l’opposant est le jeu lui-même.

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Le menu qui permet de choisir les missions et équiper nos soldats pour une mort certaine.

J’adore l’univers de Warhammer 40 000, je n’ai jamais embarqué dans la version table du jeu de Game Workshop, la peinture de petit bonhomme n’étant pas mon fort. Par contre j’ai adoré Space Marine, ainsi que Dawn of War. Je me suis alors dit que Space Hulk, un jeu au tour par tour basé sur la licence Warhammer 40k serait parfait pour me mettre dans l’ambiance du jeu de table du même nom. Space Hulk est à la base un jeu de table dans lequel le joueur place des cartons représentant les couloirs d’un vaisseau spatial sur la table, ensuite on déplace les personnages et on roule les dés. L’idée de faire une version électronique d’un jeu de table afin de permettre au joueur de jouer seul n’est pas nouvelle. J’aime particulièrement celle de RISK sur PS3 et la plus classique sur iOS. N’ayant jamais joué à Space Hulk « papier », je me suis donc lancé, tête première, dans les couloirs sombres de ces géants amas de métal.

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Si dans l’espace personne ne peut vous entendre crier, Dans un Space Hulk, on ne voit que dalle.

Graphiquement, on a fait le minimum, votre carte vidéo ne va pas exploser avec un jeu comme celui-là. Les personnages sont bien rendus, mais on est loin d’un Xcom Enemy Unkown. Puisque le jeu est basé sur un système de « Fog of War »  Brouillard de la guerre, qui ne permet pas à nos soldats de voir hors de leur champ de vision, la majorité de l’écran est donc noir. C’est gentil du développeur de vouloir sauver nos pixels, mais ça fait un peu vide. L’interface du jeu est très épurée, on nous présente le champ de bataille en vue isométrique  avec aussi une fenêtre qui donne la vue à la première personne du combattant choisi, c’est bien, mais ça ne sert à rien. Les sons proviennent d’une banque extrêmement répétitive. Seule consolation, le son du Bolter explosant une carcasse de Genestealer est toujours satisfaisant.

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Pensez-y bien avant d’ouvrir cette porte !

La mécanique de jeu est simple: cliquez sur un personnage et déplacez-le dans la zone accessible selon le nombre de Points d’Action disponibles. S’il vous en reste, vous pouvez ensuite compléter en attaquant ou enplaçant votre personnage en mode garde à vue (overwatch). D’autres actions sont disponibles suivant la classe du personnage. Le Bibliothécaire peut faire des incantations, le Terminator peut lancer des flammes, etc. Ce qui prime dans Space Hulk c’est la stratégie et la patience, ce qui est ironique parce que je vous dirais que le but de la plupart des missions est de foutre le camp au plus vite. Par patience, je veux dire que de précipiter vos soldats trop vite dans l’action ne va que les envoyer à la morgue rapidos. Il faut être sûr de couvrir ses arrières et ne jamais laisser un soldat avancer trop loin ou rester derrière seul. Avec des couloirs étroits qui ne laisse place qu’à un seul soldat, il arrive de faire face à de bizarres situations ou on doit faire danser nos personnages dans un des rares espaces ouverts afin de replacer nos forces pour avoir une meilleure couverture. C’est ici qu’est un des problèmes majeurs de Space Hulk, le jeu nous place constamment en mode défensif. Même lorsque l’on attaque, on doit se retenir pour garder des munitions ou des points pour placer un mode défensif. Alors le jeu est d’une lenteur absolue. On peut faire la comparaison avec une partie d’échecs ou chaque mouvement offensif doit aussi en être un défensif.

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Il est rare que l’on ai le dessus en combat rapproché.

Les Genestealers, nos ennemis de toujours, qui infestent ces carcasses de vaisseaux flottant à la dérive dans l’espace ne sont pas armés, mais ils doivent combattre au corps à corps. Chose qu’ils réussissent toujours à notre plus grande frustration. D’ailleurs j’aimerais vraiment savoir pourquoi on perd notre temps à explorer ces épaves, au lieu de les anéantir. Pourquoi y a-t-il encore des systèmes fonctionnels et de l’oxygène! Et aussi, comment une race de monstre sans aucune technologie a-t-elle élu domicile dans un vaisseau flottant au milieu de nulle part, sont-ils les rats du futur ?

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Le lance-flamme est limité en munition et son déploiement est difficile.

Space Hulk est un jeu difficile, Infaisable est probablement un meilleur mot. Même au niveau facile, c’est probablement le jeu le plus difficile auquel j’ai tenté de jouer de ma vie. Ce qui n’aide pas, c’est que les contrôles sont saccadés et le clic de souris ne semble pas toujours être compris. Le manque d’un bouton pour annuler une commande (ou une pour confirmer) créer d’énorme frustration lorsque le personnage se déplace sur la mauvaise tuile. On nous demande bien de confirmer la fin du tour, mais ça ne change rien, il est trop tard. Est-ce j’ai pesé au mauvais endroit? Est-ce que le jeu a enregistré un doubleclic ? Aucune idée, et de toute façon il est trop tard, car balourd fait maintenant face au mur et il va probablement mourir durant le prochain tour puisque les attaques de dos sont toutes des morts instantané peut importer votre niveau. Les actions du personnage sont présentées sous forme de roulette sous celui-ci lorsqu’on le choisit. Mais voilà, si vous regardez votre carte de façon à voir tous vos personnages, les icônes sont trop petites pour être cliquées. On doit donc constamment s’approcher et s’éloigner à chaque fois.

En résumé, je m’avoue vaincu par Space Hulk.  Ce jeu n’est pas pour moi, et il n’est probablement pas pour vous. Seuls les connaisseurs de la série Warhammer et de la version de table pourront (peut-être) y trouver leur compte. Ce qui en fait un jeu très niche. Ça me déçoit beaucoup, parce que je pensais que comme avec les autres jeux vidéos de l’univers Warhammer,  Game Workshop allait réussir à vulgariser et rendre accessible son univers à tous.

Points forts :

  • Fidèle au jeu de table que l’on dit.
  • Il y aurait 100 tableaux répartis sur les 3 campagnes. Je n’ai réussi à en faire que 5!

Points faibles :

  • Contrôles imprécis.
  • Difficulté hors de ce monde.
  • Les vagues aléatoires nous empêchent d’apprendre de nos erreurs.

Eric Chamberland

Twitter @chambee

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Un commentaire sur “(Test FG – Jeux vidéo) Space Hulk: Ascension

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