(Test FG – Jeux vidéo) Unravel

 
À la maison et surement comme chez vous également, les murs sont parsemés de cadres photos. Ceux-ci nous rappellent des gens que l’on aime mais surtout des souvenirs d’il y a déjà quelques années. En les regardant, fort probablement qu’un sentiment de joie, de bien-être et de réconfort vous envahit. C’est ces mêmes sentiments que le studio indépendant Coldwood nous fait vivre dans la fascinante aventure d’Unravel.

Yarny, c’est un petit personnage fait de laine rouge qui nous fait découvrir les souvenirs de sa famille par le biais de photos dans lesquels il revit chacun des moments s’y rapportant. C’est ainsi que chacun des huit mondes offert dans ce titre se rapportent souvent à une thématique familiale comme une sortie fait en famille, que ce soit une randonnée en montagne ou bien la fois où père et fils sont allés au bord de la mer pour pêcher. Aucun univers apocalyptique rempli de zombies ou bien un fond de guerre sanglante. Ici, tout est serein, magnifique et apaisant.

Unravel_20160204114508

unravel-2

Pour créer des émotions, il faut souvent avoir une toile de fond percutante, riche en détails mais surtout rempli des efforts d’artisans. Et pour être rempli, je dois avouer qu’Unravel est plein à craquer d’efforts incalculables de l’équipe de Coldwood. D’ailleurs, dans certaines entrevues, ceux-ci mentionnaient jusqu’à quel point ce jeu comptait pour eux, combien d’investissements émotionnels ils avaient dû faire pour faire d’Unravel une perle. Sachez que le pari est gagné du côté visuel car la beauté des décors, du réalisme et des détails font d’Unravel LE plus beau jeu personnellement jusqu’ici pour la nouvelle génération de console. Étant principalement joué dans des mondes se trouvant dans la nature, les graphismes d’Unravel nous semblent parfois pratiquement réel grâce au souci accordé à chaque petits détails : Une goutte de rosée sur l’herbe, un animal qui vient rôder en fond de décor ou simplement le pollen flottant dans les airs. Il faut aussi mentionner que la trame sonore vient renforcir cela et permettre le réveil de nos sentiments lorsqu’on y joue.

Unravel_E3_Screen1_0

Si le jeu nous offre un visuel, une ambiance et des émotions tout au long de l’aventure, on ne peut malheureusement pas en dire autant de la jouabilité de Yarny, qui tout au long de son aventure, devra utiliser un bout de laine pour se balancer d’un endroit à l’autre, pour attacher deux points ensemble afin de créer un trampoline ou pour tirer des objets ici et là afin de continuer d’avancer. Tout en avançant, la ficelle de laine de Yarny se déroule de son corps pour le faire maigrir de plus en plus et bien évidemment, si vous arrivez au bout de la ficelle, il vous sera impossible de continuer ce qui vous indiquera que vous avez soit pris le mauvais chemin ou bien que vous êtes passé à côté d’une bobine de fil qui vous permettant de sauvegarder votre progression et de continuer d’avancer. Si l’originalité est là, disons que les contrôles sont parfois un peu trop imprécis et j’ai dû recommencer souvent les mêmes séquences de jeu pour réussir. Dans un titre qui veux nous offrir une balade magnifique, l’équipe de Coldwood aurait dû éviter à tout prix de créer de la frustration inutile pour le joueur et peaufiner d’avantage le côté plateforme du titre.

Unravel_20160205114952

Le plus grand défi d’Unravel pour le studio de Coldwood fût sans aucun doute de réussir à créer des puzzles ingénieux en utilisant les détails de leur propre monde. C’est ainsi qu’un tracteur devient la pièce maîtresse d’un puzzle dans l’un des moments d’Unravel, qu’une chute de pierre bien calculé vous permettra de grimper à un endroit impossible ou bien cerf-volant pris dans le haut d’un arbre vous permettra de voler au-dessus d’un lac. Des moments comme ceux-là, vous en vivrez d’innombrables durant les six heures qu’Unravel vous proposent. Le monde ne se veut pas seulement très détaillé, les puzzles ont été pensé de long en large en utilisant le décor et la force d’attraction également pour donner un réalisme incroyable.

Unravel_20160204105041

Unravel aurai dû obtenir un 10, mais les contrôles trop imprécis apportant de trop nombreuses frustrations font en sorte que le voyages magnifique et incomparable de Yarny devient fâchant par moment et nous ramène trop vite à notre réalité en nous empêchant d’être entièrement intégré dans cette expérience inoubliable. Un titre aussi beaucoup trop court qui a passé beaucoup trop vite.

8.5/10

Twitter : @JackGerms

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s