(Test FG – Jeux vidéo) Monster Slayers

Il peut arriver toute sorte de choses lorsque l’on mélange plusieurs styles de jeu. Quelquefois c’est mal bâclé, mais quelquefois c’est une belle surprise. Monster Slayers, un jeu qui ne semble pas intéressant au premier coup d’œil, pourrait être votre porte d’entrée dans le monde du RPG, des rogues et des jeux de cartes.

Peu d’option de personnalisation, mais votre personnage n’a pas le temps de vivre longtemps.

Si vous êtes un maniaque de Heartstone et de Magic the Gathering, vous pouvez passer sur Monster Slayers puisque sa simplicité pourrait vous ennuyez. Si vous aimez les Rogues Like difficiles et punitifs, c’est aussi un jeu un peu trop simple. Si les RPG avec de la profondeur et beaucoup de gestion d’inventaire ne sont plus un secret pour vous, oubliez ça. Par contre, si ces genres de jeu vous intrigue, ou si vous cherchez une porte d’entrée vers le genre, Monster Slayers réussit bien à intégrer les mécaniques de base de ces trois genres.

Le monde de Monster Slayers, Les régions sont disponible de façon aléatoire à chaque fois que l’on recommence une partie.

Dans Monster Slayers on commence par sélectionner classe de personnage, rogue, archer, chevalier, barbare, clerc et Magicien. Une fois votre classe choisie, il est possible de personnaliser en changeant quelques paramètres comme le sexe, la couleur de cheveu, le nom, etc. Je vous le dis tout de suite, ne perdez pas trop de temps, et ne vous attachez pas trop à votre personnage, car il va mourir. Très vite. Il est plus simple de laisser le jeu vous générez un personnage de façon aléatoire à chaque fois que vous allez mourir. Suit une courte page de mise en situation et de sélection de bonus et pouf, vous voilà sur la carte prête à choisir le lieu de vos malheurs. Six lieux sont disponibles, Forets marécages, cavernes, etc. Le choix du lieu influence le genre de monstre que vous allez y retrouver, mais si la complexité ne repose pas tant sur les monstres que sur la maitrise et la composition de votre jeu de cartes. Pour cela, il vous faudra plusieurs vies afin de bien apprendre ce que les cartes font et accumuler des armes et armures de plus en plus fortes.

Même si une créatures semble jolie et inoffensive, elle veut vous ARRACHEZ LA TÊTE.

Chaque lieu débute avec la case d’entrée, ou on vous demande de choisir un compagnon. Le compagnon ne joue pas de carte, mais il offre un pouvoir supplémentaire (défense, attaque, restauration de la vitalité, etc.) qui peut être utilisé à tout moment durant votre tour. Seul bémol, il est assorti d’une période de régénération qui varie d’un pouvoir à l’autre. Les compagnons vous sont offerts par groupe de 2 et jamais les mêmes. Encore une fois, ne vous y attacher pas trop, vous allez avoir des choix différents après votre mort rapide. Un compagnon supplémentaire vous est offert lors de votre passage au deuxième niveau. À ce moment, votre équipe sera complète pour affronter le troisième et dernier niveau. Après le choix du partenaire, il vous revient le choix de la première case à explorer, allez-vous faire un combat ou aller voir le marchand? Chaque case visitée donne accès à d’autres et c’est ainsi que vous pourrez explorer la vingtaine de cases afin de découvrir tous les trésors, marchants, obélisque et ennemis, sans compter le Boss final.

FIGHT!

Le jeu vous offre un petit niveau tutoriel pour le premier combat, dans le but de vous familiariser avec les commandes et les règles du jeu. Avec une pile retournée, on reçoit 3 cartes (ou plus), il y a une bonne variante de cartes; attaque, défense, modifiante, magique, pénalité, enchainement, etc. Il en revient à vous de décider si vous gardez cette première main, ou si vous voulez tenter votre chance sur une autre série. Avec votre première main, vous commencer l’attaque, sauf dans quelques rares occasions ou certains monstres (toujours les mêmes), attaque en premier. Points d’action pour les cartes traditionnelles, et points de Mana pour les cartes magiques. Avec une jauge de vie, vous voilà tout équiper pour choisir (ou jetez) vos cartes afin de défaire les très mignonnes créatures qui peuplent ces bois.

Il n’a pas l’air content le monsieur.

