(Test FG – Jeux vidéo) Layers Of Fear

 
L’année 2014 a été marquée par la sortie d’une démo qui au départ semblait anodine, mais qui au final allait révolutionner le genre de jeu d’épouvante, d’horreur, de peur: P.T. était née d’une collaboration entre Hideo Kojima et Guillermo Del Toro. Depuis, ce modèle sans avoir été copié, s’est vu grandement inspiré par d’autres comme la démo de Resident Evil 7 et surtout Layers Of Fear. Jeu dont je m’apprête à sortir de ce cauchemar pour vous en faire la critique. La peinture n’aura jamais été aussi horrifique.

D’entrée de jeu, je me dois de démystifier le phénomène Layers Of Fear. D’emblée, il ne faut pas mélanger un jeu proprement dit et une expérience vidéoludique. Dans le cas qui nous intéresse, ça n’a rien à voir avec un jeu, mais s’avère être toute une expérience qui se doit d’être vécue au moins une fois.

Bon ça c’est fait, alors de quoi retourne ce lugubre scénario? Dans Layers Of Fear, vous campez le rôle d’un peintre déchu ayant sombré dans l’alcool après une carrière fructueuse qui doit retourner dans son manoir y terminer sa dernière oeuvre restée inachevée. Tôt, on s’aperçoit qu’une folie le hante. D’abord, sa femme semble être disparue, idem pour sa jeune fille et il semble souffrir d’une rage sans cesse constante envers les rats. Vous croyez que c’est tout ce qui vous attend, détrompez-vous ce n’est même pas un centième de ce que vous vivrez une fois à l’intérieur du manoir. Par contre, tous ces phénomènes dont vous serez témoin, sont-ils réels ou sortent de votre subconscient. Rien n’est moins sûr.

(Test FG - Jeux vidéo) Layers Of Fear #2

Certes chez Bloober Team, on a laissé quelques pistes et des éléments dans le but de reconstituer le fil des événements, mais les développeurs ont laissé également planer un grand doute qui fera place à de l’hésitation et de l’interprétation. Peut-être aurons-nous toutes les réponses lors du contenu téléchargeable à venir en août prochain. Avec une durée de vie tournant autour de 5 à 7 heures, si vous décidez de tout fouiller, sachez que le titre renferme une belle rejouabilité avec 3 fins différentes et il vous sera impossible de tout trouver en une fois. De plus, si vous repartez en quête du savoir, pensez à changer vos choix ou changer de route, seulement un couloir ou un événement peut tout changer. Par exemple, la femme spectre… don’t look back, c’est tout, à vous de découvrir le pourquoi de cette phrase. Vous pourrez recommencer le chapitre que vous viendrez de terminer.

Côté mécaniques de jeu, il faut bien comprendre avant d’entreprendre votre aventure qu’il ne s’agit pas d’un jeu régulier. Vous devrez avancer, ouvrir des centaines de portes, des tiroirs, d’admirez des dizaines de peintures et réussir quelques puzzles. Pour ces derniers, la réponse se trouve très souvent dans la même pièce. Autre petit truc, vers la fin, vous apercevrez une table Ouija, pensez à y inscrire des mots ayant rapport au jeu, vous serez surpris des résultats.

Les interactions s’arrêtent là malheureusement. Par contre, j’ai bien aimé l’idée d’ouvrir une porte ou un tiroir en saisissant la poignée et en tirant ou poussant. Ça rajoute à l’immersion du titre. On se sent plus dans l’action, comme si c’est nous qui posions les gestes. De grâce, je le sais que ça peut paraître long, mais fouillez dans chaque racoin, ouvrez tout ce qui peut être ouvert, vous serez récompensé. Ayez en tête que c’est une expérience qui se savoure lentement. Ce n’est pas une course dans le but de terminer en un temps éclair.

(Test FG - Jeux vidéo) Layers Of Fear #3

Le jeu se déroule entièrement à la première personne, aspect qui vous fera sentir comme si vous étiez le personnage principal. L’aventure se vit sous six chapitres qui deviendront de plus en plus bizarres et qui démontreront le haut degré de folie du peintre. Les deux derniers chapitres sont… je ne sais comment les décrire. Les premiers chapitres n’arrivent pas à la cheville du cinquième et sixième. Pour ma part, c’était du jamais vu. Les pièces changent de côté et de forme, les interactions avec une certaine force occulte se font plus présentes, vous serez gâté. Très souvent, vous entrerez dans une pièce et alors de vous retournez, la pièce aura totalement changée. De quoi créer une grande désorientation.

Le graphisme pour ce type de jeu fait son travail. Certes, le jeu n’est pas parfait, du brun il y en a longtemps. De quoi rendre fier UPS. Les développeurs ont préféré miser sur l’ambiance qu’un graphisme à toute épreuve. À part quelques ralentissements et à l’occasion une caméra pas toujours coopératrice, le tout se déroule sans heurts. Les effets de lumières sont bien rendus et les décors… les développeurs ont pété un câble. Tout y passe et l’effet de surprise est total. Bref, une direction artistique impressionnante.

Le jeu est offert en version anglaise avec sous-titres en français. Par contre, tout ce qui est écrit dans le jeu est traduit de belle façon. Même les images trouvées avec un texte en anglais, lors de retourner ces dernières sont traduites. Merci aux développeurs. Les pièces musicales sont un délice, surtout celle dans notre atelier. D’ailleurs, après chaque chapitre, vous repartirez de cet endroit. Dernier point et c’est le plus magistral, l’ambiance! Que de plaisir pour les oreilles, des bruits de pas, des enfants qui pleurent, des voix de l’au-delà. Parfois, ces voix vous glaceront le sang. Difficile de faire mieux! Poussé le son de votre cinéma-maison à fond, fermez les rideaux et plongez vous dans la pénombre. Par la suite, bonne chance…

(Test FG - Jeux vidéo) Layers Of Fear #4

Au final, à un coût de 19.99$, je ne peux que le recommander. Vous vivrez une grande expérience. Un riche successeur à P.T. On verra bien ce que réserve la démo de Resident Evil 7. Vivement le mois d’août pour retourner dans cette belle folie.

Cote FG: 8.5/10

Points positifs:

  • Une folie maîtrisée avec horreur
  • Une mise en scène efficace
  • Difficile de faire mieux côté ambiance
  • Une grande expérience d’épouvante
  • Une durée de vie surprenante (rejouabilité)
  • Plusieurs items à découvrir

Points négatifs:

  • Quelques petits problèmes de caméra
  • Les mouvements sont quelque peu rigides

Fiche technique:

  • Développé et publié par Bloober Team
  • Expérience psychologique d’horreur
  • Mode solo seulement
  • Disponible sur Mac, PC, PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One)
  • Offert en anglais avec sous-titres français
  • Contenu téléchargeable à venir (août)
  • Site officiel: http://www.layersoffear.com/main.html

Publicités

Un commentaire sur “(Test FG – Jeux vidéo) Layers Of Fear

  1. Pingback: Layers Of Fear annoncé sur Nintendo Switch | Facteur Geek

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s