(Test FG – Jeux vidéo) Quantum Break

 
Le temps existe depuis toujours. Il est perçu de façon bien différente selon les événements ou occasions. Parfois on espère qu’il passe plus vite, parfois nous voudrions tout simplement qu’il s’arrête pour toujours et malheureusement trop souvent nous aimerions retourner dans le temps passé pour y changer nos actions. Il existe plusieurs interprétations du temps qui s’écoule, dont celle-ci : Mouvement ininterrompu par lequel le présent devient le passé, considéré souvent comme une force agissant sur le monde, sur les êtres, occupant une place déterminée dans la suite des événements. Cette définition est fort probablement celle qui a inspiré les créateurs de Quantum Break, offert exclusivement sur Xbox One.


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D’entrée de jeu, je vais vous l’admettre, Remedy est l’un de mes studios préférés, ceux-là même qui m’ont fait passer des heures sur le prodigieux Alan Wake, l’un de mes jeux fétiches sur Xbox 360 aux côtés de Red Dead Redemption et Lost Oddysey. Ça vous donne une petite idée de l’attente que j’avais pour ce dernier titre. Et étrangement, quand un titre m’intéresse, j’essaie de regarder le strict minimum sur celui-ci, défi que j’ai relevé et qui m’a certainement fait apprécier davantage la création de Remedy. Disons qu’ils en ont parlé en grande pompe de ce dernier titre exclusif à la Xbox One. Et fort heureusement, j’ai su éviter de trop en voir et mon test ici ne vous dévoilera rien au niveau de l’histoire mis à part les 20 premières minutes, question que vous savouriez comme moi cette incroyable aventure.

Jack Joyce revient au pays après avoir reçu une invitation d’un ancien et lointain ami, Paul Serene, un scientifique qui lui demande de venir l’aider pour un projet qu’il ne peut lui parler qu’en personne. La suite des événements sera le déclenchement de ce qui s’avérera une fracture dans le temps qui amènera rien de moins que la fin des temps. Jack étant présent lors de l’accident, se retrouve donc avec des pouvoirs temporels qui lui seront fort utiles pour essayer de sauver l’humanité, rien de moins. Ayant chacun leur vision de la chose, Jack et Paul devront faire ce que le temps a choisi pour eux, c’est-à-dire devenir ennemi pour combattre chacun à leur façon cette fracture temporelle. Une histoire de science-fiction qui m’a fait me poser d’innombrables questions sur le passé, le présent et l’avenir, sur les conséquences de nos actions et si nous avons vraiment le choix et/ou la possibilité d’en changer le cours.

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Le contrôle de Jack se passe à la troisième personne. Les contrôles m’avaient semblé compliqué aux départ mais se sont finalement avérés fort efficaces au fil de la quinzaine d’heures du jeu. Bien entendu, Jack est devenu l’ennemi numéro 1 de Monarch Industries, la compagnie de Paul Serene, maintenant son ennemi. Il devra donc apprendre à se défendre à l’aide de plusieurs (pas assez nombreuses à mon goût) armes disponible, que ce soit la mitraillette de base au plus qu’efficace double canon. Mais un héros du temps possède des pouvoirs temporels bien entendu et c’est ici que les combats du jeu prennent réellement tout leur sens. Jack peut faire des esquives temporelles qui lui permettent d’éviter les balles (il faut se rappeler que Remedy sont à la base du fameux bullet-time dans Max Payne). Il sera aussi capable de ralentir le temps considérablement directement dans la zone d’un ennemi pour ainsi l’éviter et le prendre de surprise par le dos. Plusieurs autres pouvoirs viendront s’ajouter au fil de l’aventure mais je me tairai pour ne pas trop vous en dévoiler. Chacun de ces pouvoirs ajouteront un aspect tout simplement époustouflant aux combats. Les deux seuls petits bémols de ces combats sont qu’ils ne sont pas assez nombreux, mais il faut comprendre que le jeu se veut narratif avant tout avec quelques phases d’actions. Et le second point faible est sans contredit le système de «cover » pour se protéger des attaques. D’abord, ils se font automatiquement, donc notre personnage ira se coller contre la paroi sans qu’on le veuille vraiment, et de deux, la sensibilité du déplacement fait en sorte que lorsqu’on veut se coller pour s’approcher sur le bord d’un coin de mur, nous finissons par dépasser et se faire tirer dessus car notre personnage n’est pas resté caché. Malgré ces petits problèmes, les combats restent immersifs, rapides, toujours différents et on a toujours hâte à la prochaine vague ennemie.

