(Test FG – Jeux vidéo) Alone in the Dark: Illumination

 
Je ne savais pas qu’il était possible de faire pire que le remake d’Alone in the Dark pour tuer une franchise (ou Metroid: Other M, TMNT: Out of the Shadows et Rambo: The Videogame) mais je crois sincèrement qu’on a atteint les bas-fonds. Ça ne vaut même pas la peine d’en faire la critique. Dépotoir FG sert à vous informer des pires crapules et à quel point le consommateur peut être et a le droit d’être cynique! Atari frappe très fort dans le cercueil déjà vide d’Alone in the Dark pour en gruger les derniers os…

Alone in the Dark, en 1992, fut un des titres les plus importants et les plus innovateurs en amenant un système d’énigmes et de survie alors que, souvent, la seule conséquence possible était la mort… ou l’effroi. Vous étiez Edward Carnby ou Emily Hartwood et vous deviez enquêter sur un meurtre surveni dans le manoir Derceto en 1934. Ce jeu a en effet créé le style horreur-survie qui a ensuite été repris par Resident Evil de Capcom puis perfectionné avec le remake de ce dernier sans oublier Eternal Darkness: Sanity’s Requiem de feu Silicon Knights (merci Denis Dyack et fuck Kotaku), Fatal Frame chez Tecmo et Silent Hill chez Konami. Le titre d’Infogrames (probablement leur seul bon jeu avant de devenir un LJN) est une légende et est révéré par de nombreux gamers ayant grandi dans les années fin-80 début-90 pour ensuite propulser d’autres titres comme Condemned: Criminal Origins par Monolith Productions, Dead Space de Visceral Games, Outlast de Red Barrels, Amnesia: The Dark Descent par Frictional Games, BioShock et System Shock 2 de feu Irrational Games ainsi que Alien Isolation de Creative Assembly. L’héritage d’Alone in the Dark est énorme!
Le remake publié en 2008 aurait bien voulu prendre les éléments de tir de Resident Evil 4… avant qu’Eden Games ne puisse livrer le produit car les immondes poursuite de voitures, horribles séquences de platforming et les mauvais doublages sans oublier les contrôles exécrables auront fini par clouer le cercueil sur une franchise qui aura jamais connu beaucoup de succès. Croyez-moi, je l’ai vécu! Alone in the Dark: Illumination fait l’impossible… On vient disséquer le cadavre déjà disséqué. À ce point, les vautours vont mourir de faim autour d’Edward Carnby… Ça ne vaut pas la peine d’en faire la critique, c’est bien assez de vous prévenir et vous protéger de cet affront à l’industrie!
Alone in the Dark… C’est quoi qui a dans le titre? Alone et Dark… Seul dans l’ombre… Pourquoi est-ce que Pure FPS a créé un jeu de tir à la troisième-personne avec un système de coopération sans aucune synergie? Je peux bien croire que la franchise Borderlands n’a AUCUN élément pour la synergie (quelque chose que, étrangement, un jeu nommé Banjo-Tooie a réussi à proposer c’était un jeu solo platformer par Rareware à l’an 2000) mais a au moins la qualité pour offrir l’effet de recul et une multitude d’arme en plus des dialogues, un bon antagoniste et du fun pur à combiner les forces et faiblesses de chacun jusqu’à une certaine limite avec des trucs plus souvent passifs. Tu n’as pas ça dans Illumination: tu es limité à un pistolet par chaque classe… Oui, des classes qui ont toutes QUE des compétences passives (ce qu’on pouvait aisément reprocher à Borderlands) à l’exception de quelques « sorts » pour la « sorcière », une ingénieure (avec un Tesla et un shotgun) et un prètre… parce que ça fait du sens à Alone in the Dark où tu enquêtais tout seul et complétais des énigmes!
Vous aimeriez un jeu de simulation du genre Running for Cables and Lighting Up Simulator 15? Vous l’avez car le seul moyen de détruire les ennemis (qui peuvent apparaître sans faire de bruit et de nulle part) est de les éclairer avec une lumière et digidou. La seule fois où ils seront une menace, c’est en groupe. Sauf que plusieurs problèmes techniques font qu’ils peuvent cracher à travers les murs ou passer à travers les portes. Une intelligence-artificielle pire que morte! L’éclairage casse l’animation et le jeu est tellement sombre… pour cacher la possible piètre qualité de présentation. Le jeu est un labyrinthe de « collectables » pour des objectifs stupides comme rallumer des lumières ou mettre en marche un ascenseur… parce qu’une ingénieure avec un Tesla serait JAMAIS capable!!! J’ai pas besoin de commenter le système de stamina qui se vide tellement rapidement que vous en aurez jamais assez lorsque ce sera nécessaire!
Pour 33$… 33 DOLLARS de votre porte-feuille (Steam), vous avez devant vous une tentative cynique de capitaliser sur une franchise déjà morte. Et s’il vous prenait la mauvaise idée de jouer à ça en co-op, cela reviendrait à plus de 130$! Même des jeux à accès anticipés sont moins pires que ça! Retournez jouer à des shooters comme Gears of War, Resident Evil 4/Revelations, Bulletstorm, Spec Ops: The Line, Kid Icarus: Uprising, Killzone Mercenary et Vanquish ou allez essayer quelque chose comme Killing Floor 2, Shadow Warrior ou Wolfenstein: The New Order! Tu veux jamais qu’une franchise soit mise au rancart sur une mauvaise note et c’est pourquoi plusieurs veulent au moins le retour de jeux comme Metroid et Star Fox… Toute bonne franchise a une merde cachée que ce soit sur CD-i ou les dernières machines! Pendant que Resident Evil récupère ses lettres de noblesse avec la refonte graphique du remake ET de Zero suite à l’insulte du sixième épisode sans oublier Raccoon City, on ne pourra jamais dire ça d’Alone in the Dark ou peut-être Silent Hill avec Konami qui croit mieux connaître que ses clients avec la cessation de Silent Hills (malgré un Playable Teaser non représentatif de ce que le jeu aurait pu être)! Voilà pourquoi les gamers se tournent vers les développeurs et créateurs originaux qui produisent des Kickstarter pour des successeurs spirituels comme Bloodstained et Yooka-Laylee…
C’est officiel à ce point-là: Alone in the Dark est mort et enterré! 
ProJared avait fait un épisode sur le remake d’Alone in the Dark et a même savouré l’expérience d’Illumination.

Pour un point de vue supplémentaire, que vous l’aimiez ou non: The Jimquisition
TotalBiscuit a aussi offert ses premières impressions et la conclusion est la même que ses collègues.