(Test FG – Jeux vidéo) Epistory – Typing Chronicles

 
Avec les trois quarts des jeux sur Steam qui sont des simulateurs de survie en bêta et le VR qui ne lève pas du tout, on est à se demander où sont les jeux qui sortent des sentiers battus. Epistory – Typing Chronicles, un jeu qui se place dans une niche très particulière, celle des jeux de dactylographie pourrait vous surprendre.

epistory 1

Il est parfois une bonne idée de ne pas enlever les branches qui vous bloque le passage, puisqu’elles bloquent aussi vos ennemis.

Epistory c’est un monde littéraire que l’on découvre en dirigeant une jeune fille et son renard à trois queues (Tails?) au travers un superbe monde en papier qui se déploie devant nous avec chaque réussite. La seule mécanique traditionnelle consiste à déplacer la fillette et son renard sur la carte, tout le reste, incluant les menus doit être tapé lettre par lettre. C’est une belle occasion pour les joueurs PC de se réjouir, car l’argument que le clavier est meilleur que la manette va se réaliser alors que vous allez avoir besoin de 26 touches pour découvrir tout le monde d’Epistory.

epistory 2

L’histoire s’écrit au fur et à mesure que vous avancez et reste imprimé au sol, ce qui permet de revisiter certains passages.

Basé sur le principe que la plume est plus forte que l’épée, le but du jeu est assez simple; déplacer le duo au travers le monde en papier et activer des artéfacts afin de trouver de nouvelles régions et de pouvoir faire progresser l’histoire. On va régler dès le départ que l’histoire ne vous tiendra pas sur le bout de votre siège. En fait c’est plutôt un récit de poésie qui se dévoile au fur et à mesure que l’on va vaincre tous les insectes et autres bêtes qui ont envahi le merveilleux monde d’Epistory. L’histoire c’est plutôt vous qui aurez l’impression de la taper au fur et à mesure. Chaque passage bloqué nécessite que vous entriez le bon mot, afin de faire partir en fumée les ronces qui vous empêchent de passer. Même chose avec certains mécanismes qui demandent de bien positionner votre renard en vue de chaque objet afin de taper tous les mots dans un certain délai. Les choses se corsent avec les ennemis, car une fois que vous activer le mode clavier, impossible de vous déplacer, vous serez coincé sur place à moins d’en sortir et mettre fin à une série d’attaque et de combos. Il vous faudra donc taper rapidement les mots qui apparaissent au-dessus des bestioles. Évidemment si le jeu se limitait à cela se serait un peu simple, heureusement il y a d’autres pouvoirs à découvrir et des séquences à décrypter afin d’atteindre de nouvelle région ou débloquer des trésors, des dessins, du contenu, etc. Epistory se veut un genre de RPG et pour le plus grand bonheur de ceux qui sont nuls au clavier il est possible de mettre des points dans des habiletés qui vous laisseront respirer entre les mots (je suggère fortement de tout mettre dans le pouvoir de feu si vous êtes pourri comme je le suis). Certains ennemis et endroits nécessitent des pouvoirs différents (ex. : glace) et votre quête vous demandera de les découvrir afin d’assurer la progression.

Epistory 3

Le monde d’Epistory se déploie devant vous comme un livre.

J’ai parlé en introduction du genre « Typing Game », un genre qui se fait rarement doter d’une production aussi élaborer, on est habituellement obligé de pratique notre doigté sur des versions Flash de Space Invader, Tetris ou Pacman. Le style est donc peuplé de version modifiée de jeux connus, un des plus célèbres étant « The Typing of the Dead : Overkill » basé sur le Rail-Shooter du même nom. Epistory lui créer sa propre histoire, mais retient de Overkill la frénésie. Son esthétique de papier et d’origami pourrait être cousine avec Tearaway (PS Vita-PS4).  Cette mécanique de jeu est parfaite pour les gens qui veulent jouer au travail, car le son de quelqu’un qui tape furieusement sur son clavier devrait éloigner le patron pendant quelques heures. Par contre pour les gens comme moi qui ont enfin décidé d’apprendre le doigté c’est une expérience difficile. Je ne vous suggère pas le jeu si vous êtes encore en bas de 20 mots/minute, à moins que votre technique apprise sur le tas (comme moi) vous permette de taper 35 mots/minutes. Il y a plusieurs difficultés, incluant une fonction qui permet de moduler la difficulté selon votre « talent » un genre d’intelligence artificielle pour les nuls – moi encore – qui ont beaucoup de difficulté en mode facile. Les rencontres occasionnelles avec les insectes sur la carte ne sont là que pour garder vos doigts chauds, le vrai défi arrive à la fin d’une section lorsque vous devrez mitrailler votre clavier pour survivre à plusieurs vagues d’ennemis. Si certains sont relativement faciles avec 3 ou 4 lettres, d’autres sont plutôt sournois avec une série d’une seule lettre, mais qui se succède à la vitesse du son. Et bien sûr il y a ici et là des mots interminables qui feront dégouliner la sueur de votre front jusqu’à la pointe de vos doigts. La plupart des mots qui active les torches arbres et autres éléments non combattants du jeu sont souvent des termes reliés aux objets eux-mêmes tels Arbre, Chêne, Bois, etc.

Epistory 4

Pas de répit pour votre clavier, même dans les menus.

Si je cherchais une motivation pour apprendre le doigté, je dois vous dire qu’Epistory me l’a donné. Même si je suis loin de pouvoir jouer sans regarder le clavier, je sais que lorsque je serai capable de trucider mes ennemis avec mes mots j’aurai atteint mon objectif. Un excellent et superbe jeu qui devrait plaire à tous ceux qui cherchent autre chose, et ceux qui cherchent un défi.

Epistory – Typing Chronicles sur Steam (PC, Mac, Linux)

Site Officiel

Points forts :

  • Jouabilité assez unique qui pousse le concept du clavier jusque dans les menus.
  • Graphisme et direction artistique superbe qui peuvent rouler sur des PC moins costauds sans perdre son charme.
  • Musique d’ambiance qui change et se s’adapte à la situation.
  • Plusieurs langues (et disposition clavier) disponibles.

Points faibles :

  • Options graphiques limitées.
  • Pas possible de faire deux sauvegardes différentes pour ceux qui aimeraient jouer en deux langues.
  • Un mode ULTRA FACILE serait apprécié (par moi en tout cas).
  • Mélange entre un jeu ouvert et linéaire qui fait que l’on est un peu perdu parfois.

Eric Chamberland

Twitter @chambee

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