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 Outre les combats, des phases d’explorations s’entremêlent pour nous permettre d’avancer dans le monde de Quantum break. Ces phases nous permettent aussi d’utiliser certains de nos pouvoirs, il vous faudra donc par exemple ralentir le temps pour être en mesure de passer sur une corniche avant que celle-ci ne s’effondre. Bien sûr, pour le savoir, il vous aura fallu l’essayer, échouer et rembobiner le temps pour reconstruire cette corniche avant son effondrement.

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Le jeu se divise toujours en trois. La première partie nous fait suivre Jack Joyce dans des combats furieux décrit auparavant. Par la suite, une séquence appeler Jonction vient nous faire voir la vision différente de Paul Serene, en l’incarnant lui-même. Ces séquences nous offrent toujours deux choix différents et notre décision viendra influencer le reste de notre partie en enlevant quelques détails ici et là et en changeant plusieurs dialogues. Mais avant de choisir, Paul nous décrira exactement les conséquences de notre choix. Ferons-nous éliminer les manifestants ou bien si nous les utiliserons pour influencer les médias? Ce choix viendra changer le cours du temps, ce fameux temps qu’il faut réparer.

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Suivra un épisode de série télé, oui une vraie série, avec de vrais acteurs, avec un budget d’une série à la Netflix. Plusieurs acteurs connus y jouent d’ailleurs un rôle, ce qui vient faire bondir la qualité du produit d’un bond spectaculaire. Achetez-vous du popcorn en même temps que vous ferez l’achat de Quantum Break car ces 4 épisodes (influencé par les choix de Paul Serene) vous tiendront probablement autant en haleine que moi. Et de plus, ces épisodes suivent l’histoire de Quantum Break d’un troisième point de vue, ce qui vient compléter à merveille l’univers et l’histoire du jeu en nous proposants de suivre des protagonistes différents de Jack Joyce mais qui nous explique clairement ce qui arrive.

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L’une des forces de Remedy et que l’on a pu voir dans Alan Wake est certainement l’attention aux détails narratif, à la profondeur des personnages et de l’histoire. Quantum Break vient surpasser sans contredit son prédécesseur dans ce domaine en offrant une panoplie d’éléments à trouver. Ceux-ci viennent ajouter à la profondeur des personnages en expliquant souvent leurs motivations dans des échanges de courriels, ou simplement ajouter des explications sur le passé d’un personnages X ou sur ce qui s’est réellement passé lors d’un événement en particulier. Tout ceci nous permet d’être réellement attaché aux destins de nos personnages, à l’avenir du temps qu’il faut sauver et aux choix que nous aurons à faire. Pour nous aider à trouver ces centaines d’éléments qui se cachent dans des courriels, des enregistrements vocaux, des dessins et même des enregistrements vidéo, Jack pourra utiliser la vision temporelle, qui lui permettra de colorer les éléments à ne pas manquer. Même si chercher et récupérer ces éléments n’est pas essentiel, je vous recommande très, mais très fortement de les trouver et d’en prendre connaissance car sinon, vous passerez à côté de la profondeur du jeu que Remedy veut vous faire découvrir.

Graphiquement, le jeu est sublime, démontrant également pourquoi il fût probablement repoussé. Les détails sont partout dans l’environnement, celui-ci est divertissant et change constamment, ne vous laissant pas toujours dans les mêmes décors. La trame sonore rappelle le style d’Alan Wake avec une chanson différente à la fin de chacun des actes de Jack Joyce. Trame sonore qui finira probablement dans ma bibliothèque Itunes lorsqu’elle sera disponible.

Remedy nous a non seulement concocté un excellent jeu mais également une excellente série télé directement intégré dans le jeu, une innovation majeure qui fera certainement des petits auprès des autres concepteurs. Un jeu prenant, auquel j’avais sans cesse hâte de revenir pour connaître la suite de l’histoire, pour m’amuser avec mes pouvoirs du temps et pour savoir si j’allais sauver le monde. Remedy nous prouvent que rien ne sert de courir, il faut arriver à point. Un jeu qui a pris plus de 4 ans à faire avec leur petite équipe mais qui vient sans l’ombre d’un doute me faire crier haut et fort : Mission accomplie.

9/10

@jackgerms

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Un commentaire sur “(Test FG – Jeux vidéo) Quantum Break

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