Je ne vous ferai pas une description de chaque carte et de ses pouvoirs, mais disons que la panoplie d’attaque est contrebalancée par des défenses (poison, brulure, vole de vie, etc.) et que chaque carte magique suit la même logique. Chacune des 6 classes reçoit des cartes plus personnalisées dans son paquet de départ, il est possible d’augmenter ses chances d’avoir certaines cartes dans le menu de bonus en sélectionnant des options qui augmentent les pourcentages de retrouver certaines catégories de cartes. Pour le reste, vous devrez bâtir votre paquet en visitant les marchands, guérisseurs et autres qui vous donneront ou vendront des cartes. Il est aussi possible de les améliorer ou d’en enlever en payant un certain montant d’or. Chaque niveau atteint, donne un choix de carte ou de points à ajouter à notre personnage. Il est possible par exemple de choisir d’avoir plus de points d’action au lieu de choisir une carte. Les marchands offrent des armes, reliques, et armures qui sont nécessaires afin d’augmenter vos chances de survie. Tous vos achats, contrairement aux cartes, sont passés de génération en génération. Ce qui vous permet de commencer à nouveau avec une meilleure armure et une épée plus puissante. Ce cercle vicieux d’amélioration minime et de mort vous permet de vous rendre peu à peu un peu plus loin dans chaque niveau.

À un moment donné, l’expérience et les améliorations, font que l’on prend le dessus.

Les graphismes ne sont pas ce qui va vous garder figé devant votre écran. On a le droit à un beau dessin stylisé, mais les personnages ne sont que des pantins aux animations minimes. Les cartes ne sont pas aussi sophistiquées que celles de « Magic », mais elle offre l’information et le visuel nécessaires au choix. Le décor arrière est aussi assez répétitif, mais encore une fois, votre attention est portée sur le jeu de cartes. Parlant du jeu de cartes, il aurait été bien qu’il soit plus gros. Le jeu comprend une grande partie de l’écran qui est vide (noir), il aurait été bien que le design remplisse le bas de l’écran avec de grosses cartes. En contraste, le haut de l’écran peut devenir trop chargé, quand l’ennemi joue plus de 4 cartes. Les cartes s’empilent l’une sur l’autre, recouvrent de l’information, et les animations des personnages. Côté musique et sons, on a droit à une boucle constante de musique d’ascenseur digne d’un RPG moyen. Il n’y a pas beaucoup de différence sonore entre les cartes jouées, encore une fois, comme avec les animations, on se retrouve avec toujours la même chose. Malgré tout, ce manque de diversité audiovisuel ne rend pas le jeu monotone ou débilitant.

Toute l’histoire du jeu contenu dans un paragraphe. Efficace.

Les faiblesses de Monster Slayers peuvent en fait se résumer au fait que le jeu est très simple. Il n’y a pas beaucoup de cartes à apprendre et chaque classe de personnage est relativement contrainte d’utiliser des cartes propres à sa catégorie. Il n’y a pas de façon de mettre le jeu en pause durant les tours de l’adversaire afin de lire la description de ses cartes, apprendre un peu sur lui et préparer une stratégie. Les cartes sont jouées très rapidement, et disparaissent aussitôt son tour terminé. La stratégie de combat en devient donc une d’attaque, focalisé sur votre paquet et non sur défensive ou les cartes d’effets négatifs (debuff). Le jeu n’offre pas beaucoup au point de vue des décors et les personnages malgré un éditeur, se ressemble un peu tous. Par contre un jeu simple peut avoir ses avantages et trouver son public, il est nécessaire de se rappeler que les joueurs n’ont pas tous 30 ans d’expérience, et que tous les gouts sont dans la nature. Avec cela en tête je recommande fortement le jeu à ceux qui voudraient se lancer dans les jeux de cartes de type « Deck Building », tout en découvrant les frustrations d’un jeu rogue. De plus, le jeu a reçu au moment d’écrire ces lignes, une rustine majeure qui ajoute 6 nouvelles classes de personnage déblocable lorsque l’on complète le jeu avec un personnage. Ce qui vous permet maintenant de rejouer 12 fois afin de compléter le jeu. Dites-vous qu’afin de compléter la première classe il m’a fallu 8h.

Voici comment on navigue d’un combat à l’autre dans chaque niveau.

Conclusion, pour un jeu développer par une seule personne, Monster Slayers reste une solide expérience. Il y a de l’originalité, et ce petit je ne sais quoi qui rend le jeu très accrocheur. Un jeu qui se joue bien sur une machine peu performante ou même sur une tablette Windows. Le créateur soutient le jeu avec un bon rythme de correction, même si dans son état actuel le jeu est plus qu’acceptable. Un jeu qui ne vous fera pas perdre votre temps, même si vous y mettrez beaucoup de temps.

Le jeu est disponible sur STEAM pour 10$

Site Officiel de Nerdhook

Points forts :

  • Facile à maitriser
  • Addictif
  • Bel ensemble artistique
  • Une tonne de rejouabilité
  • Beau jeu pour apprendre le genre.

Points faibles :

  • Pas possible de bien scruter les cartes de l’ennemi.
  • Le jeu ne rééquipe pas l’inventaire par défaut.
  • Les cartes devraient être plus grandes

Eric Chamberland

Twitter @chambee

 

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