Connaissez-vous la franchise Paper Mario? Si vous avez répondu oui, vous avez certainement remarqué que depuis son premier jour de naissance, elle a grandement évolué et même changé de style. Passant d’un jeu de rôle initialement à un style plus jeu d’aventure, ça n’a pas plus à plusieurs dont moi. Cependant, je me suis habitué à la nouvelle formule et j’aime bien maintenant. Avec un nouvel opus sorti récemment, qu’est-ce que l’on retrouve dans Paper Mario: Color Splash? Très peu de nouveauté et d’originalité malheureusement.

Le scénario n’est certes pas le point fort du jeu. Venant de recevoir un Toad dénué de couleur arborant une bizarre d’étampe derrière sa tête, Mario et ses amis ne savant pas comment réagir face à cet étrange personnage, décident d’entreprendre un voyage vers l’Île Prisma, une contrée réputée pour ses couleurs vives et éclatantes. Une fois arrivé à destination, les comparses constatent que l’Île est envahie de taches blanches où on l’y aperçoit une perte importante des couleurs. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, il n’y a pas que les couleurs qui semblent avoir disparues, les grandes étoiles dans lesquelles sont créées les couleurs, ont disparu également. Votre mission? Retrouver les étoiles de peinture et ainsi découvrir qui se cache derrière ces disparitions.
Les développeurs semblent manquer d’idée. Mario repart sauver la princ… euh non le monde. Mario a hautement de l’expérience dans ce domaine, habitué à sauver sa belle princesse depuis trente ans ainsi que son royaume, maintenant il doit redonner des couleurs à son univers. Un vrai Indiana Jones bricoleur.
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Malgré le contexte sérieux, vous n’aurez d’autres choix que d’esquisser à l’occasion quelques sourires, les développeurs ayant inclus plusieurs lignes de dialogues empreintes d’humour. Malheureusement, les développeurs ne semblent pas écouter les doléances des joueurs quant au style que la franchise doit emprunter. Voulant un jeu de rôle doublé d’un jeu d’aventure, c’est plutôt un jeu d’aventure doublé de quelques éléments de jeu de rôle qui nous soit offert. Le prendre comme il doit être pris ne signifie pas que ce soit un mauvais jeu, mais ça aurait pu être un meilleur produit.
Il vous prendra environ entre 30 à 40 heures pour voir le dénouement final de la campagne. Le jeu se divise en différents niveaux dans lesquels vous devrez repasser. Le but étant de récupérer des étoiles de peinture pour ainsi quitter ces niveaux et être transposé sur la carte du monde. Certaines parties de niveaux ou objectifs seront accessibles qu’après avoir accompli une mission ou acquis un item demandé au travers les différents niveaux. Tout ça fera avancer votre quête.
Les différents niveaux sont truffés de puzzles mettant de l’avant l’univers de papier du jeu. D’ailleurs plusieurs éléments sont inspirés grandement d’un monde de papier et de carton. Comme l’eau ne fait pas bon ménage avec le carton, etc. Souvent, les différents jeux de Mario s’inspirent de certaines moutures du passé et Color Splash en fait partie. Si vous avez aimé Sticker Star, vous remarquerez que certains éléments reviennent dans ce nouvel opus.
Par contre, le gros du jeu prend place avec les divers éléments reliés à la peinture. À l’instar d’un Epic Mickey, très tôt, vous découvrirez les pouvoirs de la peinture. Là où ça change, c’est que cette peinture pourra s’appliquer sur certaines surfaces, mais aussi sur des personnages dénués de couleur, et tout ça avec un… pinceau? Non, avec votre marteau. Bien oui, ça se peut peinturer avec un marteau. Par contre, planter des clous avec un pinceau… pas certain. Le procédé est très simple, il vous faudra donner des coups avec votre marteau et ainsi les éléments visés reprendront de la couleur instantanément. Le tout vous permettra de compléter le jeu, mais aussi de cumuler de l’argent et des cartes de combat. Comme Betonel n’est pas commanditaire du jeu, votre stock de peinture est limité. Les couleurs aussi, vous n’aurez à votre disposition que trois couleurs soit: bleu, jaune et rouge. Par contre, il existe un truc pour obtenir plus de quantité de peinture. En battant les ennemis, ces derniers vous permettront d’obtenir des petits marteaux qui en grosse quantité, améliorent votre stock de peinture. Cependant n’ayez crainte, il arrivera à l’occasion de vider un des trois réservoirs de peinture, mais sachez que vous pourrez trouver des bulles de peinture partout dans le jeu. Jamais vous ne serez pris au dépourvu.
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Outre ça, vous y trouverez tout comme dans Sticker Star, un Musée dans lequel se trouve des pièces musicales, des sons du jeu, des images, etc. qui furent au préalable déverrouillés. J’avoue que cette formule adoptée par Nintendo dans plusieurs de ses jeux, c’est à dire de faire comme dans ce cas-ci, tout peinturer pour avoir quelques bonus à la clé est désuète. J’aimerais que les développeurs trouvent autre chose, parce que c’est dépassé et ça ne représente pas des belles récompenses pour la somme de temps investi.
C’est ici qu’embarquent les éléments d’un jeu de rôle, en tout cas pour les combats. Le tout s’effectue à partir de cartes de combat qui peuvent être récoltées via un achat, l’exploration, etc. Pensez d’avoir le plus de cartes diverses possible pour parer toute éventualité. On vous offre deux types de carte: la colorée et la sans couleur à laquelle peut s’ajouter de la couleur puisée dans votre stock. De plus, vous apprendrez de nouvelles techniques qui feront évoluer vos stratégies d’attaque ou de défense. Si vos cartes dans votre deck ne vous plaisent pas, vous pourrez en acquérir d’autres via de l’argent. Ça paraît bien comme ça, mais le système devient rapidement redondant et répétitif.
Ce n’est malheureusement pas le seul problème avec ce système. Là où ça devient carrément plate, c’est les combats avec les Boss. Pour vaincre un Boss, vous devrez utiliser des cartes d’objets réels. Par contre, vous n’avez aucun indice de quelle carte utilisée. Ce qui fait que soit vous choisissez une carte et vaincrez un Boss trop facilement ou vous sélectionnerez une mauvaise carte et là, le Boss devant vous deviendra invincible. Un débalancement qui aurait pu être très facilement évité.
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Le graphisme sans être impressionnant, continue dans la tradition de Nintendo: des couleurs vives, des décors quelque peu enfantins et une bonne dose papier et carton. Les plus jeunes comme les plus vieux aimeront le produit offert. Le jeu est disponible en anglais et français.
Au final, les développeurs ont choisi la tangente de ne pas écouter les doléances des fans et de continuer dans l’optique du jeu d’aventure que du jeu de rôle… c’est bien dommage. Il faudrait peut-être mettre la franchise en dormance question de retourner faire ses devoirs. Tout de même, le titre renferme de belles choses pour en faire son acquisition.
Cote FG: 7.5/10
Points positifs:

  • L’univers de Mario toujours enchanteur.
  • Une durée de vie conséquente.
  • Grand facteur d’exploration.
  • Le système de peinture.
  • L’humour présent.

Points négatifs:

  • Le système de combat redondant et répétitif.
  • Les combats contre les boss mal balancés.
  • Un Musée pauvre en récompenses.

Fiche technique:

  • Développé par Intelligent Systems.
  • Publié par Nintendo.
  • Jeu de d’action/aventure.
  • Exclusif à la Nintendo Wii U.
  • Mode solo seulement.
  • Site officiel: http://papermario.nintendo.com/fr/