(Aperçu FG – Jeux vidéo) Salt and Sanctuary (PC)

 
Dark Souls n’a pas réellement créé un genre mais beaucoup de titres suivant le lancement du produit du studio de FromSoftware se sont inspirés des mécaniques et systèmes. Salt and Sanctuary est peut-être le candidat le plus sérieux à la succession à la série Souls selon les amateurs. Mais qu’est-ce que Salt and Sanctuary? À vous de lire cet aperçu.

Ceci est un aperçu du jeu Salt and Sanctuary. Ceci est une opinion générale du titre avant complétion s’il y a lieu.

Salt and Sanctuary nous vient de Ska Studios, un studio très petit soit deux personnes certainement passionnées qui ont probablement compris la base de Dark Souls. Selon les dires, leur vision était effectivement de recréer un jeu à la FromSoftware. Dark Souls/Bloodborne va plus loin que la difficulté généralement corsée. Le jeu impose un système de combat basé sur les connaissances et réflexes du joueur. Est-ce que Salt and Sanctuary réussit à répondre à l’appel? En ce sens, je me dois dire que c’est le cas à 100%.

Salt and Sanctuary commence avec la création d’un personnage basé sur quelques classes. Si certains choix traditionnels sont là comme le Chevalier, le Paladin, le Voleur et le Mage, on peut aussi faire un Chef. Oui, un Chef. Cela est étrange et je suis certain que le joueur qui crée un Chef va l’appeler Vézina ou Ramsay. Peut-être plus Ramsay dû aux jurons que vous prononcerez à force de jouer puisque c’est un jeu extrêmement difficile à la base. Si vous avez une bonne palette, vous allez voir les qualités sans même y toucher. Mais considérons ceci: je n’ai JAMAIS joué à Dark Souls et la principale raison du pourquoi je voulais jouer à ce jeu était la perspective du jeu.

Salt and Sanctuary est un jeu d’action-aventure en 2D avec éléments de jeux de rôle et plateforme. Je ne peux être plus objectif pour définir ce jeu sous sa base et continuant sur cette objectivité, je vois en ce jeu un compromis pour ceux qui n’ont pas le PC pour faire fonctionner Dark Souls au maximum ou selon les standards requis soit 60 images/seconde minimum. Après un combat infructueux contre un kraken, vous vous réveillez sur une plage et vous explorez les contrôles. Vous trouverez, par hasard, des bouteilles à force de jouer. Vous explorez un monde divisé en plusieurs secteurs et le level design a de quoi rappeler Castlevania et ce n’est pas une faiblesse mais bien une force car je sens l’influence médiévale et gothique sans oublier les quelques pièges truffés ici et là. La présentation est superbe grâce à ces designs faits à la main. Ska Studios a du talent pour ça. En termes de mécanique, c’est toujours là que ça se décide.

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Cette image à elle-seule vous donnera goût d’y jeter un oeil. Le voir en mouvement est autre chose.

Salt and Sanctuary impose un système de stamina soit une barre d’endurance pour chaque action effectuée soit les combos d’armes, bloquer, esquiver et sauter. Oui, on peut sauter d’où l’élément de plateforme. En fait, certains boss exigent que vous puissiez sauter. Avec la possibilité de configurer les contrôles sur votre clavier ou votre manette à votre façon, vous n’avez aucune excuse pour avoir des problèmes et dire que ce n’est pas intuitif. Donner cette liberté au joueur est excellent. Bien sûr, vos mouvements sont déterminés selon les armes et votre armure ce qui joue un grand rôle dans les contrôles et le délai dans les attaques. Bien sûr, on a accès à des endroits spécifiques pour restaurer notre vie et sauvegarder.

Salt and Sanctuary propose un système où on monte de niveau en retournant à un sanctuaire et en sélectionnant cette option tout en investissant une quantité de sel. Le sel est l’équivalent des âmes (souls) dans les jeux de FromSoftware pour vos ressources afin d’améliorer vos armes et procéder à la transmutation. Le truc qui m’a le plus impressionné en voyant les images et les mécaniques, c’est la possibilité de transformer les armes en ayant assez de matériaux. Les armes varient soit des faux (reapers), des épées, haches, masses, etc. Les designs des armes soit la présentation de ces armes est magnifique. En montant de niveau, on obtient une sorte de crystal noir qu’on peut investir dans un arbre de compétence qui est très similaire à Path of Exile dû à sa complexité. Cependant, c’est là que vous pourrez passer d’une force à l’autre et même débloquer l’accès à l’usage d’armes plus fortes tout en augmentant les capacités que vous possédez. Bien sûr, comme dans Dark Souls, si on meurt… on perd la quantité de sel en stock. Si on ne tue pas l’ennemi qui nous l’a pris, on perd ce sel en permanence et si on ne fait pas assez de dégâts contre le boss pour reprendre le sel perdu, celui-ci est perdu en permanence également. Le jeu offre un système pour parer les attaques et ainsi achever l’ennemi au sol et le tout est décrit qu’en lisant les bouteilles. C’est à vous de figurer les mouvements et à prendre des notes.

Si ce jeu peut être fini rapidement par des experts du genre, cela peut prendre un temps fou pour d’autres et comme il me serait presque impossible de vous amener une critique complète avant de bonnes semaines, j’ai décidé de vous offrir mes impressions générales. J’adore le système utilisé pour monter de niveau ainsi que la perspective 2D. En fait, j’ai toujours aimé les jeux 2D… ceux qui sont bien faits et avoir un Dark Souls 2D est quelque chose que je peux apprécier à 100%. Cependant, je ne crois pas avoir le talent nécessaire pour explorer toutes les classes mais je ne peux nier le fun que j’ai eu à explorer le jeu durant les 10 premières heures de test. Pour 20$, on a une alternative intéressante à Dark Souls et on sent que l’influence était délibérée. Le jeu est fun en ce sens et se présente comme un sérieux candidat au jeu « indépendant » de l’année ne serait-ce que par son design, sa difficulté, sa présentation et l’optimisation sur PC mais permettez-moi d’être négatif, enfin, ou d’être un peu cynique.

La première faiblesse du jeu que je pourrais nommer est celle-ci et permettez-moi de le dire avec la même frustration que Gordon Ramsay: « where’s the bloody map button, you donkey! » Ouais, il n’y a pas de carte dans ce jeu 2D qui s’inspire de Castlevania (ou dans un sens Metroid) et le fait qu’on peut se téléporter d’un sanctuaire à l’autre fait en sorte que le jeu peut être une poire à ce moment. C’est bien beau explorer mais voilà la deuxième faiblesse: l’idée d’avoir des dommages de chute (falling damage) dans un jeu 2D est quelque chose que je ne peux supporter depuis 1998 quand j’ai joué à Tintin: Le Temple du Soleil soit un jeu de merde d’Infogrames! Tous les bons jeux 2D ne font pas cette erreur de mettre du falling damage dans un plateformer 2D… La preuve, Bubsy a fait ça!

Salt and Sanctuary est, au moment d’écrire ces lignes, disponible sur la PS4 et PC. Le jeu arrive sous peu sur Steam mais nous n’avons pas de date pour une version Xbox One ou Wii U si cela est confirmé.

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