(Test FG – Cinéma/Films) Lego Batman: Le Film

 
Comment peut-on faire un film de superhéros amusant? C’est simple: il faut s’assumer. De plus en plus, nos films sont sérieux et ne servent qu’à être des aperçus pour des films à venir et ainsi de suite.

Le film fut visionné en anglais.
LEGO Batman: Le Film est un film d’animation mettant en vedette Will Arnett, Ralph Fiennes, Michael Cera, Rosario Dawson et Zach Galifianakis dans les rôles respectifs de Bruce Wayne/Batman, Alfred Pennyworth, Richard Grayson/Robin, Barbara Gordon/Batgirl et le Joker. Notons la participation de Billy Dee Williams en tant qu’Harvey Dent/Two-Face alors que c’est la première fois depuis le film Batman en 1989 qu’il incarne le procureur déchu de Gotham City. Par ailleurs, la mini-figurine LEGO d’Harvey Dent pour le film est basée sur l’apparence de notre bon vieux Lando Calrissian.
Le film fut produit par la même équipe que celle qui nous a offert LEGO: Le film en 2014 soit Phil Lord et Christopher Miller mais le projet fut réalisé par Chris McKay qui a collaboré au film original LEGO. La critique du premier long-métrage LEGO est d’ailleurs en ligne signée Dovahkhyn. Il s’agit bien entendu d’un film d’animation généré par ordinateur basé sur le produit que fut Batman à travers les années ainsi que les produits LEGO. Le film ne peut s’empêcher de faire quelques placements de produit (Apple) ou… Siri.
Le film commence avec une attaque typique du Joker sur Gotham City mais n’est pas tout seul alors que presque tous les super-vilains d’Arkham Asylum sont de la partie: Harley Quinn, Scarecrow, Mr. Freeze, Bane, Killer Croc, Penguin, Poison Ivy, Catwoman, Man-Bat et le Riddler… et un incroyable travail d’animation que je nommerai Clayface! Bien sûr, Batman arrive seul pour tous les stopper. Ce Batman par Will Arnett est le même Batman qu’on a eu dans LEGO: Le Film soit un Batman égocentrique et enfant qui n’en a que pour lui et son 9e abdomen. Ce film est une caricature de tout ce qui a été fait sur Batman en allant de ses habitudes noctures soit être un superhéros qui est obligé de faire réchauffer son propre homard pour manger dans la Batcave. Oui, c’est un Batman comme ça et j’adore. Cependant, on découvre pour la première fois depuis les films de Burton un Bruce Wayne solitaire et incapable d’admettre ses peurs.

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Ce que vous voyez sont des minifigurines (ou Big-Figs) déjà en magasin ou sur le point d’être sur les tablettes (pour l’été).

C’est d’abord et avant tout un film pour la famille ce qui veut dire que le long-métrage ne s’empêchera pas d’offrir une morale typique. Les adolescents et adultes y verront plusieurs références et anecdotes sur la franchise créée par Bill Finger et Bob Kane en passant par les premières séries télévisées tout en incluant la période Nolan ou les années mi-90 des « Bat-nipples ». À ça, on intègre un jeune Richard « Robin » Grayson qui, tout comme Bruce, est un orphelin. La raison pour laquelle Robin finit par s’amener au Manoir Wayne est drôle mais aussi significative dans le développement du personnage de Bruce.  Je m’attendais à un Robin idiot mais c’est tout le contraire: il veut prouver que, tout comme Batman, il est excellent dans ce qu’il fait même si ça pourrait être dangereux. Il y a également des références à la Justice League (Channing Tatum et Jonah Hill reprennent respectivement les rôles de Superman et Green Lantern lors d’un caméo de la Justice League) et le fait que Batman passe toujours inaperçu. Bien sûr, le film se permet une certaine liberté avec le matériel source pour l’introduction de Barbara Gordon même si l’ensemble du récit se concentre principalement sur la dite-relation entre Batman et le Joker ainsi que le reste des vilains de manière paradoxale.
Hormis quelques gags souvent utilisés (Beatbox Batman) et une fin un peu clichée que j’aurais pu faire sans, je savais que je devais mettre mon cerveau à un niveau plus ou moins sérieux en allant voir la production mais j’ai été agréablement surpris lors du 2e acte autour du Joker et ce que Batman représente réellement. Le premier acte est un véritable rêve d’enfant qui se réalisait soit un film Batman qui s’assumait, qui ne se prenait pas au sérieux mais qui savait que son audience a grandi avec le Chevalier Noir, le Justicier Masqué ou le Duo Dynamique. C’est un film qui faisait du bien, qui m’a rendu heureux d’être un fan de Batman car je sais que certains « tropes » sont utilisés dans tous les médias entourant le superhéros de DC Comics. Je ne peux rien dire sur le 3e acte.
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Michael Cera et Will Arnett nous offre un Duo Dynamique sympathique et déjanté dès l’introduction de Richard Grayson.

J’ai grandi en regardant la série animée (on voit l’écran titre de Batman: The Animated Series en LEGO, je veux une affiche comme ça!!!), Le Masque du Phantasme et les films de Tim Burton, j’ai apprécié la trilogie de Christopher Nolan (j’ai le LEGO Batmobile Tumbler lancé en août 2014, retiré des tablettes des magasins LEGO depuis janvier 2016) et les jeux par Rocksteady et j’ai vu l’évolution du produit à travers les comic books. J’ai une copie première édition de The Killing Joke (il y a une référence, bien sûr). J’ai pu éviter une bonne partie des bande-annonces ce qui fait que la majorité des blagues ont réussi à me faire rire, tout spécialement un gag concernant la Batmobile et l’importance de deux places ainsi qu’un détail plus important autour d’un code de sécurité routière.
LEGO Batman: Le Film m’a fait rire, m’a fait sourire et m’a surpris tout en me rappelant que je regardais un film LEGO avant de regarder un film de Batman bien que l’histoire perd sa place au profit de l’humour… ce qui est correct jusqu’à un certain point. Ce fut un véritable remède! N’allez pas voir ce film si vous voulez une réunion de la Justice League: c’est LEGO Batman et non LEGO Justice League. Et entendez-moi, LEGO et Warner: je ne veux pas de suite à ce long-métrage!
Verdict: À voir absolument si vous êtes un fan de Batman qui est capable de décrocher et éviter d’être « so serious ». C’est une magnifique caricature du Chevalier Noir.